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Les Chroniques de René Saens voir aussi : Presse à la Une
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Le 30 juillet 2014,

Gaza : la chronique d'un désastre humanitaire, entre présomption de « crimes de guerre », destruction de quartiers et risque de « génocide ».

Ndlr - Il ne s'agit pas de jouer la surenchère dans le macabre quand, de part et d'autre, les populations civiles souffrent de ce conflit. Cependant, aujourd'hui, c'est bien toute l'enclave palestinienne qui se trouve prise sous un déluge de feu.

Entre destruction de quartiers, déplacements de population, présomptions de « crimes de guerre » et risques de « génocide », quel est le sort réservé à Gaza et à ses habitants ? Aux yeux des dirigeants israéliens et selon le jugement de l'opinion publique, est-ce que les Gazaouis actuellement retenus dans leur «prison-ghetto» à ciel ouvert, peuvent sortir de la condition de reclus et de parias d'un conflit sans fin ? 

Vers quoi nous conduit le nationalisme issu de l'extrême-droite israélienne, soutenu en France par François Hollande et Manuel Valls, ainsi que par la droite française depuis la présidence Sarkozy ? Une conjonction d'éléments a fait s'éloigner la solution à ce conflit qui, depuis des années, focalise haine et ressentimesnt ? Existe-t-il encore des perspectives de sortie de cette crise ?

  Gaza Massacre israléin sur le marché de Chajlaya
Carnage de l'armée israélienne sur le marché de Chajaya le 30 juillet 2014, à l'Est de Gaza  (17 morts) - Photo Reuters Mohammed Salem.
Nous Français, quelle conscience en avons-nous ?

voir aussi : Comment éteindre les feux d'un été meurtier ?
 
« Bien que les belligérants refusent encore de l'admettre à ce jour, nous n'hésitons pas à l'affirmer ici : il ne peut y avoir de solution strictement militaire à ce conflit . Toute idée d'anéantissement génocidaire de la partie adverse (Israël éliminant physiquement le Hamas au prix de la destruction de Gaza ou le Hamas voulant anéantir Israël) n'est que l'expression d'une folie paranoïaque qui se paie déjà au prix fort en vies humaines dans l'enfer du quotidien. C'est le résultat de l'affrontement de deux formes d'intégrisme et d'extrémisme qui, refaisant surface à intervalles réguliers au mileu d'un feu jamais éteint, se rejoignent dans l'horreur.

Quelle solution, de nature politique, la "communauté internationale" serait bien avisée de soutenir ? Dans les grandes lignes, la perspective d'une résolution du conflit requiert que soient réunies plusieurs conditions essentielles, notamment l'arrêt de la colonisation de la Palestine par Israël, la reconnaissance du droit des Palestiniens à vivre sur leurs terres avec la création de deux Etats pouvant collaborer et vivre à l'intérieur de frontières mutuellement reconnues et sécurisées. Sans oublier la nécessité d'offrir la prospérité aux Gazaouis afin de rendre caduc et sans fondement les thèses du Hamas. 

C'est donc tout le contraire de la politique à tendance totalitaire, voire même fascisante et discriminatoire, privilégiée à ce jour par les deux parties. L'intransigeance du Hamas n'a d'égale que celle du gouvernement Netanyahu qui continue de "punir Gaza" de la façon la plus inepte qui soit en maintenant la population civile dans une "prison-ghetto" sur laquelle pleut un déluge d'obus en représailles (les Gazaouis sont pris en otages et subissent la mort pour eux et leurs enfants). Comment peut-on imaginer de développer une telle psychologie qui confine à la névrose ? Peut-elle déboucher sur autre chose qu'une guerre sans fin qui fonde sa légitimité dans une loi du Talion (juive et palestinienne confondues) qui se veut vendetta, appliquée au premier degré par des dirigeants, ceux-là mêmes qui, à chaque passage du cercle vicieux, ajoutent de nouveaux critères, surenchères et représailles. La propagande des mots vient alors "habiller" un décompte macabre qui pourrait cependant être évité... s'il advenait que l'intelligence et la sagesse viennent rompre un tel enchaînement régressif ! 

