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Les Chroniques de René Saens voir aussi : Presse à la Une
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…  Le onzième commandement !    

       Au pays des songes : A la recherche du commandement perdu.

Avertissement - Cette présentation regroupe deux chroniques au contenu assez dense (à la fin de cette page, un lien vous conduira vers le second article, plus analytique). Sur la forme, toutes les deux font référence à l'univers des rêves et à ce qu'il comporte de fantaisie. Sur le fond, elles traitent d'un sujet "explosif" : l'emprise des religions sur la société (c'était pour hier) ! Questions induites : quelle force ou sagesse ont-elles conservée aujourd'hui ? Quel peut bien être leur apport pour demain ?

Le combat se poursuit, éternel, entre le bien et le mal. Pour l'individu, un choix potentiel entre liberté de croire et de ne pas croire, entre expression personnelle et contrainte sociale, entre archaïsme et modernité. D'une certaine façon, entre "possession" d'idées anciennes, superstition et... nouvelle révélation.

Considérant la démarche, l'exercice n'est pas gratuit. La question est la suivante : sans le support de l'histoire (quelle soit belle, atroce, sublimée, réelle ou inventée), peut-on croire en Dieu ? Peut-on imaginer que, dans cette hypothèse, le commun des mortels puisse parvenir à un niveau de spiritualité qui ne soit pas inférieur ou même transcendé ? Cette épreuve paraîtra probablement difficile et particulièrement cruelle à certains. Alors, avis aux amateurs, à ceux qui veulent bien se risquer à la tenter..

Attention, certains propos crus (et parodiques) peuvent choquer des oreilles chastes. Pour adultes seulement.
L'auteur revendique - à titre ponctuel -, le droit d'utiliser cette forme d'écriture "décomplexée" par rapport au tabou que représente, en règle générale, toute esquisse de critique à l'encontre des traditions religieuses ou, plus précisément, des conditions dans lesquelles elles ont vu le jour (en résumé, des sociétés tribales et patriarcales où l'idée même d'égalité ou de démocratie était inconnue) Les deux récits sont aux antipodes l'un de l'autre. Entre les deux, ménagez-vous une pause, c'est conseillé (si vous n'avez pas au moins une demi-heure à y consacrer, ne commencez pas, revenez plus tard)  A ceux qui pourraient en ressortir décontenancés, précisons qu'il existe un remède, un contre-coup (non remboursé par la Sécurité Sociale, hélas), une sorte de bible (de l'anti culpabilisation), un contrepoint et un antidote à la désespérance, l'ouvrage de René Saens " Parfums, Saveurs et Couleurs de Vie".

Le premier texte qui vous est présenté ici est l'exception qui confirme la règle. Il n'est pas représentatif des écrits de l'auteur (le récit qui va suivre a une vocation pédagogique, le contrepoint viendra à son heure, dans la seconde partie)


Ndlr - Cette fois encore, nous vous présentons un texte inédit, un dialogue pris sur le vif où les traits d'humour se télescopent et nous interpellent. Récit qui pourra paraître un brin caustique et iconoclaste dans un environnement que certains « milieux autorisés », pour reprendre l'expression de Coluche, autrement dit élites autoproclamées détentrices de certitudes non vérifiées -, voudraient aseptiser.

Or, nos sociétés, traversées par des courants médiatiques divers et variés, invitent pourtant à un dialogue capable d'adapter et de rénover les dogmes anciens. Contrairement à ce que fut une réalité passéiste qui se prolonge encore aujourd'hui, le débat ne devrait être, ni accaparé par les idéologies
« communautaristes » dangereuses pour la stabilité et la paix sociale, ni occulté (ce qui reviendrait à vouloir casser le thermomètre). La vigilance doit donc rester de mise face aux dérives parfois sectaires (certaines avançant paradoxalement sous couvert d'une éthique, prétendue supérieure, sujette pourtant à caution ou à discussion). Concernant en particulier les relations entre société et religion, force est de constater qu'aucune des religions monothéistes ne semble, à un moment ou à un autre, avoir été épargnée par ce phénomène.

