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Exécution de Ben Laden : entre justice et « vengeance », la « loi du Talion » ? 

Ben laden  Ben Laden, figure sombre de l'Islamisme djihadiste radical.
 
 Chronique de René Saens  - (Crédit photo Euronews)


Dans la nuit du 1er au 2 mai 2011, Oussama Ben Laden, chef d’Al Quaïda, est tombé au Pakistan sous les balles des commandos américains. Le Président américain, Barak Obama avait donné son feu vert à l’intervention.

En la circonstance, nous nous posons deux questions, aux antipodes l’une de l’autre.

La première : « Quelle attitude adopter face au terrorisme ? » La réponse ne souffre aucune ambiguïté : le terrorisme doit être combattu avec détermination, la faiblesse n'étant pas de mise.

La seconde est de  nature différente : « Faut-il se réjouir de la mort d’un terroriste ou se satisfaire d’une exécution sommaire préférée à toute forme de procès ? »

Il n'y a aucune difficulté à donner raison au citoyen qui demande Justice. En revanche, il est plus difficile de suivre ceux dont le premier réflexe est de crier « vengeance ». Se placer sur le même terrain que l'adversaire, en l'occurrence de l'odieux, est-ce bien l'attitude à adopter pour l'homme qui se prétend 
« civilisé » ?

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Hors situation et faits de guerre, toute mort ou exécution sans jugement est, en réalité, l’aboutissement d’un processus qui, sur le fond, est davantage assimilable à un échec qu’à un succès. En outre, la mort d’un terroriste ne signifie pas la fin du terrorisme, ni, surtout, la disparition des causes qui ont mobilisé ou embrigadé ses adeptes..

Un enchaînement implacable

Les vieux réflexes humains primitifs sont bien connus. Ils continuent à dormir sous la cendre, prêts à se rallumer sous l’effet du vent mauvais, celui qui transporte les sentiments de haine et les esprits enclins à la vengeance.


Nous vivons encore sous le joug d’une loi ancienne, en vigueur dans les sociétés primitives. Elle prend toute sa mesure dans l'expression: « dent pour dent, œil pour œil ». Il s'agit de la dénommée « loi du Talion » qui s'appuie sur un
« code d'honneur » discutable.

Malgré le temps qui passe, cette loi tarde à devenir caduque. Pour l’heure, elle donne aux extrémistes de tous poils la possibilité de faire prospérer leurs sentiments déviants. Dans son enchaînement implacable, elle pompe le suc empoisonné de la vengeance pour le lancer à l'aveugle sur une terreau propice à la faire ressurgir. Elle fait partie de ces « lois scélérates » qui, dans un contexte de surenchère emporte tantôt les uns, tantôt les autres (Il ne s'agit pas, ici, de nier les cas de légitimes défense qui doivent, faute de mieux, être contrés et arrêtés; dès lors qu'il s'agit d'agressions caractérisées et, notamment d'actes de guerre).

Peut-on parler de pertinence à combattre la loi négative dont nous parlons ici ? La seule décision courageuse qui vaille à son sujet semble consister, non pas à faire tomber un à un ses pions, mais à devoir couper un à un ses maillons ou, plus exactement, ses racines. Il est alors temps de rompre avec les enchaînements mortels.

Qui peut avoir le courage de prendre une telle décision et d'en assumer la responsabilité ?

Toute personne qui a marché suffisamment longtemps sur le chemin des souffrances vaines et injustes pour en comprendre les méandres et enchaïnements mortels. Cette personne est légitimée dans sa volonté de changer le cours des événements. C'est donc à celui qui, au but du tunnel, voit les vies à sauver ou à préserver, d'intervenir.


Retour sur événements

Le deux mai deux mille onze, l’Amérique peut dire au Monde qu'elle tient sa revanche et, pour certains, sa quasi-vengeance. Dans ce dernier cas, c'est une satisfaction que nous ne pouvons complètement partager. Il y a des victoires qui rappellent trop le goût amer du sang, Elles ravivent aussi l'image des ruines et débris jonchant le sol des lieux où se sont déroulés les attentats.

La foule est venue remercier Barak Obama, prix Nobel de la Paix, de lui avoir servi sur un plateau une forme de revanche réclamée, depuis près d'une décennie, par l’Amérique de son prédécesseur, George Bush (deux concepts s'opposent ici, celui de Justice et celui de justicier).


