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Israël et la « bombe humaine » de Gaza. Chronique et analyse de René Saens
(Ce texte a été écrit lors de la précédente opération israélienne, "plonb durci"  de 2009)
Complément : Gaza, le combat de David contre Goliath ? 

Voir aussi la nouvelle analyse en date du 23/07/2014, intitulée :

Cette analyse est destinée à un public averti, sachant développer des raisonnements pondérés, et désireux de réfléchir en dehors du cadre restreint des préjugés ou intransigeances que des décennies de conflits et d'affrontements ont entretenu et exacerbé.

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L'analyse met également en évidence les dangers que nous font courir les idéologies et croyances religieuses qui favorisent les différentes formes d''extrémisme. C'est, pour nous, l'occasion de préconiser aux belligérants de s'extraire du cadre limité d'un passé révolu pour poser les fondations d'un avenir plus serein. Cette étape est difficile, contraignante et semée d'embûches. Elle passe aussi par l'apprentissage au respect réciproque d'un adversaire qui, un jour - lui ou ses fils ou bien encore le meilleur de ses représentants - sera en mesure de devenir un véritable partenaire, peut-être même un ami, un proche, un parent.

L'étude aborde, par plusieurs approches, le traitement du conflit israélo-palestinien en essayant d'y apporter une part d'objectivité. A ce titre, son auteur l’a voulu sans complaisance. L'analyse ne présente pas de point de vue spécialement partisan ou orienté, si ce n’est dans la perspective de faciliter la compréhension d’un problème complexe, en vue d’établir une paix durable qui – nous le savons – tarde à s’établir… Elle vise, aussi, à rééquilibrer les effets d'une présentation (propagande pour certains) jusque-là développée souvent à sens unique dans nos médias nationaux. En ce qui nous concerne, nous cherchons à introduire une démarche et une recherche de solutions délibérément " équilibrées " et, nous le pensons, viables.

Comment qualifier ce conflit qui semble associer tous les genres : guerre de conquête pour des territoires, doublée d’une guerre de religion, de confession ou d'idéologie (d'affrontements de civilisations vont même jusqu'à dire certains) ? En tout cas, il s'agit d'un affrontement qui ne peut laisser indifférent et pour lequel il devient, plus que jamais, urgent de trouver des solutions.

Ne cherchez pas semblable analyse dans vos magazines et journaux traditionnels (ni davantage auprès d'hommes politiques français sous influence qui peinent à s'exprimer sur ces questions.) Vous n'en trouverez, hélas, pas ou, seulement, de façon ponctuelle ou à dose homéopathique ! En outre, il s'avère que l'information est encore trop largement contrôlée par des sources et groupes d'intérêts qui visent à orienter, museler ou monopoliser le débat.
Disons simplement que les choses sont en train d'évoluer.

Jusqu'à présent, le politiquement correct, le consensus mou et le raccollage médiatique, ainsi que les concessions faites aux communautaristes (qui en demandent toujours davantage) nous enfoncent, chaque jour un peu plus, dans de nouvelles ornières qui sapent nos idéaux républicains (Il est temps de refaire une place à l'Instituteur et à l'Enseignant, ceux-là même qui inculquent le respect et le civisme) Réagissons avant qu'il ne soit trop tard, afin que ceux qui cherchent à nous diviser n'importent pas leurs querelles sur notre sol qui, par le passé, a connu guerres civiles et guerres de religion et dont nos ancêtres ont déjà payé le prix.

Cette présentation figure sur ce site pour répondre aux besoins d’information et de compréhension de celles et de ceux qui ne se satisfont pas (ou plus) de présentations soit superficielles, soit tendancieuses ou trop complaisantes par rapport à la réalité de notre histoire contemporaine.


Quelques photos d'une guerre qui n'ose dire son nom ;
En termes d'image, une victoire à la Pyrrhus pour Israël ?
L'interrogation demeure : est-ce bien la (seule) réponse à apporter ?  
   