Perdure encore un combat d'arrière garde avec des affrontements - réels et potentiels - entre traditionalistes et rénovateurs. Pour les « esprits ouverts »
, mieux vaut courir le risque d'enfreindre quelques lois (même d'une pesante auto-censure), plutôt que de se priver de la possibilité de revisiter librement les idées reçues (ou autres préjugés) ! C'est ainsi que nous laissons au lecteur sa propre liberté de découvrir un texte qui oscille entre respect et irrévérence supposée... Une incursion téméraire dans le monde des tabous et dogmatismes qui, depuis des millénaires, régissent nos consciences. Il revient à chacun d'entre nous d'y associer la réalité historico-religieuse de son choix et, plus concrètement, d'en rechercher une adaptation ou transposition contemporaine.

Que vous soyez - ou non - croyant, souvenez-vous que l’auteur relate ici les fantaisies d'un rêve (ou d'un cauchemar, penseront certains) Sous réserve d'être, le cas échéant, lu et à interprété au second degré, nous souhaitons que ce récit puisse, aussi, avoir quelques vertus pédagogiques.

« Les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux »
Georges Brassens, " La mauvaise réputation "


Il y a quelques jours, avant de croiser Morphée et son univers de rêves prophétiques, je me suis endormi en interpellant Moïse. Quelle idée saugrenue me direz-vous ? En nulle autre occasion, je ne l’avais fait auparavant (je le jure sur mes grands dieux), du moins pas aussi directement. Non que je n’eusse cru bon de le questionner, mais l’idée même « d’oser » eut pu paraître étrange à beaucoup, et, en particulier, à mes coreligionnaires, mortels comme moi, fussent-ils - ou non - dûment circoncis (d'ailleurs, à ce stade, il n'est pas utile de préciser). Quelle prétention aussi !

De surcroît, quelle inconscience ! Envisager de relater même l’esquisse d’une telle évocation, il y avait de quoi s’attirer les foudres de plusieurs générations de gardiens du temple. En outre, ne devais-je pas m’interroger sur le sort qu'ils pourraient bien me réserver, à moi, l'humble créature de Dieu ? Courir le risque suprême, peut-être même la lapidation en place de Grève ! Plus concrètement, pourrais-je encore prendre Nadine (au téléphone), parler business avec le Baron Edouard ou accepter l'invitation de quelque media désirant inciter son public à tournicoter en rond autour de certitudes établies !

Plus sérieusement, après avoir commis une telle exaction, un tel crime de lèse-majesté, pourrais-je encore prétendre à la vie éternelle et au bonheur qui va avec ?

Et pourtant, Oui… j’ai Osée, comme le firent jadis les prophètes.

Comment pourrais-je, aussi, passer outre l'avis de ma mère : « Jésus, mon fils, à qui vas-tu faire croire toutes ces histoires ? » « Ecoute Maman… Laisse-moi je t'en prie. Je n’oublie pas que je suis ton fils, mais je suis grand maintenant, il faut me faire confiance ! » « - Fils renégat de ta famille ! Salaud de ton père » « Ecoute, Maman, maintenant çà suffit. Je suis un homme et je dois me faire respecter. Je ne suis plus un enfant. J’ai trente ans passés, tu sais » Ainsi, décidai-je de couper court à toute discussion…

Après avoir tué le père, je n’allais tout de même pas faire mourir de chagrin ma propre mère ! « Nom de Dieu » Pour un peu, je me serai laissé aller au blasphème. Non, décidément, je ne pouvais pas. Mes parents m’avaient trop bien élevé, et je les respectais, mes vieux !

Revenons-en, donc, à cette veille et début de Sabbat, c'est à dire à ce vendredi, jour de prière des musulmans, autrement dit à cette avant-veille de dimanche où j'étais censé me rendre à la messe (ou, soit dit encore, d'un point de vue républicain et laïc, en ce début de week-end « on ne peut plus tranquille », tant attendu par la majorité de ceux qui veulent tout simplement se détendre ou se changer les idées, sans pour autant vouloir faire entrer Dieu dans leur vie au moindre prétexte
... fut-il le Bon Dieu !) A peine endormi, j’étais déjà en transe ! Réveiller les morts et les saints pour les interpeller. Rien que cela ! Et pourtant, que vous le croyez ou non, c’est bien dans ces circonstances plutôt exceptionnelles que Moïse m’est longuement apparu en songe…

Après des débuts hésitants, nous avons, enfin, réussi à converser ensemble. Nous avons pris langue comme disent les avocats. Du jamais vu, du jamais entendu. C’est ce que je vais révéler ici (je souhaite que le lecteur-auditeur me pardonne de n’en donner sommairement que les idées principales car, comme tout un chacun le sait pour en avoir fait l’expérience, il est souvent difficile de se remémorer les termes exacts d’un rêve)

Surréaliste et… pourtant !

