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Charlie-Hebdo sur le fil : entre dérision, défense de la liberté d'expression et provocation salvatrice ?                    

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Charlie Hebdo Une N° spécial   Charlie Hebdo vu par Siné
La Une, N° spécial Charlie Hebdo Charlie Hebdo vu par Siné mensuel

Le numéro spécial de Charlie-Hebdo du 14 janvier 2015, tiré exceptionnellement à plus de 3 millions d’exemplaires et traduit en cinq langues, fait sa Une sur une hypothèse de pardon qui, d’une façon ou d’une autre, permettrait de tourner la page sur les événements tragiques vécus quelques jours plus tôt. (Ndlr - Evénements dont les premières implications ont été présentées dans nos colonnes, le 7 janvier 2015, jour de l')

Rappelons à cette occasion quelques interrogations : la dérision peut-elle s'arrêter aux confins du dogmatisme ou du sectarisme, qu'il soit ethnique, religieux ou idéologique ? L’humour peut-il s’appliquer à celles et ceux qui ne plaisantent pas avec les formes d'expression politiqument incorrectes ? A quel moment faut-il se libérer d'une auto-censure pesante perçue comme une lächeté ? En espérant qu'un jour, le rire rassembleur à vocation universelle pourra nous faire oublier tout cela. Il reste encore du chemin à parcourir. Regardons-y de plus près.

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Un concept inattendu, celui du pardon ?

Dans ses numéros précédents, Charlie-Hebdo soumettait religions et religieux à une sorte de banc d’essai des contradictions dogmatiques. Dans son numéro spécial, le magazine continue de prendre à témoin le prophète de l’Islam.

Aujourd’hui encore, ce dernier est invité à se prononcer sur la pertinence d’un humour payé au prix fort, ainsi que sur les tragédies engendrées par les comportements extrémistes de ses adeptes fanatisés et frappés d'obscurantisme. Il y a de quoi en pleurer, en effet !


La question est donc posée : le prophète a-t-il pardonné à Charlie Hebdo d’avoir épinglé ses « caricatures », ce qui était interdit de son vivant ?

Tout cela n’est bien entendu que conjecture ou simple supposition pour le besoin de l'exercice. Mort à Médine en 632, Mohamed est, physiquement, logé à la même enseigne que ses frères humains, même si la tradition rapporte qu’il fut enlevé au ciel par un coursier ou cheval fantastique.

Plus fondamentalement, après l’extinction de la vie, reste l’espoir de croire en la vie après la vie, c'est-à-dire dans un au-delà variable selon les croyances.
Pour les croyants, cette nouvelle vie sera, soit paradis, purgatoire, enfer ou damnation, tandis que, pour les athées, elle deviendra myriades de particules en recherche d'un éventuel nouvel assemblage.

Quels sont les autres « responsables » de la tragédie initiale ?

Par-delà le nécessaire rassemblement sur un sujet d'une gravité exceptionnelle, les politiques n'ont pas tardé à s'auto-congratuler d'avoir géré la crise, au moins dans l'expression de l'émotion ressentie par les Français et, bien au-delà, les nationalités. Cependant, en sur-communiquant en situation de crise, ont-ils été aussi efficaces qu’ils veulent bien nous le faire croire ? Beaucoup n'ont pas tardé à se mettre sur les starting-blocks de la récupération. Les Français seront-ils assez naïfs pour les croire sur ce point ?

Le point positif est à porter au crédit de Français groggys et, surtout, à la réaction salutaire qu'ils ont engendrée. Reste à s'interroger maintenant sur les carences de quarante années de politiques successives qui nous ont amenés là où nous sommes ! Les Français sont-ils disposés à pardonner ces manquements, carences, voire même trahisons ?

La réaction des Français

La réaction qui s'est faite jour tient au fait que les Français que nous sommes ont bien pris conscience de la nécessité de défendre une liberté d’expression menacée. Chacun perçoit qu’elle est étroitement liée à la grande idée de Liberté qui figure au nombre de nos valeurs républicaines fondamentales. Elle a été qualifiée d'exemplaire, au moins par ceux qui placent la liberté d'expression dans le trio de tête des valeurs à défendre.

Cela étant, la situation actuelle est faite pour êre dépassée. La gestion court-termiste des éléments est une chose. Il va maintenant falloir s'attaquer aux causes et donc, pas seulement, aux conséquences.  La question va donc bien être de sortir d'un état de confusion entretenu depuis longtemps. Nous ne devons pas sous-estimer le fait que la situation dont nous héritons est largement de la responsabilité d'une classe politique bien prompte à la récupérer pour assurer sa propre survivance. Dans la phase qui s'ouvre, le tout sécuritaire ne doit pas prendre le pas sur la pédagogie.

Caricaturistes, journalistes et hommes politiques vont-ils devenir de futurs intouchables ?