Bombes fragmentation et au phosphore Enfant blessé à Gaza
Bombes à fragmentation et au phosphore (Ph. NYT)
Disponibilité catalogue, en stock, livrable de suite.  
Enfant rescapé de Gaza
De la graine de terroriste ?
Maintenant oui, peut-être!


Avant propos (Une incursion dans les méandres de références millénaires)

En guise d'entrée en matière de l'analyse qui sera développée ici - bien que, pour notre part, nous pronions une approche laïque et, par conséquent, non confessionnelle de résolution des problèmes -, nous aurons volontiers recours à quelques citations bibliques, servies en guise d'une introduction qui pourrait s'intituler :
" La violence qui entretient l'esprit de vengeance peut attirer et produire plus de violence encore "


Si l’on en croit la Torah (Ancien Testament), les choix  « humains » sont, bien souvent, contradictoires et d’autant plus difficiles à assumer que les avis peuvent diverger, selon les « bons » ou « mauvais » endroits (côtés de la barrière) où les hommes se trouvent :

20.10 Quand tu t'approcheras d'une ville pour l'attaquer, tu lui offriras la paix.

20.11 Si elle accepte la paix et t'ouvre ses portes, tout le peuple qui s'y trouvera te sera tributaire et asservi.

20.12 Si elle n'accepte pas la paix avec toi et qu'elle veuille te faire la guerre, alors tu l'assiégeras.

20.13 Et après que l'Éternel, ton Dieu, l'aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l'épée.

20.14 Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l'Éternel, ton Dieu, t'aura livrés (Extraits, non pas de la Charte du Hamas sur laquelle nous reviendrons, mais du Deutéronome)

Nb - Pour atténuer et rééquilibrer, il y a - aussi - les 10 commandements qui, selon Moïse, s'appliquaient au seul " peuple élu ". En réalité, il existe bien d'autres préceptes, dont certains peuvent être contestés dans leurs interprétations ou, pour le moins, considérés comme caducs et obsolètes ou propageant des théories (ex. créationnisme niant les constatations scientifiques) et superstitions nées dans des sociétés de l'Antiquité. En effet, pour tout citoyen "converti" à l'Esprit des Lumières et à l'humanisme français, les références du texte précédent - que l'on peut retrouver, aussi, sous d'autres formes et allusions, dans certaines sourates du Coran -, ne sont pas sans poser interrogation, ni être sources d'inquiétudes. Prises au premier degré (ce qui était d'ailleurs le cas à leur origine), et hors recul par rapport au contexte historique, elles peuvent être considérées - par les adeptes bornés et extrémistes de tous bords -, comme des appels au meurtre, à l'anathème, à la destruction ou au génocide.

Ou bien :

« Je suis un Dieu jaloux, qui poursuis le crime des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et quatrième génération, pour ceux qui m'offensent, et qui étends ma bienveillance à la millième, pour ceux qui m'aiment et gardent mes commandements » (Exode, 20 : 5-6, traduction du rabbinat français)

Ou bien encore :

« Maudit soit l'homme qui fait une idole sculptée ou fondue, abomination pour Yahvé, œuvre de mains d'artisan, et la place en un lieu caché. - Et tout le peuple répondra et dira : Amen » (Deutéronome, 27 :15)

 
Développement et analyse :

N'oublions jamais que, lors de chaque conflit, la propagande va bon train. Chaque partie avance, non seulement sous couvert de convictions, mais, surtout, de certitudes, d'images
et de clichés préfabriqués destinés à nous enrôler dans le tourbillon d'une bonne conscience qui se voudrait universelle (Cette fois, c'est promis, juré : il s'agit de la bonne et ultime... croisade. Il en ressortira, soit un "Nouvel ordre mondial", soit un "Nouvel ordre régional". Autrement dit, LA solution se trouve à portée de mains ou, plus exactement, de... canons et de bombes !