Je plante le décor... Sortant de mon corps, je me sentis soudain
comme « transporté ». Je fus littéralement aspiré ! Quelques secondes plus tard, à peine, j'atterrissais... au Mont Sinaï ! Mon enveloppe charnelle et corporelle semblait s'être évaporée. Seul un fil d'argent très ténu paraissait encore m'y relier. Je n'avais mal nulle part. Je me sentais bien et j'étais bien... Je me trouvais comme enveloppé dans un doux nuage molletonné et je baignais dans la lumière divine. Ah ! Je le précise aussi, car je pourrais l'oublier : j'étais dans la fleur de mon âge, c'est-à-dire jeune et beau, ce que je suis encore... relativement (j'exprime ici ce sentiment en ayant une attention particulière pour mes fidèles lectrices dont certaines m'écrivent pour me dire qu'elles ont hâte de rencontrer l'homme de leurs rêves : en réalité plus jeune que Michel Drucker et, plus contemporain encore, que BHL*, ce qui nous laisse un peu de marge !) (Ndrl - *Acronyme de Bernard Henri Lévy)

... Au détour d'un chemin tortueux et escarpé, j'eus soudain cette illumination : il (Moïse) cheminait là, rayonnant, à quelques coudées de moi. Le vieillard en apparence paisible qu'il semblait être devenu ne m'apparut pas, pour autant, être le  " Père fouettard " de l'image d'Epinal, du moins tel que j'avais pu l'imaginer jusqu'à présent. C'est probablement pour cette raison que, passée la phase d'observation, je décidai de l'interpeller... assez librement.

« Dis-moi, Moïse, il y a quelque chose qui me chiffonne. Dix commandements, tu n’aurais pas pu faire plus concis ? 
» Embrayais-je, néanmoins assez crûment - mais non sans un certain respect -, après les brèves salutations et banalités d’usage.

-    Dix, c’est deux fois cinq et, c’est – aussi – sept plus trois, chiffres bibliques s’il en est. C’est encore  douze moins deux, c'est-à-dire, très exactement, treize moins trois !

-    Tu te fiches du monde et... sans doute de moi par la même occasion ? répliqu'ai-je presque instantanément, me demandant si c'était du lard ou du cochon !

-    Dura lex, sed lex !
(Ndrl - la loi est dure, mais c’est la loi !)

-   
« N' déconne pas ! Pour le coup, c’est pas d' toi. Kiff pas, Mec, sur un sujet grav' ! » (j'avais l'impression d'être la réincarnation d'une racaille de banlieue répondant effrontément au Président de la République ou au Roi Salomon... déjà à cette grande époque !)

-    Je parle un peu latin... J'ai dû apprendre.

-    Hébreu aussi, je sais… accessoirement araméen et égyptien !

 « Zéro patate ! (Ndrl - aucune impulsion) On dirait JC (Jacques Chirac) en train de parler d'Europe ou de la construction de la Tour de Babel
» me dis-je intérieurement. « Une discussion qui, dès son commencement, part en vrille pour tourner au jus de boudin. S’il continue sur sa lancée, je ne vais rien en tirer du tout, c’est sûr ! » pensai-je encore, au comble de la déception. Pourtant, dans un sursaut d’intelligence, je réussis à me convaincre d’être patient... Renouer un dialogue interrompu depuis plus de trois mille ans, çà ne pouvait pas se faire d’un coup de baguette magique !

C’est donc la raison pour laquelle je repris :

-    A propos de ton histoire de buisson ardent, n'avais-tu pas fumé trop de H ou abusé du lait de gazelle ? Pour le lait de chamelle, je sais que tu n’en bois pas.

Je le sentis piqué au vif. En cet instant, il ne doit pas être le seul, pensai-je en mon for intérieur.