La communauté juive est composée de femmes et d'hommes brillants. Pourtant, pas un seul, aujourd'hui, ne semble être en  mesure de s'élever au niveau d'un homme d'Etat ayant la capacité et le courage de montrer à sa communauté le chemin d'une confiance et d'une concorde retrouvées conduisant à la paix. Ce mouvement suppose aussi que les Palestiniens soient pleinement reconnus dans leurs droits, ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent. S'il est exact que la paix ne peut se faire avec les plus extrémistes d'entre eux, elle peut se faire avec les autres qui ont vocation à devenir majoritaires.

Venons-en maintenant à l'horreur de cette guerre, aggravée par le fait qu'elle perdure depuis plus d'un demi-siècle. Pour nombre d’entre nous qui ressentons avec amertume l'aggravation de la situation au Proche Orient, ce 30 juillet 2014 n'est pas seulement un jour de recueillement en mémoire des victimes de ce conflit à Gaza, entré dans sa phase la plus violente. La révolte et le ressentiment viennent surtout du fait que, en bombardant sans discernement les populations civiles et les enfants réfugiés dans les écoles, Israël et ses soutiens semblent s'être engagés sur le chemin d'une régression, voire d'une déchéance morale, en tout cas visiblement antagonique de ce qu'ils prétendent soutenir et représenter » RS.

L’été 2014 se présente comme l’été de tous les dangers sur la scène internationale : Ukraine, Irak, Lybie, Gaza-Israël. Sur ce dernier front, l’état de guerre entre Israël et les Palestiniens, avec ses répercussions un peu partout et, y-compris, en France où l’émotion est grande, nous amènent – en à peine une semaine d’intervalle -, à revenir sur ce sujet brûlant.

Auparavant, nous invitons le lecteur à prendre connaissance de l’analyse développée dans la précédente chronique intitulée : Israël-Gaza, comment éteindre les feux d’un été meurtrier ? Nous avons constaté que les extrémistes des deux camps en partageaient la responsabilité.


Etant conscients de l’enchaînement de violence qui a conduit à la situation vécue au Proche Orient, nous devons nous poser la question de la proportionnalité de la réponse apportée par le gouvernement de Benjamin Netanyahu à la situation de guerre qui prévaut à Gaza.

En même temps que la guerre se déroule sur le terrain, nous constatons que celle de la propagande redouble elle-aussi. Nous devons tenter de faire la part des choses.

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Où en sont aujourd’hui les Israéliens dans la réalisation des objectifs avancés initialement ?

A l’origine, l’intention affirmée était de « punir » le Hamas de l’assassinat de trois jeunes colons juifs, attribué sans preuve à cette organisation. En même temps, la « punition » semblait devoir être administrée collectivement à la population de Gaza. Ensuite, il y a eu la volonté avancée d’arrêter les tirs de roquettes sur le Sud d’Israël, puis la destruction des tunnels dits « offensifs » (le creusement des tunnels s’explique aussi comme un moyen de contourner le blocus israélien sur Gaza). L’avenir pourra apporter des éléments de réponse à ces questions, mais il apparaît d’ores et déjà que ces objectifs ne sont pas les seuls.

Quel dessein, sans doute moins avouable, faut-il aller chercher en creusant un peu plus en profondeur dans ce terrain miné ? N’y a-t-il pas plutôt pour certains la recherche d'un moyen d’interrompre toute négociation ou processus de paix susceptible de mettre un terme à la politique expansionniste israélienne, c’est-à-dire à la poursuite de la colonisation de la Palestine ?

Les bombardements intenses frappent surtout la population civile

Les bombardements sur Gaza se poursuivent sans discontinuer depuis le 8 juillet 2014 et sans beaucoup de discernement non plus, y-compris sur les lieux d’habitation et les écoles gérées par l’ONU. Rien n’est épargné, pas même les places publiques, les lieux de culte et mosquées. Cette situation est, à l’évidence, révoltante car, au fil des jours et semaines qui s’égrainent, la riposte apparaît de plus en plus disproportionnée, tout en s'écartant de la véritable cible annoncée.