L'heure est alors aux stratèges, politologues, commentateurs et propagandistes de tout poil. Ils se mettent volontiers à l'oeuvre, sponsorisés en sous-main ou à leur insu par les industriels de l'armement, tapis dans l'ombre de la mort. Dans un fatras assourdissant, ils vont rivaliser de talents. Ils vont se faire un plaisir de doser un savant cocktail qui sera détonnant. Ils vont mélanger anathèmes et condamnations. En jetant de l'huile sur le feu, ils vont assortir leurs propos de déclarations haineuses et d'intentions supposées (censées être proférées, bien entendu, en réponse aux déclarations... de l'autre partie)

Voici donc la nouvelle façon de pratiquer l' « Art de la guerre » ?

Ils vont nous dire qui sera le premier à dégainer et donc celui qui, de bon droit, sera le premier à répliquer ou à anticiper l'attaque. Après avoir fait montre de cet étalage de savoir, d'autant de muscles que de force indiscutable, la question de l'après deviendra délicate. A Dieu ne plaise ! Nous savons d'avance qu'elle ouvre sur un abîme de souffrances, sur une part de vide, ainsi que sur cette terrible interrogation... Qui sera en mesure de détruire le plus ?

Dans un conflit de la nature de celui que nous évoquons, nous savons que les considérations religieuses sont importantes. Pour les religieux extrémistes, il s'agira - à leur façon, aussi - de distribuer les bons et les mauvais points, les bons et les mauvais rôles. A celui-ci reviendra le rôle Caïn, à tel autre, celui d'Abel.

Qui va se dresser dans la posture de David ? Nul besoin de dessin, nous avons déjà la réponse.

Puis, inévitablement, un jour viendra le temps du décompte,... celui des statistiques macabres et piteuses. Quant à l'enquête sur les crimes de guerre, elle arrivera bien plus tard, en son temps, si toutefois elle est autorisée par les Autorités militaires (Heureusement, il y a cette belle invention du secret défense). Pourtant, un jour ou l'autre, les mémoires - du moins celles qui ne pourront trouver le repos -, voudront se libérer.

Voilà déjà l'esquisse d'une question subsidiaire, mesurée à l'aune de la conscience humaine, quasi-universelle celle-là :
 
Combien vaut un Palestinien par rapport à un Israélien (ou l'inverse) ?

Eh oui mes amis, c'est réducteur la guerre ! Cette constatation nous donne aussi - et peut-être encore plus qu'à vous -, le droit de nous interroger sur vos turpidudes.

Le conflit de civilisation, vous l'avez - d'une certaine façon -, voulu et provoqué par... votre intransigeance. Maintenant, qu'il est là, bien installé, à vous de le gérer... sans en faire payer le prix aux autres !


Au-delà des images de guerre... vers quoi doit donc tendre cette analyse ?

Israël a déclenché le 27 décembre 2008 une opération dénommée « plomb durci » (ce qui suppose – sauf erreur d’interprétation – de faire, préalablement, « fondre » le plomb sous le feu des armes) dont la cible désignée est le Hamas, mouvement fondamentaliste armé palestinien qui contrôle, de fait, le territoire de la « Bande de Gaza »

Rectifions immédiatement le tir : « Plomb durci » fait référence à une comptine pour enfants, chantée à Hanouca, fête juive dite « fête des lumières », dont voici un extrait : « mon oncle m'a donné une toupie, une toupie de plomb coulé » Pourtant, il n’est pas certain que cette référence soit judicieuse dans la mesure où une guerre n’est ni un jeu d’enfants, ni un exercice sans conséquence dès lors qu’un « déluge de feu et de plomb fondu » vient, en représailles, s’abattre sur Gaza. A priori, nous ne pouvons donc établir de parallèle avec le feu d’artifice du 14 juillet, ni avec les valeurs d’un humanisme « à la Française » qui, après avoir été battu et rebattu, s’est forgé dans le creuset de notre Nation, en particulier au siècle des Lumières. Oui, je sais, « la guerre, c’est la guerre » Nul ne la fait par plaisir, si ce n’est à y être contraint, ce point de vue pouvant, d’ailleurs, être partagé par chacun des belligérants.