Il vaut mieux parler de soulagement car, en de telles circonstances, la joie pourrait paraître malsaine, sinon dérisoire. Pourtant, la nécessité de libérer les émotions ne semble pas contestable. C'est sans doute le sens des cris et clameurs de satisfaction qui sont parvenues jusqu'au grilles de la Maison Blanche.

Il nous faut faire preuve de décence et de modération dans notre appréciation. Ben Laden fait partie de l’histoire des combats des Etats-Unis. Qui pourrait contester que les gens de ce pays aient été blessès et profondément marqués dans leur chair, ce qui leur vaut notre respect.

Cela étant, le signataire a cherché dans l’Histoire, vécue ou imagée, une situation tout aussi symbolique, qui pouvait s’y rapprocher peu ou prou. Peut-être une scène, vieille de deux mille an : celle d’Hérode, roi d’Israël, offrant sur un plateau d’argent la tête d’un activiste menaçant l’ordre royal. Rien à voir ? Oui et non (nous y reviendrons). Réclamer une tête est un chose. La voir lorsqu'elle est tombée est fort différent, car cela ne marque pas pour autant le terme de l'histoire.


Le président Barak Obama a, probablemen, sacrifié le terroriste Ben Laden sur l’hôtel de sa réélection, selon un timing qui paraît réglé comme du papier à musique. Pouvait-il faire autrement ? Pour les familles de victimes, était-il possible de supporter l'interminable angoisse d'un douloureux procès ?

En l'occurence,  la victoire acquise sur le terrain extérieur est censée avoir un impact sur la politique intérieure. L'armes peut cependant être à double tranchant et peut, à l'occasion, se retourner contre celui qui l'a maniée.

Il s'agissait d'un
e figure imposée, nécessaire pour donner aux Américains un gage de la loyauté de leur président. Qui peut désormais contester le mandat donné au représentant d’une Amérique qui met un point d'honneur à rendre coup pour coup ? Voici, en ce qui concerne les premières constatations d'usage.

Cela étant, les adversaires d'Obama, tout autant que ses amis, l’ont probablement poussé sur la voie d'une justice expéditive. De notre point de vue, un homme d'Etat doit réfléchir à deux fois 
avant de s'engager dans cette voie (Sur la forme, il s'est même montré plus expéditif que Bonaparte lorsqu'il fait assasiner le Duc d'Enghien, le dernier des Condé). Pour les texans, communauté à laquelle il n'appartient pas, le style est encore plus direct : il s'inscrit dans la vieille tradition du Sud et du Far West : « WANTED ! Dead or Alive ! », mort ou vif ).

La mort de l'ennemi intime


Dans cette affaire, le Président Barak Obama a évalué les données du problème d'un point de vue essentiellement américain. L'homme d'Etat qu'il est s'est affranchi des règles du droit international et a fixé lui-même des limites qu'il a déplacé à sa guise. C'est, dans ce cas, une  responsabilité lourde, un arbitrage face aux engagements et au respect des valeurs. Il a pratiqué un acte de guerre (une guerre définie comme telle par son prédécesseur, acquispour sa part au concept des guerres de civilisation) contre un ennemi qui, lui-même, avait déclaré la guerre à l'Amérique. Tout cela reste très primaire.

Désormais que l'ennemi intime est mort, son absence crée, aussi, un vide. D'autres ne tarderont pas à le combler. L'espace qu'il occupait ne peut rester vacant bien longtemps. Les justiciers en mal d'exploits, certains bien utiles car ils jouent, aussi, leur vie, ne peuvent être mis à la retraite anticipée, une situation qui ne saurait satisfaire leur soif d'action (et encore moins, les formidables pompes du business de la Sécurité et des ventes d'armes).

Le bref espace temps où l'émotion l'emporte créé un statu-quo précaire : c'est l'arrêt sur image ou le ralenti en boucle ! Maintenant, les Américains et les Occidentaux, peuvent-ils se retrouver seuls face à leurs propres démons et turpitudes ?
La « Communauté internationale » (une nébuleuse, elle-aussi) trouvera son prochain bouc émissaire sur l'échelle graduée des anomalies - bien réelles - du Monde (Mouammar Kadhafi ou tel ou tel autre dictateur et des islamistes radicaux en nombre impressionnant). Autant de prochaines cibles potentielles.

