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La France courtisée ou l’histoire d’un amour improbable
Chronique de René Saens

Ndlr - 
«  Je vous aime » : des paroles prononcées, en mars 2007 et en guise d'adieu, par un Président parvenu au bout de son mandat, marqué dramatiquement du sceau d'une panne d'initiatives réformatrices. Le discours se voulait ambitieux , mais il n'en avait que la forme.

Au-delà des mots, notre chroniqueur et analyste s'est penché, à son tour, sur la question de savoir si, en matière de conquête du pouvoir, le langage amoureux pouvait supplanter le langage militaire, ou s'en dissocier. L'élan du coeur, le lyrisme peuvent-ils suffure ? Soyons bons Princes. Pour les besoins du raisonnement, confrontons les promesses avancées avec une réalité que nous pouvons, aussi, chercher à appréhender !

... Les interrogations laissent généralement la place au doute lorsqu'il s'agit de politique et d'hommes (et femmes) de même nom, souvent plus prompts à se distinguer par leurs promesses et leur ego que par leur pragmatisme. Leur vécu fait généralement défaut et
les « gens du peuple » le ressentent.

En tout cas, la France ne se laisse pas facilement courtiser. Dire 
« Je t'aime » ne suffit pas pour qu'elle accorde ses faveurs..

L'exposé présenté ici est direct. Il annonce la fin programmée des grands hommes ou, plus exactement avec eux, la fin des illusions qu'ils entretiennent.

L'auteur prône, en particulier, l'ouverture d'un débat centrés sur les grands enjeux. Nous devons chercher à nous affranchir des polémiques du passé, nous devons faire preuve de davantage de rigueur dans l'analyse
. Le couple citoyen-citoyenneté pourra alors reprendre progressivement son destin en mains. Il pourra même assumer sa « rupture » d'avec les discours démagogiques tenus par d'illusoires porte-parole ou personnages providentiels. La communication qui entoure le politique a quelque chose de pervers. Voudrait-elle dissimuler le vide conceptuel des beaux-parleurs qu'elle n'y parviendra pas !

En posant des jalons dans l'analyse politique, l'auteur ose la comparaison avec la vie (rêvée) des stars. 
« La plus belle fille du monde ne peut donner ce qu'elle n'a pas ! » La comparaison s'arrête là, car la politique n'est pas seulement affaire d'hommmes ou de femmes, mais de citoyens.


Le 11 mars 2007 au soir, lors de son allocution télévisée, le Président de la République encore en fonction, Jacques Chirac, tout en faisant preuve d’une émotion maîtrisée, assurait ses « chers compatriotes de France et d’Outre Mer » de son
« amour » pour eux, de même que de sa passion pour la France. Cependant, cette affirmation - dont il n’est pas certain que la réciprocité s'avère établie -, est-elle aujourd’hui suffisante pour draper d’un voile de mots, même choisis, un bilan pour le moins contrasté ou qui, force est de le constater, apparaît d’ores et déjà bien moins glorieux qu’affirmé ? Pourrions-nous même parler d'un non-bilan, à peine esquissé, recouvert du voile - pudique ou impudique - façonné par une floraison de vœux et de recommandations, de même que par la trame d'une posture politique qui n' « accroche plus » ?

En outre, peut-on croire, désormais, au mythe de l’homme providentiel, à la façon dont des enfants s’enthousiasmeraient devant la hotte du Père Noël ? Pourtant, notre capacité d'émerveillement et d'enthousiasme demeure présente. Nous en avons besoin. Elle ne demande qu'à être réveillée. Par qui, comment et pour quels desseins ?

Plan de cette chronique :
. Oui, telle Marianne ou la promise drapée (ou non) dans sa robe blanche,
  … la France est belle !
. « Amour et fierté », ralliez-vous à mon panache blanc,
  … pour participer à quelques brefs instants de bravoure ;
. De la parole aux actes, il y a une fracture, un fossé et
  pour tout dire… une autre époque ;
. Le double langage politique : Faites ce que je dis…
  pas ce que je fais !
. la France, courtisée pour ses portefeuilles et les sinécures qu’ils procurent,
  … en proie aux plus cruelles des désillusions ;
. Face au Monde nouveau qui s’affirme
  … l’illusion et la fin programmée des grands hommes ;
. Il faudra désormais se faire à cette idée…
. La France ne recherche plus d’Homme providentiel mais des amants ardents et tendres
  … qui lui feront découvrir cieux et horizons qu’elle rêve d’atteindre !