-    Ecoute, je ne t’autorise pas à me juger. J’avais affaire à des types impossibles. Je n’arrivais pas à m’en sortir. Les enc… ! Tous plus insupportables les uns que les autres : idolâtres, hypocrites, fourbes, rapiats, querelleurs, buveurs invétérés,
polygames, baiseurs, sodomites… La totale quoi !

-    C’est peut-être pour çà que l'espèce humaine a été prolifique, osai-je répliquer en guise de vaine compassion pour le genre humain
.

-    « Ne me casse pas les … avec çà », me tança Moïse d’un regard furibond ! Je fus surpris de la tonalité peu amène de cette réplique, attestant du caractère colérique de ce personnage biblique. Un naturel qui revient au galop, murmurai-je ! Probablement, le premier Ayatollah totalitaire de l'humanité, me risquai-je à penser ou, pour le moins, telle fut le fruit de ma réflexion [le chef religieux, initiateur et défenseur de l'intégrisme de sa nouvelle religion (considérée d'abord comme une secte par les religieux détenteurs de l'Autorité à laquelle il s'affronte, en devient, dans le même temps, chef politique et chef de guerre]

En tout cas, je demeurais consterné par tout ce que je venais d’entendre ! On le serait à moins. La réalité était affligeante : le quotidien poisseux, glauque, trivial ou trash pouvait-il s'élever au niveau des plus grands hommes et les faire chuter
de leur piédestal, y-compris les plus vénérés ? N'était-ce pas un juste retour des choses ou, peut-être même, une vengeance divine ? Hommes hybrides, prisonniers d'une mémoire révolue, fortement imbus de leur personnalité et minés par la gangrène d'un complexe de supériorité les rongeant de l'intérieur, ne méritaient-ils pas (tout comme nombre de politiques contemporains de tous bords ayant fait long feu) de figurer au palmarès ou à l'inventaire des plus grands super-menteurs de leurs temps (souvent aussi par omission) ? ... A quelques nuances près, pour rester objectifs. En certaines circonstances, du bon certes, parfois du mieux par rapport à l'existant, mais tellement de duplicité et de fables d'un autre âge ! Combien de jeux de pouvoir bien humains et tout aussi terrestres ? Combien d'allégories et de promesses bien différentes de la réalité de terrain, combien de vallées de larmes pour si peu de rivières où devaient couler de minces filets de lait et de miel ? Et puis... par intervalles, quelques éclairs de génie, de la sincérité et de l'engagement... juste ce qu'il faut pour sauver une carrière et emporter une adhésion éphémère !

 
« Voilà, maintenant, c’est bien parti », me dis-je après avoir surmonté ces réflexions contradictoires qui, bien que me laissant coi, me permettaient de reprendre quelque peu mes esprits. Après des débuts incertains, nous étions enfin entrés « à toute berzingue » (Ndrl - à donf, à un rythme soutenu et rapide) dans le vif du sujet.

Mu par je ne sais quel sentiment de repentance à l’égard de mes lointains ancêtres de la cent cinquante et unième génération à m’avoir précédé (nous sommes, je vous le rappelle, au vingt et unième siècle après JC !), j’osais pourtant poursuivre mon questionnement :

-    Est-ce bien vrai que mes… enfin… nos ancêtres se comportaient ainsi, qu’ils vivaient dans le péché et dans l’insolence à l’égard de Dieu ?

-    Pire encore, j' te raconte pas tout !

J’étais au summum de la consternation.

-    N’y en avait-il pas un qui était meilleur que les autres… comme à Sodome et Gomorrhe ? … Me risquai-je.

-    Si, moi !

-    Donc, si je comprends bien, les dix commandements sont tombés sur toi ! Tu étais le plus crédible et... quasiment le seul sur qui Dieu pouvait compter.

-    « Ouais » ! (Une expression qui me surprit vivement. Un relâchement surprenant dans le langage,
observai-je intérieurement. Voilà un homme qui, certes, n'exerce plus de fonctions officielles, mais... Peut-être s'agit-il d'une réminiscence lointaine de son contact avec les hommes rustres de son époque, lui concédai-je cependant... Me vint alors à l'esprit cette interrogation plus contemporaire : " Se pourrait-il que les hommes publics, voire même des Présidents, utilisent - parfois - un langage aussi peu châtié ou amène, en privé comme en public ? ")... 