Aujourd’hui des centaines de milliers d’enfants sont en train de vivre les conséquences terribles d’un traumatisme qui les accompagnera leur vie durant, dues à la brutalité des bombardements qui frappent les populations civiles sans distinction.

N’en déplaise aux va-t’en guerre et aux manichéens, ces enfants ne sont pas nés terroristes. En revanche, il y a tout à craindre qu’un certain nombre d’entre eux revendiquent plus tard le sinistre et mortel héritage d’une éducation apprise et reçue sur ce terrain de jeux guerriers ! D’ailleurs, qu’ont-ils connu d’autre ?

Les réactions qui « fleurissent » pour justifier une telle réplique sont nombreux sur Internet. Les propagandistes utilisent, le plus souvent, des comparaisons simplistes. Par exemple, on peut lire que, pendant la seconde guerre mondiale, les Alliés ont bombardés Dresde, occasionnant des dommages massifs à la population civile. On lit aussi que nous devrions être davantage choqués par ce qui se passe en Syrie où plus de morts ont été dénombrés ou encore qu’il faudrait manifester davantage de compassion envers les chrétiens d’Orient, eux-aussi persécutés. On entend dire enfin que le Hamas a « probablement » ou même « certainement » dissimulé des roquettes dans la cave de la dite école gérée par l’ UNWRA (organisation de l’ONU) qui vient d’être bombardée, etc.

Désolés, mais cette argumentation dispensées par des experts en communication et manipulations en tout genre ne nous convainc pas. Dans ces arguments, l’odieux semble servir de surenchère à l’odieux. Or, rien ne justifie que des enfants soient tués ! 

Faut-il suivre l’antique « loi du Talion » ?

« Œil pour œil, dent pour dent ! » : cette « loi » issue des sociétés de l’Antiquité a toujours été prise au premier degré par les sots.

Il est plus juste de s'en tenir au principe selon lequel « la violence attire la violence ».

Chauffée à blanc par une dizaine d’années de propagande ininterrompue dans un pays qui continue de se positionner en état de siège permanent faute d’avoir creusé le sillon de la paix, l’opinion publique israélienne est aujourd’hui très majoritairement favorable à la confrontation, c’est-à-dire à la guerre qui ouvre le boulevard d'un illusoire mirage, celui d’une solution militaire.

C’est regrettable de le dire, mais il est à craindre que le prix à payer en vies humaines soit éminemment lourd des deux côtés, en particulier du côté palestinien. Il va sans dire que, dans cette approche macabre, les quémandeurs de sang réclament leur pitance qui, par la suite, servira à nourrir les ressentiments pendant des générations. Il faudra sans doute attendre que les gens finissent par comprendre le caractère stérile et insupportable à terme de cette quête de vendetta.

Dans le même temps, le Hamas, que le gouvernement israélien veut combattre jusqu’à l’élimination, risque de donner naissance à un extrémiste encore plus virulent, poussé d’ailleurs par la population elle-même (contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement israélien et ses représentants en France, le Hamas n'est pas Al Qaida et ne peut être comparé à Al Qaida au Maghreb, combattu à juste titre au Mali par la France).

En tout cas, des sentiments malsains se développent et sont actuellement cultivés pour servir de comburant à toutes les paranoïas et dérives que nous constatons. Les limites stratégiques  à cette guerre ne semblent pas avoir été fixées, sinon par des inconscients adeptes de la confrontation permanente qui espèrent régner en pratiquant la politique de la division et du désordre dont, pour une bonne part, ils sont eux-mêmes les provocateurs.

Les « non-dits » sur les véritables raisons de la guerre à Gaza

En réalité, il y avait deux attitudes possibles face au Hamas : la pire et la meilleure. Le gouvernement israélien a choisi la pire, c’est-à-dire le rejet systématique du Hamas dans le camp de la diabolisation.

