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" Un
nouvel amant pour Carla ? " Latin-lover, ma compagne d'Italie. Chronique
de René Saens
Nb
- Cet texte est traité à la façon d'une mise en scène
médiatique destinée, assez souvent, à faire vendre du papier ou à
occuper l'espace plutôt qu'à informer réellement. Cette pratique
devient cependant dommageable lorsqu'elle est pratiquée, aussi, par
des magazines d'information dont le sensationnel n'est, officiellement,
pas la raison d'être.
En fin
d'article, vous découvrirez cependant un texte de nature
poétique que
l'auteur et son éditeur ont bien voulu nous offrir... un
jour de
Saint-Valentin !
Dans
notre série " Vous avez voulu voir, eh bien,
voilà !", notre reportage
vous emmène aujourd'hui à l'intérieur
même d'une Rédaction (plus
exactement dans la fournaise d'une entreprise de Presse).
L'enquête
porte sur un sujet brûlant, qui touche
même à l'intime (à
manier
donc avec précaution)
Vous allez vous retrouver,
l'espace d'un instant, au coeur et au
centre de l'action. Dans un lieu, certes, où les
amitiés sont sincères
et l'exemple vient d'en haut. Là où encore le
poids et le choix des
mots sont importants... Choisir de publier ou pas ? Un dilemme
pour chacun. Ticket choc ou ticket chic ? Jusqu'où peut-on
aller trop
loin pour... parvenir à se rattraper in-extremis ?
Réussirons-nous
à sortir indemnes de ce reportage-déballage
(où, à son tour,
l'hypocrisie est mise à l'épreuve du feu des
projecteurs) ?
Pourrons-nous, le cas
échéant (car le sujet s'y
prête davantage que vous le
pensez), y ajouter une pointe de poésie, pour oser finir
peut-être - allez savoir ? - en chanson ?
Nous vous invitons tout d'abord à prendre connaissance
du message de notre Rédacteur en chef,
René Saens :
Chers
(amis) lecteurs,
Il
est possible que vous n'en ayez pas encore
pleinement conscience, bien que cela va " finir par
se savoir
! " : la
situation de notre activité, la Presse, est... tendue
et délicate.
Pourtant,
soyez assurés que, depuis de nombreuses
années déjà, nous ne
ménageons ni nos peines ni nos réflexions. Au
nombre de
celles-ci, nous nous demandons s'il ne faudrait pas
rédiger
un code de déontologie et de bonne conduite à
l'intention de certains
de nos journalistes.
Notre situation est tendue, non pas - je le
répète - de
notre fait, mais surtout à cause de ceux qui font
l'actualité. En effet, chaque jour, nous nous posons des cas
de conscience.
Devons-nous
vous montrer cette photo scabreuse que nous gardons soit sous le coude,
soit dans notre coffre fort ? Devons-nous vous livrer telle ou
telle information croustillante dont nous avons eu connaissance ?
(parfois, grâce à vous d'ailleurs, qui nous
poussez au crime)
Tenez,
moi par exemple, dont je sais que vous tenez en haute
estime
les qualitées d'analyse et la rectitude morale, je ne cesse
de me
répéter : " Jusqu'où - ceux qui font
l'actualité - iront-ils dans
l'impudeur à se montrer ? Jusqu'à quel point de
non retour, devons-vous
avoir le courage de vous les présenter (Ndlr - sous-entendu en
train d'aussi mal agir) ? "
Amis lecteurs, Voici que vous m'avez interpelé ! J'entends
vos
récriminations. Je voudrais
être sûr
de vous avoir bien entendu et, peut-être
même, compris.
Vous
me dîtes que, jusqu'à présent,
vous
nous preniez pour des gens à peu près
fréquentables, mais maintenant,
Non. Cette fois, nous avons dépassé les bornes.
En voici la preuve :
Le
titre de cet article : " Un nouvel amant pour Carla ?"... Serait-ce une
nouvelle provocation ? Comment, en ma qualité de
Rédacteur en
chef, aurais-je
pu, par inadvertance, laisser
passer un tel titre, disons peut-être un peu trop... racoleur
?...
- Mais, Sacrebleu ! Ne
sommes-nous pas sur Internet ? Evidemment... sur
notre
version papier, c'eût été
différent !
... Zut et puis M..... !