J'avais l'impression que Moïse me contait, à la fois, ses faits d'arme et leurs coulisses moins présentables, mais plus réelles encore. Il poursuivit comme si je n'avais rien remarqué :

    ... Le travail m’échut donc (et aussi à mon frère Aaron). Pourtant, a posteriori, je dois reconnaître que l’Eternel ne me fit pas un cadeau..., un fardeau devrais-je dire, difficile à porter. Un boulet ce Peuple !

-    Alors, les dix commandements, maintenant je saisis mieux. Tu as voulu marquer le coup ! Tu n'avais pas d'autre solution pour les remettre dans le droit chemin.

-    C’est çà, mon fils, tu as - en gros - tout compris.

-    Oui, mais… dix, c’est quand même beaucoup ! Surtout, quand on sait que le cerveau d’un homme (je ne parle pas de celui - multitâches - de la femme) a déjà du mal à se concentrer sur une seule idée à la fois.

-    Comprends moi bien, il me fallait un truc, une réponse pour chaque situation, tant les déviances dont je t’ai parlé étaient nombreuses. Même les mecs couchaient ensemble… Je ne parle même pas du berger pervers. Remarque bien que la gente féminine ne trouvait rien à redire à çà, tellement elle en avait marre de les avoir sur le dos à longueur de journée... çà leur faisait des vacances ! D’un autre côté, j’avais affaire à des types cons, certes, mais pas dénués d’intelligence. C’était là tout le paradoxe. Mon idée fut donc de chercher à les rendre moins stupides, tout en leur faisant croire qu’ils étaient les plus intelligents.

-    Et donc capables de se souvenir d’au moins… sept commandements… Ceux qui les dérangent le moins ? Me risquais-je.

-    Oui, mais j'ai quand même voulu les maintenir à dix, non pas tellement pour faire un chiffre rond, mais comme condition sine qua non pour faire partie du Club de l'Alliance. Cotisation unique obligatoire : dix pour cent du revenu, plus méchoui sacrificiel périodique. Remarque que c'est peu, comparé à ce que représentent aujourd'hui vos 53 % de prélèvements sur le Produit National Brut.
De mon temps, nous ne connaissions ni le socialisme, ni la dictature du prolétariat, sa forme évolutive. Je connaissais seulement l'autocratie. C'était comme çà... à prendre ou à laisser, sinon exclusion d'office. Il faut dire que Dieu, mon Divin Mandant, avait mis la barre assez haut. Je dois admettre aussi que - au début du moins - j'ai du faire face à de nombreuses difficultés. Pour tout dire, j'ai même été confronté à un véritable cas de conscience.

-    Ah bon ! Lequel ? Parle-moi de cet enfer pavé de bonnes intentions.

-    Un jour que j'étais en contact avec Lui par channelling, IL m’a fait part d'une exigence bien précise et tout aussi surprenante : « C’est eux que j’ai choisis. Je les veux. Ils seront le Peuple élu ! » Quand j’ai entendu çà, je suis tombé sur le c.. !
« Comment peut-on être aussi maso ? », me suis-je dit alors. Tout le contraire de l'idée que je m'étais faite, celle du Dieu créateur de l'homme à son image !

-   A l'époque, j'imagine que çà a du faire l'effet d'une bombe... le scoop du millénaire ! Aïe, ce n'était pas gagné d'avance ! Comme pour notre Loto contemporain, les probabilités de gains étaient faibles. Et puis, à ce jeu là, ce ne sont pas les plus méritants qui gagnent, loin de là ! Que Dieu puisse se permettre de courir de tels risques (Ndrl - façon trader d'un monde virtuel)... ma foi, j'ai du mal à l'imaginer ! Dans une course de chameaux... parier sur des... (libre à vous de choisir - ou non - l'expression), il faut vraiment être inconscient... Autrement dit, miser sur le pire pour penser... (peut-être ?) aspirer au meilleur, n'est-ce pas contraire à toute logique... en totale opposition avec le bon sens le plus élémentaire ?