Une autre voie était possible, d’ailleurs elle s’amorçait. Il y a quelques mois, le Hamas s’était rapproché du Fatah Mahmoud Abbas, mouvement reconnu par Israël, avec qui il avait convenu d’un accord de gouvernement. Cela signifiait de la part du Hamas la reconnaissance des accords déjà conclus avec Israël. Seulement voilà, cela risquait de compromettre les plans du gouvernement et des colons israéliens en ouvrant potentiellement la voie à la constitution d’un Etat palestinien. Un Etat susceptible d’avoir suffisamment de poids au niveau international pour demander l’arrêt de la colonisation de la Palestine qui continue de s’opérer jour après jour comme nul ne peut l’ignorer.

Utilisant de mauvais prétextes, Israël considère de son bon droit de se faire lui-même justice. Est-ce le réflexe d’une communauté « sûre d’elle-même et dominatrice » comme aurait probablement pu l’affirmer en son temps le Général de Gaulle en pareilles circonstances ?

Suprême arrogance, Israël estime, depuis plusieurs dizaines d’années déjà, pouvoir se placer au-dessus des lois internationales ou, pour le moins, demander un traitement à part. Cela ne peut être, car le Droit  international existe, même si les résolutions de l'Onu ont été bafouées par le gouvernement israélien qui semble n’en avoir cure, ni ne vouloir écouter par ailleurs tout consiel ou recommandation. Il est vrai qu’en face, il rencontre de si faibles interlocuteurs sur le sujet : François Hollande, Angela Merkel ou Madame Catherine Ashton responsable de la diplomatie européenne… ? Même Barak Obama semble ne plus avoir le cran nécessaire pour résister aux groupes de pression constitués par la diaspora israélienne aux Etats-Unis.

Dernier point, des réserves de gaz ont été découverte en mer au large de Gaza. Il s'agit donc d'un nouvel enjeu économique et stratégique sur lequel les Israéliens envisagent d'avoir la main.

En jetant de l’huile sur le feu, le CRIF décrédibilise Israël et dessert la cause des Juifs de France

Force est de constater que, dans le logiciel et le vocabulaire du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), certains expressions ou mots tels que « arrêt de la colonisation en Palestine », « processus de paix au Proche Orient »  ou encore « Etat palestinien » n’existent tout simplement pas. La question est donc posée : « Que signifie cette forme d’exercice d’une supériorité prétendue ou affirmée ? Est-ce le fruit d’une arrogance porteuse d’un racisme viscéral » ?

En fait, l’organe politique qui assure la représentation des Juifs de France a calqué ses positions sur celles des « faucons » du gouvernement israélien, dont l’un des plus connus est le ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, membre de l’extrême droite israélienne.

Pour les plus extrémistes des représentants de la communauté juive de France (qui a bien entendu droit à notre respect, mais ni plus ni moins que toute autre communauté), le mot « antisémitisme » est devenu singulièrement réducteur. Il  est désormais utilisé en toute circonstance pour tenir lieu d’argument, et en toute discussion. En outre, ce même mot semble aussi qualifier le « mal profond » dont serait atteinte toute personne critiquant un tant soit peu Israël sur sa politique expansionniste de développement des colonies en Palestine. Nul ne peut cependant ignorer les souffrances et violences induites par cette politique. N'allons pas chercher plus loin les raisons d'une éventuelle résurgence de l’antisémitisme quand, et c'est bien le comble, la plupart de ces raisons apparaissent créées par ceux-là même qui prétendent les dénoncer !

Aujourd’hui, le CRCM (Conseil Représentatif du Culte Musulman) s’émeut lui-aussi des attaques tous azimuts menés par la communauté juive. Dans une note en date du 30 juillet 2014, il décalre : « Le CFCM dénonce de la manière la plus énergique la confessionnalisation du conflit israélo-palestinien accusant injustement les musulmans de France d’être antisémites au prétexte fallacieux qu’ils s’émeuvent du sort terrible et singulier des populations civiles de Gaza » ?

Pire encore, ce mot d’antisémitisme est devenu lui-même une insulte et un outrage infamant lancé à la figure de celles et ceux qui osent affirmer une noble idée selon laquelle la paix au Proche Orient passe par l’arrêt du processus de colonisation juive de la Palestine et la création de deux Etats pour deux peuples vivant dans des frontières sûres et reconnues !