Nous allons donc aborder, ici, le problème isréalo-palestinien  sous quelque « angle d’attaque » dénué – si possible – de toute propagande officielle, d’où qu’elle vienne. A priori, ni amitié, ni hostilité vis-à-vis de quelque gouvernement que ce soit, « Merci Salomon » : cette terre, plutôt que de la diviser en deux, je préfère la voir attribuée à ceux qui en prendront le plus grand soin, sinon autant la partager en trois ou en quatre.

Tout d’abord, rappelons quelques faits et définissons le cadre de la discussion

Il faut s’être rendu en Israël pour savoir à quel point la question de la sécurité est importante et, à juste titre, obsessionnelle. L’Histoire est là pour le prouver (dont l’encerclement qui, en 1967 a précédé la « guerre des six jours » où Israël jouait sa survie), puis la guerre du Kippour (ou du Ramadan pour les Musulmans) en 1973, ainsi que, depuis lors, les attentats suicides…

De même, il faut s’être rendu en Palestine pour savoir à quel point les contraintes et le blocus israéliens sont très mal vécus par les Palestiniens qui ne sont pas tous, loin s’en faut, des terroristes, mais des Résistants, et non pas tellement des
« activistes » (idée le plus souvent véhiculée par une presse française depuis longtemps orientée et complaisante), mais des « combattants ». De même, la « colonisation » (ou implantation pour les Israéliens) étant très mal perçue par les Palestiniens se trouve, en toute logique, combattue. En dehors des attentats qui sont condamnables, il s'agit d'un combat essentiellement politique.

Qu'Israël réclame et exige le droit à la reconnaissance et à la sécurité, est un droit qui ne doit pas, ou plus, être contesté. L’Histoire et les hommes y ont constitué un pays ; c’est désormais un fait établi, même si l’on peut toujours contester la justification initiale et le bien fondé du projet sioniste (du nom de la colline de Sion sur laquelle est bâtie Jérusalem, l'idée portée ayant été celle de la création d'un " foyer national juif en Palestine ") Cependant, toute position ou prétention qui préconiserait la destruction de l'Etat d'Israël apparaîtrait comme « génocidaire » (au sens où certains sous-entendraient l'élimination de sa population) Etant, à l'évidence, odieuse en soi, elle est totalement inacceptable et devrait être combattue comme telle.

Que les Palestiniens réclament et exigent la reconnaissance et le droit à un Etat (dont la capitale serait un quartier de Jérusalem, Jérusalem-Est)  ne paraît pas davantage contestable Toute position ou prétention contraire serait, tout autant, « génocidaire » ou privative de libertés et de droits fondamentaux. Etant totalement inacceptable, elle devrait, de la même façon, être combattue comme telle.

Reste donc à trouver les conditions d’application et de mise en œuvre de cet équilibre que l’on sait fragile, d’autant plus fragile que cette région est – ce n’est pas un fait nouveau –, régie par des rapports de force permanents.

Soyons sérieux et appliqués dans l'énoncé des justifications avancées

Il faut savoir distinguer entre fond du problème et prétextes avancés, ce qui revient à dire que mieux vaut ne pas prendre les citoyens du monde pour des naïfs et, encore moins, pour des imbéciles.