Faut-il idéaliser la Presse ? A l'évidence, non ; ce serait faire preuve d'une bien grande naïveté. Comme Internet, elle peut contenir le meilleur comme le pire, sachant que les journalistes politiques sont interchangeables. Certains peuvent se vendre au plus offrant ou, plus exactement, à ce qui offre le plus de perspective, au risque d’y abandonner veste et principes. L’honnêteté intellectuelle et la déontologie sont donc à travailler au quotidien, car tout pouvoir a ses devoirs.

Bien qu’il faille saluer le courage des dessinateurs de Charlie-Hebdo, il ne faut donc pas pour autant les porter au pinacle, autrement dit les idolâtrer comme les dieux de l'Antiquité. Ils ne sont pas exempts de provocations qui peuvent apparaître plus gratuites qu’efficaces. Ils peuvent aussi, avec la louable intention de dénoncer les travers des uns, mettre en scène d'autres catégories de personnes qui ne se sont pas concernés au même titre par les débats polémiques.

Tout comme l'analyste ou l'essayiste traitant d'un sujet sensible, les dessinateurs et caricaturistes marchent sur un fil. Ils sont dans la situation de l’équilibriste qui peut commettre l’erreur fatale de la méprise sur l’interprétation de second degré qu'ils ont suggérée.

Ceux qui ont péri seraient probablement les premiers à se moquer de l’idolâtrie qui pourrait se manifester à leur égard. Précisons également une chose importante : ils n’étaient que… libertaires et anarchistes.

Il y a aussi des limites

Il ne faut pas perdre de vue que, pour drôles et sympathiques qu'ils sont censés être, les caricaturises ne proposent pas de plan de résolution des problèmes.  D'ailleurs, ce  n'est pas de leur ressort. Ils exposent surtout des contradictions, des non-dits ou des double sens.

La caricature sert à transgresser le politiquement correct. C'est sa fonction et son rôle. C’est tout et c’est déjà beaucoup, mais il ne faut guère en attendre autre chose. 


Critique et dérision étaient et demeurent toujours des droits. Pour autant, quelles en sont les potentielles limites ?

En effet, certains veulent aujourd'hui pousser l'avantage plus loin en réclamant un pseudo droit au blasphème. Essayons d'éviter amalgames et contresens !

Selon nous, la provocation gratuite des individus dans leur croyances est inutile, pour ne pas dire stupide et contreproductive ! Elle serait en effet intentatoire à la liberté de penser... d'autrui et, par conséquent, une atteinte à sa liberté de pensée et de conscience. Il faudra donc se battre sur ce plan-là aussi.

Ce « pseudo droit » au blasphème n'a d'ailleurs pas à figurer dans le Droit, sinon pour susciter un désordre, car intentatoire au respect dû à la liberté de croyance. A ce rythme, les incivilités qui sont déjà des euphémismes risqueraient de devenir la nouvelle référence.

Entendons-nous bien, il ne peut y avoir vraiment blasphème que de la part d'un adepte d'une croyance ou religion par rapport à sa propre reliigion. Encore faut-il précisier que la liberté de sortir de sa croyance doit être totalement respectée, ce qui n'est pas le cas pour certaines religions ou sectes. En ce sens, elles s'opposent au principe républicain de liberté.

Quelles perspectives ?

Quant à la classe politique nationale, les interrogations demeurent à son sujet dès lors que  la récupération et l’auto-absolution sont déjà à l’oeuvre.

Les citoyens que nous sommes ne peuvent se laisser déposséder des droits de proposition et contrôle d’une gouvernance démocratique. Il faut bien constater que, jusqu'à un passé récent, le débat n’a pas été à la hauteur des attentes.

Il faudra aussi s'interroger sur les causes d'une radicalisation croissante au cours des deux décennies précéentes. Des aspirations n'ont pas été satisfaites, tandis qu'un déficit de volonté et perspective de paix au Proche-Orient était constaté entre Palestiniens et Israéliens.

Cette question est redondante : quel part de montée en puissance du terrorisme et de la radicalisation islamiste trouve son inspiration originelle dans l'extrême violence du conflit israélo-palestinien ? Ce conflit perdure depuis plus d'un demi-siècle. Il est
générateur de souffrances et frustrations multiples, de plaies encore ouvertes.

Par effet d'identification communautaire (la communauté juive soutient à quatre-vingt dix pour cent Israël, tandis que la communauté musulmane s'identifie dans sa grande majorité aux Palestiniens), les affrontements ont été 
importés à grands frais dans de nombreux pays, dont la France. Qui pourrait feindre d'ignorer ce sujet crucial ? Il est vain de jouer la politique de l'autruche, au risque d'avoir à en payer le prix fort.

René Rouzioux Saens, le 14 janvier 2015

 
  
© Tecinfor et Annoncesno1.com - le magazine, janvier 2015
   
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