Oui, telle Marianne ou la promise drapée (ou non) dans sa robe blanche,
… la France est belle !

Oui, Monsieur le Président, la France est belle et désirable. Que ne l’aviez-vous dit plus tôt ? Elle l’est d’autant plus qu’elle a, au tréfonds d’elle-même, la capacité d’être aimante, comme le serait tour à tour une déesse passionnée et une amante faisant les beaux jours de celui qui saurait se faire aimer d’elle en retour. Mais, au fond de vous-même, êtes-vous sûr d’avoir réussi cet exercice (bien plus difficile car mesuré à l’aune des résultats), de vous en faire aimer, vous-aussi ? Avez-vous eu raison d’exprimer toute la fierté que vous nous dîtes être la vôtre ? Pour notre part, nous sommes loin d’éprouver ce même sentiment ou cette même certitude. Alors, les doutes (et les regrets aussi), partagés par nos concitoyens, nous allons les exprimer ici.

Oui, Monsieur le Président, la France a du charme. Si, sur l’instantané que nous en prenons, elle se découvre ainsi, c’est grâce à l’amour, à la passion et au travail assidu de toutes celles et de tous ceux qui, avec patience, soins multiples et persévérance, l’ont construite. Grâce aussi à toutes celles et à tous ceux qui, tantôt en amants sincères, tantôt en bons pères de famille, l’ont conduite à l’orée de ce vingt et unième siècle.

« Amour et fierté », ralliez-vous à mon panache blanc
… pour participer à quelques instants de bravoure

Avant d’évoquer les désillusions et les « z’amours » qui passent ou trépassent, nous avons, aussi, le devoir de faire preuve d’objectivité pour saluer quelques instants de courage et de bravoure, de ceux dont il n'est pas certain qu'ils puissent être supplantés par les mieux intentionnées des bravitudes. Selon une amplitude qui le recouvre à des degrés divers, il en va ainsi du sort du commun des mortels : chaque être laisse la rémanence ou le reflet de ses ombres et de ses lumières.

Tout d’abord, il y a l’engagement. Un chemin de presque cinquante ans de vie publique, semé d’embûches, de sinuosités et de turpitudes. Ce chemin, accompagné de prises de responsabilités au sommet de l’Etat, d’abord en tant que ministre puis de Premier ministre, et, aux termes d’une consécration suprême, en qualité de Président de la République, mérite un niveau certain de respect. De même, il demeure indissociable des hautes fonctions exercées qui, davantage encore, suscitent et méritent ce respect. Il va donc sans dire – mais cela va mieux en le disant – que le mérite inhérent d’un tel parcours ne saurait être le fruit défendu du hasard. Cet itinéraire est donc singulier. Il était juste de le rappeler.

Pour l’essentiel, le voici donc arrivé, ce moment fugace propice au rappel de quelques instants où s’inscrivent, sur la photo de nos vies et sur l’écran de nos jours, les éphémères minutes de compréhension et d’émotion partagées. Humilité oblige : ainsi que nous l’ont enseigné les dramaturges antiques, ce sont les événements et les circonstances qui créent et révèlent les hommes, bien plus souvent qu’il n’arrive à l’homme de disposer, du moins à lui seul, de l’aptitude à façonner l’Histoire.

Instants de bravoure, donc. Pour être brefs, citons-en deux. Tout d’abord, la position ferme, soutenue par ailleurs par quatre vingt dix pour cent des Français (excepté Bernard Kouchner et quelques penseurs aventureux du nouvel ordre mondial [à l'inverse, pour le Darfour, nous sommes d'accord]) face à un George Bush se lançant, comme un beau diable, dans le conflit irakien (« la démocratie ne s’exporte pas, encore moins avec des engins d’assaut ») Comment, non plus, ne pas se souvenir de Jacques Chirac, ayant ceint des habits de « représentant de commerce » (parfois avec des accents bonimenteurs), emporté par l’enthousiasme de son premier mandat, se plaisant à présenter - notamment à l’étranger -, autant les produits de nos industries que ceux de nos terroirs ? Il n’est pas certain que le résultat fut toujours au rendez-vous, au moins la forme y était-elle.