Tout d’abord, évoquons la rupture de la trêve par le Hamas. Il est avéré que le Hamas a repris ses tirs de roquettes artisanales sur les localités proches de la frontière dont, en particulier, la ville de Sdérot (autrefois territoires palestiniens), mettant en danger la vie et la sérénité des Israéliens qui y habitent désormais (ou qui essaient d’y vivre)

Bien entendu, on peut reprocher aux Palestiniens du Hamas des actes de guerre qui frappent indistinctement les civils et qui, partant, peuvent être qualifiés d’actes terroristes. MAIS… Imaginons que dans un monde rêvé – qui ressemblerait à l’ambiance feutrée des Salons des Chancelleries –, le Hamas détiennent des armes sophistiquées lui permettant d’atteindre spécifiquement des cibles militaires, pourrions-nous avancer pour autant qu’il soit fréquentable, du seul fait que l’on jugerait qu’il mène une guerre de type « conventionnel » ? N’attendons pas de réponse du côté du « langage des armes » Si les armes pouvaient vraiment parler et être utilisées avec fair-play, cela se saurait déjà ! 

Les Palestiniens ne disposant pas d’armements sophistiqués (ce qui, dans l'état actuel des choses, risquerait incontestablement de créer une déflagration plus grave encore), utilisent ce qu’ils trouvent sous leur main, tantôt des pierres (première et seconde Intifada), tantôt des armes basiques dont seuls les hypocrites peuvent regretter leur manque de précision à atteindre des cibles militaires.

D’ailleurs, la notion de terrorisme demeure toujours relative. Elle l’a été, aussi, en leurs temps pour la Haganah et l’Irgoun, organisations juives qui ont combattu la puissance mandataire anglaise dans la période qui a précédé la création de l’Etat d’Israël. Certes, les causes diffèrent toujours, mais qui décide, en fin de compte de leur justesse ?

La solution n'est pas du côté des armes

Est-ce que la dépendance dans laquelle Israël maintient les Palestiniens (fourniture restreinte et sous contrôle étroit de l’électricité et des carburants) n’est pas, tout autant, à considérer comme un acte de guerre d’une extrême gravité ? Que dire, aussi, de la destruction des pistes de  l’aéroport international de Gaza par l’armée israélienne, rendu inutilisable (en 2000, lors de la seconde Intifada) après qu’il eut été livré flambant neuf et inauguré par Bill Clinton, en novembre 1998.

La réalité et la cruauté des faits sont bien présentes : l’économie gazaouie s’est effondrée après avoir été détruite. Le chômage atteint désormais des sommets : plus de soixante pour cent (et maintenant plus des trois-quarts) de la population active est touchée. Le territoire doit sa survie à l’aide internationale.

Dans la période récente, le pari risqué du gouvernement israélien a consisté à « punir » les Palestiniens pour atteindre le Hamas. C’est maintenant l’inverse qui risque de se produire (un regroupement politique autour du Hamas de tous ceux qui estiment ne plus rien avoir à perdre, hors leur dignité... au sacrifice de leur vie) La réalité qui s'en est suivie peut être résumée ainsi : depuis un an et demi, la bande de Gaza est devenue, au pire, une prison à ciel ouvert, et, au mieux (ce qui demeure relatif), un camp d'internement concentrationnaire tenu par l'armée israélienne. Ce qui est le plus choquant, ce n'est pas tant ce que je viens d'écrire pour tenter de décrire une situation et un ressenti, mais bien plutôt que certains extrémistes juifs aient pensé, non sans un certain cynisme, " laisser Gaza s'enfoncer ou se perdre dans la mer "

C'est ainsi que l'Etat d'Israël a laissé se créer, par défaut de considération, une " bombe humaine " à sa porte (Oui, il y a la charte du Hamas et son contenu... nous y reviendrons ; il y a, aussi, un Hamas qu'il va falloir faire évoluer)

Voici une parenthèse d'importance que je souhaite faire ici : l'assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin par un extrémiste juif, en 1995, fut un crime odieux commis contre la paix.


Bref retour sur Histoire. Il y a une décennie ou deux (presque à la façon d'un scénario à l’Afghane pour les Américains), le Hamas était un allié objectif d’Israël dans la mesure où il servait à affaiblir le Fatah de Yasser Arafat, alors l’ennemi désigné (que certains Israéliens voulaient, déjà, supprimer) Sans encourager officiellement le Hamas de l’époque, Israël n’a rien entrepris, non plus, pour freiner son développement.