Pourtant, au moment où les bombardements redoublent de violence sur Gaza, le CRIF et quelques associations affiliées appellent à un rassemblement de soutien à Israël le 31 juillet 2014 devant l’Ambassade d’Israël à Paris.

Bien entendu, c’est leur droit, autant qu’il est permis aux pro-palestiniens (ou, plus exactement, aux partisans d'une paix juste au Proche-Orient, ce qui n'est pas exactement la même chose) de manifester,  puisque ce droit est reconnu par notre Constitution dès lors que l’ordre public est respecté. Mais à ce stade de la guerre à Gaza, compte tenu de l’écrasante supériorité israélienne constatée sur le terrain et de l’importance des dégâts déjà commis (et mesurés aussi à l’aune de la perte de chaque vie humaine – que nous déplorons comme perte de toute vie – un Israélien pour 70 à 100 palestiniens), est-ce bien Israël qui a le plus besoin de soutien ? Ne serait-ce pas plutôt la population civile et les enfants de Gaza.


La multiplication des « crimes de guerre »

Nul ne peut aujourd’hui se voiler la face. Il n'est plus seulement possible de parler des crimes du Hamas (certains sont réels, tandis que d’autres lui sont attribués sans preuve, comme l’assassinat de trois jeunes colons israéliens, l’étincelle à l’origine du conflit). Le Hamas semble aujourd’hui dépassé par son maître, l’armée israélienne.

Les griefs avancés à l'encontre du Hamas ne peuvent plus désormais servir de prétexte ou d’excuse à ce qui ressemble de plus en plus à des « crimes de guerre » commis par Israël - sauf à être animé d’un esprit de vengeance manifeste. Par exemple, le 13 juillet 2014, la mort de quatre enfants qui jouaient sur le port de Gaza bombardé par la marine israélienne. Nous n'avons pas entendu le moindre mot de compassion de la part de ceux qui, en permanence, se présentent comme des parangons de vertu et des « donneurs de leçons » invétérés. Même chose quand les bombardements atteignent les écoles gérées par l’ONU et tuent les femmes et enfants qui s’y réfugient. De telles actions ont été qualifiées d'«injustifiables» par le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, que ses fonctions mettent à l’abri d’accusations d’antisémitisme, du moins pour l'instant.

Le 30 juillet 2014, les bombardements israéliens ont causé une véritable tuerie sur le marché de Chajaya (17 morts) à l’Est de Gaza ainsi que l'ont rapporté de nombreux médias, dont l’hebdomadaire le Point reprenant une dépêche de l’AFP 

Ce carnage est survenu pendant la trêve humanitaire de quatre heures accordée par l’armée israélienne.

Autre crime de guerre aux conséquences incalculables : le bombardement le 29 juillet 2014 de l’unique centrale électrique de Gaza. C’est un acte de guerre aux conséquences récurrentes sans doute plus effrayantes encore que les bombardements qui s’abattant sur la population civile. Il va occasionner le décès de nombreux blessés qui s’entassent dans des hôpitaux surchargés et démunis.

Privée pratiquement d’électricité, la population de Gaza va vivre désormais dans des conditions de précarité extrême. La dégradation des conditions d’hygiène va entraîner aussi la recrudescence des maladies. Là encore, aucune réaction n’est venue de la part de ceux qui se présentent en donneurs de leçons, ni non plus de la part du gouvernement français qui s’apprête à partir en vacances ce mercredi, 30 juillet 2014.

Nous avons aujourd'hui le devoir d'être des lanceurs d'alerte. Nous constatons que le pas peut être très vite franchi dans l’engrenage de la violence qui, associée aux crimes de guerre répétés, peut générer un potentiel génocide, ce dont les va-t’en guerre n’ont pas encore pris conscience, mais dont ils portent et porteront cependant l’entière responsabilité.