Pour reprendre l’expression de l’un de ses meilleurs et populaires (ici, c’est plutôt un compliment) supporters, Patrick Sébastien, il y eut aussi « Chirac, le type sympa », le dévoreur de têtes de veau (il en fut un temps privé lors de l’épisode de la « vache folle ») et l’amateur de bière mexicaine (cette rubrique n’étant pas sponsorisée, la marque ne sera pas citée !)

Voilà pour le côté humain du personnage dans lequel, probablement, nombre d’entre nous pourront ou pourraient se reconnaître. Cela étant, …

De la parole aux actes, il y a une fracture, un fossé et
Pour tout dire… une autre époque

En revanche, et de façon générale au cours de son mandat présidentiel, la lucidité de l’analyse politique dont a fait preuve Jacques Chirac laisse place à de nombreuses interrogations, voire à de la perplexité. L’une de nos interrogations concerne, en particulier, la dissolution de l’Assemblée Nationale en 1997, qui fut une véritable balle tirée dans le pied de son camp.

Il y a eu bien plus grave encore. Avec Chirac, en règle générale - du moins si l’on s’en tient à la période qui couvre son mandat présidentiel -, la forme n’est pas en cause. Ce qui pose problème, c’est le manque de profondeur d’analyse et l’absence de transposition en termes concrets d’idées, certes générales et généreuses, qui ne mangent pas de pain. En effet, les beaux discours présidentiels n’ont, en définitive, débouchés que sur très peu de réalisations ou d’améliorations tangibles. Ainsi, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, se réduit-elle pour Jacques Chirac (de même que pour ses premiers ministres successifs) à des discours pontifiants, à des flots de paroles et à un verbiage dénué d’esprit d’analyse et de toute explication des causes et des effets. En bref, de la parole révélée (le roi est nu), de l’affirmation qui dispense de procéder à l’examen attentif. Ce qui revient à dire : ne soulevons surtout pas le couvercle de la marmite… de peur de révéler des torts partagés et des réalités inavouables !

Autre thématique, l’Europe, avec une incapacité quasi-totale d’avoir les idées claires sur le sujet. Concernant, le référendum sur la Constitution européenne, un divorce avéré d’avec la majorité des Français et une incapacité de comprendre les faiblesses du texte proposé (là encore un verbiage de plusieurs centaines de pages, dont il n’est certes pas le père putatif, mais là n’est pas le problème) Alors qu’il eut été de bon sens de considérer qu’une Loi Fondamentale se devait d’être succincte et claire comme de l’eau de roche, et donc se restreindre à l’essentiel, c’est à dire au bon fonctionnement des institutions ; le reste étant affaire de traités conclus par des gouvernements plus ou moins éphémères, à l’inverse d’articles de loi gravés dans le marbre pour plusieurs générations.

Sur l’écologie, encore de beaux discours (critique de l’Amérique incluse) Pourtant, dans les dix jours qui ont précédé le sommet européen de Nice en 2002, un déplorable record du monde de la consommation de kérosène battu par un chef d’Etat en exercice !

En ce qui concerne le deuxième septennat de Jacques Chirac (devenu entretemps quinquennat), nous ne pouvons donc, hélas, que faire part ici de nos plus extrêmes réserves, partagées aussi par d'autres observateurs et analystes à l'esprit acéré (en voici un exemple, l'appéciation portée par Alain Minc : " Chirac, une catastrophe à visage humain ! ") Le premier septennat a été marqué, pour sa part, par de nombreuses ambiguités dues au partenariat forcé entre Chirac et Jospin (la "cohabitation"). Sur un certain nombre de points, ce ne fut pas, non plus, une réusssite. Là encore, le devoir et le " droit d'inventaire " doivent, aussi, pleinement s'exercer envers Lionel Jospin lui-même.

Le double langage politique : Faites ce que je dis…
(Pas ce que je fais !)