En effet, je ne vois
pas pourquoi nous n'aurions pas le droit de nous
lâcher de
temps à
autre, d'être goujats ou grossiers puisque,
précisément, nous sommes
sur... Internet !
En
réalité, Chers amis lecteurs,
la situation est
grave et j'en ai bien conscience. Elle me
touche directement, bien que je m'en
défende ardemment.
Cependant, ne pouvant ignorer que cette
affaire
pourrait un jour se retourner contre moi, il
m'apparaît difficile,
voire peut-être
même indécent, d'avoir à m'en expliquer
personnellement.
C'est donc la
raison
pour laquelle, j'ai décidé de laisser
à mes journalistes et
collaborateurs le soin de l'aborder, tout en les laissant
entièrement libres de
leur approche (Ndlr
- Pour une fois qu'il nous y autorise - le salaud ! - On va se
gêner !)
J'ouvre donc les guillemets de ce compte-rendu que je viens
de recevoir comme un camouflet. Il fait suite à de
l'Assemblée qui a réuni les journalistes
indépendants de mon journal :
" A
l’origine de ce compte-rendu, la visite éclair de
notre Rédacteur en chef,
René Saens (Ndrl
- également Directeur du journal et ami personnel de
l'actionnaire
majoritaire ; nous croyons même qu'il partouze avec sa femme,
mais nous
n'avons pas encore eu le temps de vérifier)
Ce dernier a fait
irruption dans
nos Bureaux, pour
nous faire part de sa plus vive inquiétude. En
effet, le matin
même, une source bien informée lui a
affirmé qu'un homme (probablement
un "stagiaire-soutier" de l'information, un de ces requins aux dents
longues, commandité par un possible "vieux routier" de
l'intox) s'était
introduit
subrepticement dans les locaux pour
faire les
poubelles, ouvrir son courrier en ses lieu et place, et
prendre
connaissance de ses Sms amoureux. La raison : une potentielle
quête
d'informations personnelles à propos d'une histoire
scabreuse à laquelle il aurait
été mêlé dans un
passé proche
ou
lointain, et dont il serait la victime médiatique.
Une affaire
visant probablement à le déstabiliser.
En
guise de
réponse, Nous (les membres de la Rédaction du
magazine, après nous être
réunis en Assemblée
générale) nous nous sommes résolus
à lui donner ce
conseil
: « L’heure n’est plus à la
pudeur. Vous-aussi, fendez la cuirasse.
Révélez-vous. Tombez l’habit.
Faîtes comme Simone de Beauvoir qui n'a
pas hésité à damer le pion
à Clara Morgane, puisque Elle (Simone de
Beauvoir) a déjà fait la Une du Nouvel
Observateur.
Anticipez ! Comme elle, foutez-vous à poil, en
couverture, maintenant.
C'est le prix à payer pour
faire remonter le tirage et garder nos lecteurs en haleine ! Avec les
retouches photos, aujourd’hui, «
tout devient possible »... comme
à la SNCF ou à France
Télécom.
A moins que, solution alternative, vous vouliez bien... passer
à table et
nous raconter, par le menu, aventures et détails de cette
histoire » (Ce n'était pas du
chantage, mais
presque !)
Nous avons alors vu l’homme vaciller,
hésiter quelques instants.
Pour le
convaincre, nous avons ajouté : « Vous
savez, vous pouvez nous
faire confiance. Nous, nous sommes des hommes d’honneur. Nous
ne dirons
jamais, même sous la menace, à qui votre
poème d'amour - écrit
il y a quelques années - était
destiné…
à Cécilia
ou à Carla ! ».
... C'est
donc encore sous le choc de cette révélation
soudaine que je
referme les guillemets et la parenthèse de cette
chronique.
Ndlr–
Le poème d'amour qui va suivre, et que nous vous livrons (en
pâture), a été
écrit initialement en
italien. Voici donc
pour
le premier indice. Second indice, il a
été
composé par René
Saens
(nous vous l'affirmons, nos sources sont en béton,
mieux
qu'à TF1)
René Saens,
un ex-amant de Carla Bruni ? Les éléments
du puzzle semblent
coïncider et
s'emboîter parfaitement !
C’est
bien la
traduction de
ce mot d'amour, dûment vérifiée, que
nous vous présentons ci-après.