En tout cas, des artistes, non pas français, car déjà partis en vacances ou craignant pour leur carrière, mais internationaux, ont décidé d’alerter l'opinion publique contre ce qu’ils affirment déjà constituer un « génocide ». Ainsi, l’actrice Penelope Cruz, le réalisateur Pablo Pedro Almódovar, des artistes anglo-saxons tels que Ken Loach et Mike Leigh, des musiciens Roger Waters et Brian Eno, ou encore les philosophes Noam Chomsky, Judith Butler et Slavoj Zizek 

 (voir liens)


L’honneur de la communauté juive française ne peut-il être sauvé que par des associations « bannis des médias » ?

L’honneur d’une communauté juive abusée autant que désabusée par la frange la plus extrémiste et la plus totalitaire de sa représentation est cependant sauvé à ce jour par quelques associations qui, ostracisées par les premiers, sont quasiment exclues de toute existence et expression médiatique.

Citons par exemple l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) ou encore le mouvement « La paix maintenant », ainsi que quelques individualités, dont aussi quelques artistes israéliens, telle la chanteuse Noa. (Voir à ce sujet, le texte ajouté à la fin de notre précédente chronique intitulée : « Israël-Gaza : Comment éteindre les feux d’un été meurtrier ?)

L’insignifiance d’une politique extérieure française qui satisfait à toutes les collusions d’intérêts

Ainsi que nous l’avons développé dans la analyse précédente déjà citée, la France ou plutôt son gouvernement s’est marginalisé en prenant fait et cause sans discernement en faveur des positions extrêmes du gouvernement israélien.

A la suite de Nicolas Sarkozy, le soutien inconditionnel apporté par François Hollande et Manuel Valls à Benjamin Netanyahu et à son gouvernement restera comme une tache indélébile. Le plus paradoxal est que ces mêmes représentatnts politiques nous disent combattre l’extrême droite en France, tandis que, dans le même temps, ils soutiennent une droite extrême bien plus radicale en Israël.

Le comble du cynisme avant... de toucher le fond

Enfin, nous devons nous interroger sur  une bien curieuse « répartition des tâches » : Israël bombarde Gaza, tandis que les contribuables français et européens  sont appelés à subventionner généreusement les dégâts occasionnés ; au passage, les hommes d’affaires israéliens, frères puinés des marchands d’armes, continueront  de prélever leurs commissions. La méthode a déjà été expérimentée en 2008-2009 avec l’opération « plomb durci ». Elle recommence aujourd’hui. A priori,  il n’y a pas de raisons pour qu’elle ne se répète pas dans quelques années, sauf, bien entendu si, ensemble, nous disons Stop.

Rétablir les valeurs d'éthique en politique

N’est-il pas urgent, en effet, de mettre un terme au cynisme des hommes politiques qui nous représentent (hier de droite, aujourd’hui de gauche) associés aux intérêtes des marchands de canons et profiteurs de guerre ?

N’est-il pas temps que les citoyens que nous sommes aient le courage de proposer des alternatives, non seulement pour mettre un terme à de tels errements, mais aussi pour remettre notre pays sur la voie de l’apaisement et de la prospérité ?


René Saens, le 30 juillet 2014

Ajout du 2 aôut 2014 : Lien vers le "diaporama" intitulé "Survivre dans les décombres à Gaza", proposé par le site Internet de Libération.

Scèce de destricution au sud de Gaza au 2 aout Scène de destruction au sud de Gaza au matin du 2 août après les bombardements israéliens. Lien vers le site du journal Le Monde.

Entre le vendredi 1er août au soir et le samedi 2 août 2014 au matin, plus d'une centaine de morts du côté palestinien. Deux soldats israéliens ont été tués, un autre est  présumé "enlevé" ou retenu prisonnier.
Crédit photo AFP - Khalil Amra

En Israël, les déclarations appelant à la poursuite du cycle de la vengeance redoublent d'intensité, telle celle de Tzipi Livi, ministre israélienne de la Justice :

« Le Hamas paiera le prix fort et, si ce n'était pas encore suffisamment évident, le monde sait désormais qui est responsable des destructions et du sang qui coule dans la bande de Gaza».

Autre reportage.
Nouvel Observateur : le cauchemar des habitants de Gaza;

© Annoncesno1.com - le magazine, 2014

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