Remontant le fil de l'histoire, devons-nous évoquer le système des avantages (dont les emplois fictifs de la Mairie de Paris et autres attributions de logement de fonctions), de même que la faveur de nominations d’inspiration clanique (nominations de courtisans et de serviteurs zélés à la tête de sociétés, à la direction d’Airbus ou à des postes de responsabilités importants, ainsi que reclassement de collaborateurs et d’affidés politiques, mené jusqu’à la dernière minute) Des méthodes pratiquées, il est vrai, tout aussi allègrement par François Mitterrand en son temps (prébendes de l’affaire Elf, écoutes téléphoniques, commissions occultes versées à l’occasion des ventes avortées de frégates à Taiwan…), autrement dit des pratiques d’un autre temps, émanant d’hommes du passé. La grande majorité des Français ne peut pas se reconnaître dans cette façon de vivre et de pratiquer la politique.

Que dire enfin du train de vie de l’Elysée qui a littéralement explosé durant la période Chirac ? (Ndrl : une partie du budget élyséen était auparavant pris en charge par d'autres Ministères) Compte tenu de ces rappels, le « coup de chapeau » tiré par François Bayrou (candidat à l’investiture suprême) à l’adresse du discours de Jacques Chirac tenait probablement davantage, lui-aussi, de la forme que du fond des résultats. Un commentaire décalé donc de la part d’un homme qui, en d'autres circonstances, s’est montré plus pertinent dans ses analyses sur la volonté de changement des Français.

la France, courtisée pour ses portefeuilles et les sinécures qu’ils procurent,
… en proie aux plus cruelles des désillusions

En dépit de propos qui se veulent rassurants et des messages tenus in extremis par le Président sortant, les éléments que nous venons de rappeler incitent à la circonspection, tant les déconvenues et les désillusions ont été nombreuses et durement ressenties. Ainsi, la non-résorption de la fracture sociale, pourtant argument clef d’une précédente campagne, figure t’elle en bonne place des promesses non tenues et des circonstances aggravantes qui peuvent leur être associées.

Bien entendu, il serait injuste de mettre tout sur le dos du Chef de l’Etat. Cependant, ayant lui-même sollicité le suffrage des Français, il convient de rappeler qu’il a, précisément, été élu pour résoudre les problèmes auxquels il promettait solution. L’Etat des lieux est donc à mettre au passif de cet homme qui a promis « x » fois plus qu’il n’était en mesure de tenir et qui, de surcroît, au moment de se retirer, pense encore disposer d’un niveau d’autorité qui lui permette de rajouter une nouvelle couche à ses propos.

Désolé, mais c’est trop tard… Nous ne pouvons plus aimer ! Tout au plus, pouvons-nous compatir, mais il faut bien avouer que cela ne sert plus à rien ! Si le choix que feront les Français libère davantage d’enthousiasme, nous devrons désormais réserver nos meilleurs sentiments et encouragements à son successeur.

Face au Monde nouveau qui s’affirme
… l’illusion et la fin programmée des grands hommes

Oui, le Monde a changé. Si la France y a encore une place (qui demeure malgré tout enviable) ainsi qu’un rôle à jouer, elle ne doit pas apparaître comme une étoile morte ou en voie d’extinction. Elle ne doit pas davantage se présenter en donneuses de leçons (gauche et droite élitistes s’étant déjà trop largement employées et discréditées en participant à de telles mises en scène) A l’avenir, la France ne peut davantage se prévaloir d’un quelconque monopole des idées. En revanche, elle se doit de préférer jouer son rôle d’activateur, d’animateur et de régulateur.

Avec Jacques Chirac, c’est une page qui se tourne. C’est la fin d’un chapitre, la fin d’un épisode et, en même temps, la fin d’un livre. C’est aussi la fin d’une époque, la fin d’un mythe, celui de feu « le Grand Homme », développé et entretenu par le général De Gaulle, et dans lequel François Mitterrand avait, lui-aussi, tenté de se glisser après en avoir vivement combattu les dérives supposées.