Malgré tout, il serait dangereux de croire à la supériorité morale de quelque puissance que ce soit, l'autrorisant à disposer d'un
droit particulier pouvant s'exercer sur d'autres Etats, communautés ou personnes. Ceci pour dire que tout exercice d'un droit doit pouvoir s'effectuer sous contrôle. A ce jour, l'ONU remplit, pour une large part, ce rôle, quoiqu'insuffisant en de nombreuses circonstances. Il y a aussi les organismes issus des traités de défanse, tels que l'OTAN.

Il est légitime de défendre sa civilisation porteuse de son propre mode de vie.
Chacun peut même, légitimement, en ressentir de la fierté. Vouloir la faire connaître et la promouvoir est tout aussi légitime, mais en respectant l'art et la manière. Il y a donc des lignes blanches ou rouges à ne pas franchir. Chercher à entrer dans un jeu domination ou de pensée quasi-exclusive ne serait pas acceptable.   

Justice ou réglement de comptes ?

Dans le cas Ben Laden,: nos amis américains, avec qui nous partageons les valeurs essentielles de « Liberté » et de démocratie, ont gagné par KO la bataille qui les opposait à l' « ennemi public numéro un » de leur nation.

Cependant, en récusant un procès qui, il faut en convenir, aurait mobilisé beaucoup de moyens, ils ont jeté un voile de bonne conscience et de bon droit sur un sujet qui demeure épineux, dont ils voulaient se débarasser au plus vite (corps jeté à la mer).


Par la « force de l’exemple » ou de l'exemplarité, les Etats-Unis ont-ils contribué à rendre le monde meilleur, ainsi que nous l’entendons assez spontanément dans les premières réactions ? Ce n'est pas certain.


Pourtant, au nom des morts du « onze septembre », de leurs familles, relations et amis, il est indéniable que la Justice devait impérativement passer. Mais de quelle façon ?

Jusqu’à ce jour, il était entendu qu’un procès, suivi d’un jugement, devait avoir lieu avant toute exécution éventuelle. Une règle qui s’applique pareillement devant une Cour d’Assises ou face à un Tribunal international. Les services spéciaux américains, disposant de moyens importants, étaient-ils dans l’impossibilité de se saisir d’un Ben Laden vivant ? Cela reste à démontrer.

Même les criminels nazis, au moins ceux qui ont été pris, ont été jugés, y-compris plusieurs décennies après les faits incriminés. L'importance du nombre de personnes violentées, au motif de crime de guerre ou de crime contre l’humanité, ne pas fait pas exception à la règle. Au delà du côté dramatique des événements, c'est l'aspect pédagogique qui prévaut généralement.

Dans le cas présent, une opération militaire valant exécution sommaire semble avoir été préférée au procès qui pouvait, légitimement, être attendu. Le vieux principe : « A la guerre comme à la guerre ! » a prévalu. Il tend à vouloir légitimer toutes les raisons d’Etat, les validant par avance ou après coup. Peut-on, pour autant, s’asseoir sur les règles d’un Droit que l’on prétend, par ailleurs, défendre ?

Certes, nous ne devons, en aucune façon, faire preuve de naïveté ! Rien n’indique que le dénommé Ben Laden eut préféré la mort plutôt que d'être détenu par la principale puissance mondiale qui était à ses trousses. Aucune certitude ne peut être avancée à ce sujet.

Les Etats-Unis ont-ils fait preuve de force ou, en partie, de faiblesse ?

Certains indices tendent à donner à penser que l’opération, présentée comme un acte de bravoure traduit, en réalité, une certaine forme de faiblesse non avouée.

Sans vouloir en rien dévaloriser l’opération, il s’agit d’une victoire symbolique remportée sur un groupe de combattants d’arrière garde. L’action se situe hors du véritable temps qui fut à l’origine de la renommée macabre de son personnage principal.

Ben Laden, criminel instigateur des attentats du « onze septembre » était devenu, au moins pour le monde occidental, le symbole de la lutte contre le terrorisme islamique (avec son compagnon disparu des médias, le mollah Omar). Rappelons, s’il en était besoin, que son idéologie radicale et sectaire faisait, par définition, obstacle à toute forme de cohabitation des cultures ; à ce titre, elle devait être combattue avec une détermination sans faille.


Cependant, aucun observateur sérieux n’était plus en mesure de présenter Ben Laden comme un chef de groupe ou un organisateur véritablement opérationnel. Son image tenait davantage à la notoriété de façade dont se réclament des groupes terroristes orphelins, privés de véritable liaison technique avec lui.