-    Au vu du résultat, IL n’a d'ailleurs jamais été tenté de recommencer ! IL était vacciné à vie. Mais, dans le cas d’espèce, c’était trop tard. Le mal était fait, comme on dit… Il faut savoir que Dieu, c'est pareil à la Justice : une fois une chose dite, il n’est plus possible de déjuger ! Dieu ne peut avoir tort, mon fils.
« Si on n'est pas d'accord, on démissionne ou… on la ferme ! »

-    Cà me rappelle la réplique d’un contemporain, murmurais-je.


-    Qui ? Questionna à son tour Moïse.

-    Tu ne le connais pas, du moins, je suppose que non. Et puis, je ne veux pas perdre le fil de la conversation.

-    Dis quand même, on ne sait jamais !

-    Je voulais parler de Jean-Pierre CHEVENEMENT (un inclassable entre revenant et "mort-vivant" politique ?).

-    Mais si, je le connais... Je m'en souviens. J’étais avec le Grand Saint Pierre le jour où il est venu frapper à la porte du paradis. Je vous livre ici un scoop : Dieu nous en a confié les clés en alternance avec Jean le Baptiste, Pierre l'Apôtre et Mahommet le Prophète. Moi, Moïse, j'ai renvoyé Jean-Pierre (Chevèvenment pour ceux qui ont du mal à suivre) en lui disant de s’en retourner pour remettre, si possible, un peu d’ordre au Parti socialiste.

-    Cette fois-là, tu as eu tout faux. Sauf perte complète de connaissance, il ne s’est rien passé de tel !

-    En tout cas, ce n’est plus avec des hommes du passé que je veux désormais avoir à traiter, mais bien avec TOI, Oh, mon digne arrière-arrière… petit fillot !

Je me sentis honoré de cette soudaine attention et considération. Pourtant, je restai interloqué... C’était probablement un piège ! « Dans quel souk ou Capharnaüm veut-il m’embarquer ? » M’entendis-je dire à moi-même. Il veut sans doute me refiler le bébé avec l’eau du bain, c’est à dire le Nil tout entier ! Ou encore me donner le bâton des prophètes (pour me faire battre) Vous l’avez compris, je n’avais nulle envie d’attraper la « patate chaude » Si j’acceptais, ce serait à moi – et non plus à BHL –
de me glisser dans la peau du culpabilisateur accusateur public numéro Un, le super-crack que rien n'effraie, qui sait jouer à tout et, en particulier, au « Je sais tout » (Pour faire court, la même chose que " Questions pour un champion ", mais réservé exclusivement aux intellos à l'ego démesuré, ainsi qu'à leurs condisciples, les masturbateurs de l'esprit, ceux qui connaissent déjà leurs réponses - et les disent - avant même que vous leur posiez vos questions !)

Avant de revêtir l'habit grand-guignolesque du
gesticulateur de service sur les plateaux de télévision, il fallait donc que j'y regarde (ou regardasse) à deux fois. Bien sûr, je n'ignorais pas qu'il y eut du grain à moudre et, plus prosaïquement, du blé à se faire en exploitant ce filon. Le véritable problème ne se résumait pourtant pas à cette basse considération matérielle. Ne risquerai-je pas, à mon tour - et à la vitesse de l'éclair -, de devenir sectaire, intolérant et d'une insolence coupable ? Ce n'était pas l'unique revers d'une médaille... à faire crever de jalousie tous les damnés de la terre ! Si j'avais l'impudence de le remplacer, c'est bien lui - le Bateleur d'une société ne sachant plus à quel faux-prophète se vouer - qui, pendant ce temps, se la coulerait douce avec Arielle, la nymphe emblématique des medias. Je la vois encore, de mes yeux, plonger - en tenue d'Eve -, dans l’eau turquoise des piscines de la maison du Maître, située en bord de mer. Tout le Gotha parisien, chez qui j'ai à l'occasion mes entrées, sait que celle-ci s'étage sur cinq niveaux et 750 m2 habitables, sertis dans la baie de Tanger. Imaginez maintenant l'inverse : la Naïade et moi, la Bête, ou encore vous dans la piscine ou ailleurs pendant que... ! (Un véritable challenge pour un Feydeau des temps modernes !)