En complément, en fin de page, les puristes
trouveront la version
originale italienne.
Son auteur l’a également mis en musique (non
encore entendu). Reste à
Carla - plus exactement, Madame la Présidente -
à l'intégrer, un
jour, dans un prochain album ?
En
tout cas, le texte est fusionnel, comme à Venise !
Voici un
dernier mot de notre Rédacteur en Chef
(décidément, un homme qui veut toujours avoir le
dernier
mot !)
A
Mme Carla Bruni-Sarkozy : (Ndrl
- Que ne ferait-on pas pour rester dans l' orbite du pouvoir ?)
« Avec
tous nos respects pour vos nouvelles fonctions dont nous souhaitons
qu'elles vous permettront de représenter toute la
part de notre
pays - la France -, qu'il vous a été
donné de recevoir, autant que d'acquérir et de
porter en
vous. Nous y ajoutons l'expression de cette même part de
bonheur à
laquelle chacun d'entre nous à droit, pour nous permettre de
nous
en sentir collectivement redevable et responsable » (Confidence
: je m'oblige, en effet, à pratiquer au moins
une B.A. par jour) RS.
René
Saens, 14/02/2008
(Chronique
du coeur,
un
jour de Saint-Valentin)
Reproduit
avec l’aimable autorisation de l'Editeur :
La fille des brumes
(Ragazza
delle nebbie !)
(traduction du texte original
en italien)
Un
jour, je l’ai vue
Comme
dans un rêve.
Elle
semblait flotter là-bas,
Tandis
que je devais encore
marcher.
Elle
venait des brumes,
Traversait
le pont,
Pour
se promener sur le fleuve
Vers
la fontaine jaillissante.
L’amour
arrive maintenant.
Au-delà
des instants de stupeur,
Que
s’éloignent les erreurs du passé !
Mettons-y
tout notre cœur,
Au
large, monde brutal !
Soutenir son regard,
Dieu
que ce sera beau.
Elle
sera transparente,
Ma
lampe aimante.
O,
belle des brumes,
Tes
habits légers,
Jouant
mille gammes,
Soulèvent
ta dentelle.
Je
sais déjà que, dans peu de
temps,
Je
verrai ton palais,
Les
promenades terminées,
Le
cœur encor’ battant.
Belle
à faire pleurer,
Je
ne connais encore toutes
Les
promesses à accomplir.
Tu
sais, je suis sincère.
Je
te dis : Oui, " ti amo "
Si
je t’aime, c’est complètement.
Au
large, monde brutal,
Viens,
monde joyeux
Dans
la douceur de tes fourrures.
Amour
à en mourir,
Entre
la fraîcheur de tes orages
Et
la saison la plus agréable,
Je
sais ce que j’ai à découvrir.
Fille
des brumes,
Amour
à en mourir,
O,
belle de brumes,
Amour
si heureux !
-
le texte original en italien -
Ragazza
delle nebbie
Un
giorno, ti ho visto,
Mio
rapido sogno.
Sembravi volar laggiù,
Per
camminare di più.
Venivi dalle nebbie
Attraverso
il ponte,
Passegiata sul fiume
Alla
springente fonte.
Amor’ sta arrivando,
Passa ’l mio stupore.
Via scorsi errori,
Mettiamoci di tutto,
Mondo brutto al largo !
Vedere
’l suo sguardo,
Dio che sarà bello.
Li',
sarà trasparente,
Lampadina amante.
O,
bella delle nebbie
Il
tuo vestito leggero,
Giocando
mille gamme,
Solleva ’l tuo
merletto.
So
già che fra un bel po
Vedro
’l tuo palazzo,
Passeggiate finite,
Cuore
ancor’ battente.
Bella da far piangere,
Non
so ancora tutto,
Promesse da adempiare
Tu
sai, sono sincero.
Ti
dico : Si, ti amo.
Qui, ti amo del tutto,
Via
al mondo brutto,
Entra mondo felice
Dentro
’l tue pellicie !
Amore da morire,
Tra
freschi temporali
E stagion’ piacevoli,
So
che ho da scoprire.
Ragazza delle nebbie,
Amore da morire,
O bella delle nebbie,
Amor cosi felice !
Extrait
du recueil de textes : « Parfums,
Saveurs et Couleurs de Vie »,
de René Saens - EDRS Editions
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