Il faudra désormais se faire à cette idée : sauf à revoir le Messie sur terre, il n’y aura donc pas davantage de grands hommes qu’il n’existera de grandes femmes (excepté dans les magazines de mode qui ont, par ailleurs, toute notre sympathie – voir photo illustration) Et oui, toi l’ami(e) d'un jour qui me fait l’honneur de  lire cette chronique, tâches de ne pas l'oublier : désormais, la charge qui t’attend sera lourde et noble à la fois. Tu détiens déjà, peut être sans en avoir pleinement pris conscience, une partie des leviers de la grandeur ou la décadence de ton pays car, souviens-toi, ton destin y est associé !  Quant à la hiérarchie et à l’autorité, elles continueront certes d’exister, mais seront de moins en moins prégnantes et porteuses de l’illusion du pouvoir qui va avec ou qui leur sont traditionnellement associées.

En matière politique – et c’est d’ailleurs bien ainsi –, l’exercice du pouvoir ne peut plus se concevoir que dans la délégation et la représentation, avec nécessité d’un contrôle, non pas lourd, pesant, administratif ou bureaucratique, mais démocratique avec élections à la clé (et, peut-être même bien, des " conseils de surveillance " tirés au sort, et non cooptés par une élite qui - continuant à se perpétuer en ne frayant qu'avec ses membres -, souhaite conserver toute son aptitude à tirer les ficelles). Aujourd’hui, encore bien davantage que par le passé, dans toutes les strates de la société, il y a nécessité d’ouvrir les réflexions pour nourrir débats et dialogues. En effet, cette demande existe bel et bien. Elle est légitime. Elle doit être comblée.

Contrairement à ce qu’affirme le Président sortant, qui apparaît sur ce point comme un grand amnésique et anesthésiste du débat d’opinion (un peu à la façon d'un Giscard), l’expression des extrêmes doit être possible dans l’espace que nous venons d’évoquer (l’extrémisme ultra-radical qui voudrait se manifester en force et brutalité en étant cependant exclu ou s'excluant de lui-même) En dehors de cela, nous affirmons que toute expression et analyse respectueuse des hommes est saine, nécessaire et vitale pour notre démocratie.

Contrairement aussi à ce qu’ils voudraient nous faire croire, les adeptes des discours lénifiants (qui n’ont de cesse de vouloir casser le thermomètre), se révèlent donc – probablement – les plus dangereux pour la démocratie. En tout cas, ce sont ceux qui, en dépit d’affirmations contraires, semblent se méfier le plus du peuple et de sa souveraineté. Ceux-là n’ont pas compris que le temps de la soumission à une élite et à une administration toute puissante visant à les aliéner plus qu’à les aider et à les faire progresser, n’était plus de mise et donc n’aurait plus jamais cours.

Certes, le contexte d’un système où la démocratie et son expression prédominent, n’est pas parfait. Nous savons qu’il en sera ainsi encore longtemps. Cependant, le niveau de connaissance et de culture contribuent à l’essor de cette démocratie. Les nouveaux médias participent, dans le même temps, à la rendre plus prospère (aux  médias traditionnels s’ajoutent désormais les expressions individuelles libérées grâce aux forums et blogs Internet… à portée de souris) L’expression démocratique se trouve ainsi renforcée, même si elle se montre parfois brouillonne et pas encore suffissament précise. Elle est en recherche d'éléments d'analyse. C'est ainsi qu'elle progresse.

Cela ne veut pas dire que nous pouvons nous dispenser d’y mettre, à dose homéopathique, quelques garde-fous. Ce qui reste à encadrer, ce sont les tentations ou les dérives sectaires et partisanes, de même que toute expression qui se voudrait méprisante ou injurieuse. De tels comportements s’opposeraient en effet au souhait du plus grand nombre de nos concitoyens qui aspirent à un dialogue basé sur la compréhension, ainsi que sur une volonté portée par un désir sous-jacent, l’état d’esprit du « vivre ensemble ». Cette volonté s'appuye sur des valeurs fortes, tissées - après bien des vicissitudes - au fil de notre identité et de l'Histoire qui l'a fabriqué(e).