Certes, il y a  donc bien eu rupture d’une trêve toute relative par le Hamas (précédée, aussi, par quelques assassinats téléguidés de dirigeants du Hamas par l'armée israélienne) Il faut, de même, avoir l’intelligence de se poser la question de savoir où menait le statu quo précédent qui ressemblait à s’y méprendre à une impasse.

Une guerre tactiquement électorale

Le moment du déclenchement des hostilités a été soigneusement choisi par le gouvernement israélien : entre Noël et le jour de l’An. Avantage supplémentaire dans l’esprit de ses instigateurs, la période correspond à une inter vacance du pouvoir aux Etats-Unis (le feu vert officiel de George Bush ne peut être considéré comme une référence)

A l’évidence, l’opération israélienne n'est pas dénuée d'arrière pensées électoralistes. Les élections législatives en Israël étant prévues pour le dix février 2009. Les faucons, dont Tzipi Livni et Ehoud Olmer en tête, pensent pouvoir « tirer les marrons du feu », mais à quel prix ? Un prix sans doute plus élevé politiquement que celui payé pour la guerre contre le Hezbollah au Liban en 2006, qui s’est plutôt soldée par un échec.

Des " dégâts collatéraux " sans précédant

En tout cas, une chose est déjà certaine. La terreur et le traumatisme causés par les bombardements israéliens risquent de « convertir », y-compris dès leur plus jeune âge, les enfants de Gaza à la cause du Hamas ou à des thèses radicales qui s’en inspirent fortement. C’est donc un cycle de haine et de violence qui vient d’être ré-enclenché. Il va annihiler pour longtemps encore les efforts de ceux qui ont pu œuvrer à créer les conditions d’une paix, pour de bien faibles résultats jusqu’à présent.

En outre, les dégâts collatéraux risquent d’être sérieux, non seulement à Gaza. En voici un exemple :
dans les premiers jours du conflit, le simple fait de voir à la télévision  des « communicants » de l’armée israélienne, ainsi que leurs relais, porter fièrement la kippa tout en vantant la qualité des frappes chirurgicales est une image bien surprenante. « Confessionnellement et communautairement » parlant, et par assimilation, elle n’est pas de nature à rendre particulièrement sympathiques ceux qui chercheront ostensiblement à faire de même en public, quelque soit le pays. Ceux-là même auront beau jeu de parler d'hystérie et d'antisémitisme à leur encontre, ce qui, comme à l'accoutumée, servira à détourner l'attention d'une situation que les plus bornés des intégristes continueront à refuser d'analyser.

Pourquoi donc cette sempiternelle restriction ou réticence à ce que
les tenants et aboutissants du conflit ne soient sérieusement exposés ? Les coupables et responsables désignés à la vindicte populaire ne peuvent, en effet, être durablement considérés comme les seuls et uniques coupables, en particulier en l'absence d'un exposé équitable des faits et d'un procès ou débat contradictoire.

En conséquence, il est temps, aujourd'hui, d'engager le débat (j'allais dire le dialogue) en termes de
« coresponsabilités » afin de contrer les dérives « communautaristes », à tendance racistes et sectaires, importées sur le territoire français.

Pour en revenir au conflit, je suis toujours surpris de voir ou d’entendre utiliser dans la presse française le terme hébreu de Tsahal pour désigner l’armée israélienne. A chaque fois, j’ai l’impression que les journalistes ou les commentateurs proposent de conter les aventures d’une troupe de boy-scouts qui aurait préalablement reçu la bénédiction d’un rabbin. Or, il n’en est rien. Comme dans toutes les armées du monde, l’armée israélienne est chargé de faire la « sale besogne »...


René Rouzioux-Saens,

7 janvier 2009, complément
et actualisation du 9/01/2009


voir aussi la chronique intitulée : Jerusalem vaut bien un poème

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