Aujourd’hui, ces derniers sont, en réalité, des bandits des pistes du désert (c’est le cas notamment d'Aqmi ou Al-Quaïda au Maghreb), c’est-à-dire des traficants et kidnappeurs en quête de rançons, auxquels se mêlent quelques idéologues appartenant à des sectes égarées, errant sur les voies de l'islam radical.

Où se situe les principaux « foyers » du terrorisme international ?

Revenons, un instant, sur l’épopée meurtrière de Ben Laden et sur son environnement.

Ce n’est pas tant l’homme soutenu et mis en scène par les Américains
qui a posé problème (avec ses moudjahidines ou brigades arabes, il fut, dans les années quatre vingt, l'un des acteurs de la confrontation avec les Soviétiques sur le territoire afghan).

Son changement d’alliance a bouleversé la donne. L’homme est entré en lutte contre les Etats-Unis, menaçant directement de mort ses citoyens à partir de la première guerre du Golfe (invasion du Koweit par Saddam Hussein en 1990). Il était farouchement contre le stationnement des troupes alliées sur le territoire de l'Arabie Saoudite. Il a d'abord mis ses menaces à exécution dans les attentats contre les ambassades des Etats-Unis à Nairobi au Kénia, puis à Dar es-Salaam en Tanzanie. Il développa ses entreprises djihadistes d’ « aliéné de Dieu ».

Pour mieux comprendre les méandres de son raisonnement aux conséquences tragiques, intéressons-nous, un instant, à l’itinéraire de ses complices. Qui étaient-ils, du moins à l’origine de leur plus sinistre aventure
?

Dans l’entreprise du « onze septembre », quatre vingt quinze pour cent d’entre eux étaient des citoyens saoudiens. Ceux-ci ont été interrogés. Ils ont livrés leurs motivations. Après avoir accepté de se « repentir », certains ont regagné leur pays d’origine. A cette occasion, ils ont exprimé très clairement leurs sentiments. Ils ont relié leur enrôlement au fait d’avoir vu se prolonger, sans perspective de solution, le conflit israélo-palestinien 
. Ils indiquent en avoir ressenti une profonde injustice, ce qui les a déterminés à donner crédit à l'entreprise de Ben Laden (ce qui démontre bien que la réthorique de Ben Laden, à la fois anti-américaine et anti-israélienne, a été l'un des éléments essentiels de son recrutement terroriste)

Sous cette perception, les victimes du « onze septembre » apparaissent, pour une part, comme les « victimes collatérales » du conflit israélo-palestinien. Il est, en effet, difficilement contestable que la permanence de ce conflit 
depuis plus d'un demi-siècle constitue, sinon l'une des genèses du terrorisme international, le foyer idéal qui lui a fourni son principal carburant..

Le terrorisme, aussi dément soit-il, ne peut se développer sans prendre appui sur des références particulièrement conflictuelles, durables et récurentes. Il lui faut, soit des combats tangibles, soit une misère sociale avérée, soit les deux. Ces éléments conjugués mobilisent les adeptes de la terreur qui, en la circonstance, s'enrôlent dans un djihad qui les enflamment.


Pour ceux qui ont sérieusement étudié la question, les faits sont troublants. Si les Etats-Unis et Israël s’étaient engagés avec suffisamment de détermination dans la résolution du conflit palestinien; le cours des évènements en eut probablement été changé. La tragédie du « onze septembre » eut, peut-être, pu être conjurée. L'événement doit également être relié à d’autres drames qui se déroulent, ici où là, en Irak ou ailleurs (les « nettoyages ethniques et religieux » dont sont victimes, en particulier, les chrétiens vivant dans des pays à majorité musulmane, sont là pour en témoigner).

Ces désastreux « conflits » ont un point commun

Ils constituent, en réalité, autant de soubresauts de la néfaste « guerre des civilisations », théorisée par l'entourage d'un George W. Bush en quête de son obsessionnel « nouvel ordre mondial »., un concept paradoxalement totalitaire dans sa façon de récuser toute idée de monde multipolaire ! Il était censé apporter la prospérité fondée sur la supériorité du modèle de sur-consommation américain.

Cette même approche a, dans le même temps, donné lieu à la promotion d’une politique du pire qui a débouché, tout en la justifiant, sur une curieuse méthode de résolution des conflits : le choix quasi-exclusif de la force (l’invasion de l’Irak, sur la base de motifs non pleinement fondés - au besoin fabriqués de toutes pièces -, en a donné la plus éclairante des illustrations).