Prédire la fin des grand hommes, ou plus exactement la fin des personnages idolâtrés, adulés ou considérés supérieurs (la fin des élites autoproclamées), ne signifie pas bien entendu que les hommes (ou les femmes) aspirant à l'exercice du pouvoir ne devront pas avoir des qualités d'hommes d'Etat. Cependant, tant par la méthode que dans la forme, leur façon d'exercer sera bien différente (nous reviendrons en conclusion sur leurs qualités) : méthodes et pratiques managériales, forte capacité d'analyse, sens du terrain et des réalités, charisme et communication.

La France ne recherche plus d’Homme providentiel mais des amants ardents et tendres… qui lui feront découvrir cieux et horizons qu’elle rêve d’atteindre !

Oui, la France est belle et désirable. Elle doit le rester, non seulement pour les étrangers fortunés, les patrons d’industrie, les touristes ou les (trente pour cent de) retraités aisés, mais aussi pour ceux qui, la façonnant au quotidien, veulent recevoir l’assurance de récolter sereinement le fruit de leur travail, tout en en transposant les bénéfices à leur famille et leurs proches.

Nous le savons, et l’évolution des mœurs le reconnaît aujourd’hui, cet homme en question est sexué jusque dans les arcanes de son destin. Parfois, il peut même se permettre de sortir des sentiers battus (qui, le plus souvent, ne sont cependant pas les moins praticables) pour se permettrent l’originalité d’une homosexualité qui n’est plus condamnée. Là-aussi, des tabous tombent... qu'il ne s'agit pas, pour autant, de transformer en nouvelles normes !

En tout cas, saisissons ici l’occasion de dire que la représentation politique, de même que la fonction présidentielle, n’est pas affaire de sexe et, encore moins, d’alcôve. Elle ne peut, non plus, être considérée comme un essai qu’il faudrait faire, le cas échéant sans protection… et à quel prix ! Il ne s’agit pas davantage d’un argument de vote (ni en pour, ni en contre), car seul le programme et le dessein doivent être considérés avec sérieux et attention. Ce qui, de notre point de vue, exclut toute tentation démagogique qui ignorerait les valeurs fondamentales ou qui encore, faute de pragmatisme et de détermination, repousserait à plus tard la résolution des questions en suspens… que nous savons nombreuses.

En fin de compte, une France qui a besoin de ses fils et de ses filles, de ses amants ardents et attentionnés, tous (ou les plus nombreux) volontaires et motivés. En ce sens, la générosité - nationale et universelle de destin - nous oblige, le plus souvent possible, à agir ensemble. De même, afin de sortir de l'ornière que constituent la dépendance, l'assistanat et les frustrations qu'elle entraîne, nous avons besoin d'un couple citoyen-citoyenneté suffisamment fort pour être capable de s'assumer dans l'épreuve et la réussite. Un renouveau des valeurs en quelque sorte.

De l'ambition : oui, il en faut pour représenter et diriger... Le pouvoir : un mot qui fait rêver beaucoup de monde. En quelque sorte, l'accès à la pointe supérieure d'un triangle dont les bases seraient ou devraient être, d'une part, la sincérité et le charisme, et, d'autre part, la profondeur d'analyse conjuguée avec le réalisme des propositions. En d'autres termes, de la visibilité, du tangible et de l'espoir pour le plus grand nombre. Pour les traits de caractère : volonté et courage avérés afin de réduire individualisme et corporatismes qui tendent à s'incruster dans toutes les strates de la société, de même que pour résister aux groupes de pression, qu'ils soient confessionnels, communautaristes, catégoriels ou économiques. En résumé, une vision de l'intérêt général et une posture positive en faveur d'une pédagogie permanente (l'inverse de la démagogie). Un subtil mélange de grandeur et... d'humilité aussi !

Alors, ce «  Je vous aime », cette relation à un amour improbable… pourrait prendre tout son sens !

René Saens,
12 mars 2007




Abordant cette fois une thématique différente, celle de l'image de l'artiste et de la femme, François-René Saens a consacré une autre chronique sur le site Internet de notre magazine AnnoncesNo1. Les femmes y seront plus sensibles. Une critique énergique et constructive, de nature littéraire et cinématographique, intitulée : Fantasme cinématographique ou nouvelle Emmanuelle ?

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