Le temps des excès de cette politique est, certes, en partie révolu, sauf dans ses conséquences qui demeurent bien présentes ! De nombreux pays continuent à en connaître les contre-coups, à la façon dont les régions sysmiques subissent, à intervalles réguliers, les répliques d’un tremblement de terre meurtrier. En résumé, durant ces années, le monde a été confronté à deux formes d'extrémisme, l'une alimentant l'autre et réciproquement.

Jugement humain pour Ben Laden ou jugement idéologique ?

Livrer Ben Laden à la Justice américaine ou internationale n’aurait fait que relancer des interrogations que d’aucuns préfèrent garder sous l’étouffoir. En outre, à la veille d’une campagne électorale, le moment ne semblait pas indiqué.

Pour satisfaire aux aspirations du plus grand nombre, il fallait donc que l’explication avancée demeure simple. Pour l’essentiel, elle se résume à l’ambivalence de la sempiternelle lutte du Bien contre le Mal avec, dans le rôle de l’acteur principal, le justicier qui finit toujours par l'emporter.

Cette lutte finale vient à point nommé, comme un motif de circonstance. Elle dispense de toute explication ou analyse approfondie.

La bataille idéologique peut, en principe, continuer, parole contre parole, slogan contre slogan.

Sans vouloir être caricatural, il est facile de dresser le tableau qui répond aux principaux clichés : d'un côté, nous avons les « bons », autrement dit les Occidentaux et les Américains qui peuvent entonner en concert le « God Bless America » et, de l’autre, les « agressifs » qui psalmodient à l’envi le « Allah akbar » (ce qui les dynamisent au risque d’annihiler leur esprit critique).

Du moins, était-ce le monde tel que de nombreux
occidentaux le percevait jusqu’à ce « printemps arabe » de 2011.

Jusqu'à ce jour en effet, chaque camp a combattu avec en ligne de mire un prétendu et illusoire « grand soir », susceptible de lui donner la victoire finale ou l’avantage décisif. Une erreur stratégique parmi d'autres ? La question est posée à celles et ceux qui acceptent d'en discuter, tant Il est vrai que certaines voies de discussion semblent bouchées.

Toutefois, on peut penser que nombreux sont celles et ceux qui, aujourd'hui, quel que soit l'endroit où ils se trouvent sur la planète, veulent vivre
« normalement » et donc, si possible, dans un contexte de paix aussi avantageux que possible. En outre, nombre de musulmans sont tout simplement fatigués de cette rhétorique de djihad qui, non seulement, a retardé leur mobilisation en faveur du développement économique, mais qui, en outre, a donné une mauvaise image de l'islam.

Islamisme, perversion politique versus élévation d'esprit ?

Et Dieu dans tout cela ?

Pour les croyants, Dieu est grand, c'est ce qu'on entend psalmodier. Peut-on imaginer un Dieu assez miséricordieux pour pardonner les outrances et les outrages des hommes qui traversent la vie en récusant toute forme de transcendance et qui se réclame pourtant de Lui ?

Restons humbles : contrairement aux prophètes, il nous paraît difficile, ici, de tenir des propos définitifs sur un sujet aussi méconnu ! Du moins n’est-il pas interdit de penser qu’un Etre supérieur, sublimé comme personne ne l’a jamais été en ce monde, puisse faire preuve d’humour. Difficile, me direz-vous ?

Il n’est plus à démontrer que les tragédies, les guerres de religion ou de civilisation ont fait boire à l’humanité un calice de fiel et de lie, rempli à ras bord.

Dans le même temps, quelques religieux, ceux-là sincères, s'évertuaient à entretenir la foi et la grandeur d’âme des bâtisseurs de cathédrales, de mosquées ou de synagogues (sans oublier les temples et monastères bouddhistes !).

Ne revenons pas sur l’histoire sans en tirer les leçons essentielles.

Peut-on aller jusqu'à admettre que certaines épreuves subies par l'humanité étaient inévitables et, peut-être même - malheureusement - nécessaires, afin de permettre à chaque camp, à chacune et à chacun, de comprendre ses erreurs, pour progresser ensuite et poursuivre à son rythme, ouvrir d'autres portes sur un autre chemin où, en ligne de mire, il est possible d'entrevoir davantage d’intelligence et de compréhension ?
 
R. Rouzioux-Saens,
Le 2 mai 2011.
 
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