Il me fallait pourtant revenir à une certaine réalité...
« Maintenant, me dis-je, c’est sûr. Si, à mon tour, je suis tiré au sort par Moïse… çà va me tomber dessus, dru sur la tête, MAINTENANT, avant que je n'aie le temps de dire Ouf ou de compter jusqu'à dix ! »

C’est ainsi que, flairant le danger, je tentai une échappatoire. Je poursuivis donc, en dissimulant mal mon émotion et mes réserves :


-    A vrai dire, les dix commandements… ce n’est pas ma tasse de thé. Je ne serais même pas loin de penser que c’est six ou sept de trop !


-    Ne blasphème pas, mon fils ! A genoux ! Souffre que l’Eternel ton Dieu te demande pénitence avant de te pardonner.

Je m’effondrai alors sur mon prie-Dieu, disant mon regret qu’il put si mal me connaître ou injustement me juger ou me comprendre. Puis, à court d’arguments, je me mis à déblatérer des jérémiades :


-    Avec toutes les lois et décrets que l’on a déjà en France - au moins cent mille au total -, plus toute la législation européenne, on ne s’en sort plus. S’il n’y avait que çà, mais il y a pire.

-    Ah bon ! Quoi ?

-    Je ne suis pas sûr d’être bon ou d’être le meilleur sur un tel coup ?

-    Et bien, justement, c’est pour çà que Moi, Moïse, je te veux. Je te choisis donc.

« L'hypocrite » pensai-je, « il est en train de me refaire le coup du peuple élu »

De plus, ajoutai-je non sans malice :
« Pour tous ceux qui ne sont ni choisis, ni élus (et qui pourtant s'y attendaient), çà va faire des déçus et des jaloux - voire des frustrés -, c'est sûr ! »

... Six heures vingt six pétantes
(vingt sept moins une, aurait dit Moïse). Comme le fit – jadis – le Peuple de Dieu aux premières heures de l'aube, mon radio réveil vient de se mettre en marche. J’entends l’animateur sortir la blague du matin, celle qu’il a préparée et qu’il sert comme un croissant chaud : « C’est Moïse qui arrive au Paradis. Dieu l’accueille en lui disant… »

Ah oui ! Bon Dieu… Moïse ! Je l’avais oublié.
Alors çà, Monsieur l'animateur, avoir osé interrompre un dialogue d'une telle importance, c'est carrément odieux... Où en étais-je ? Ah oui ! Pour le reste, nous règlerons çà plus tard...

C’est alors que, finissant de me réveiller en décillant les yeux, je commençai à voir très distinctement, sur ma table de chevet, une feuille de papyrus, format A4 quadrillée. Je lus, les orbites interloquées :

 « Onzième commandement, le vrai, l’authentique, celui qui peut remplacer tous les autres ». 

Je suis maintenant réveillé. Je regarde de plus près. Non, ce n’est pas vrai ? Je ne rêve pas (ou plus), c’est bien mon écriture !  Est-il possible que ce texte m’ait été confié durant la nuit, comme les écritures saintes ont été révélées aux prophètes ? Je relis. Je suis estomaqué !

Je bondis en criant : « J’ai gagné. Les dix commandements ont été remplacés par un seul… J’ai le feu vert du Grand chef...
Bon Dieu, çà a été chaud, mais çà passe quand même ! » 

La suite après çà [ PUB PUB PUB... ] Profitons de ces quelques moments de respiration offerts par notre partenaire... Vous pouvez aller là où je pense pour vous soulager des misères du monde.

Démarche logique après tout, puisque - au fil des siècles - les communautés et courants religieux nous ont permis de sortir d'une barbarie millénaire les mettant - aujourd'hui - (presque) à l'abri de critiques révolues. Simplifions, simplifions donc et... simplifions encore. Et même OSONS PASSER du négatif AU... POSITIF ! 

….

Maintenant, je m’adresse à vous, Frères et Sœurs. Le onzième commandement, celui qui m’a été confié durant mon sommeil, je n’en ferai révélation qu’en deux mille ...x? (je vous préciserai la date exacte en temps utile). Tout comme pour une 
« votation » qui serait l'apanage d'une société démocratique, je devrai avoir reçu au moins cent mille demandes en ce sens (à formuler par mail ou par lettre)

Croyez-moi, Joséphine, Oser relater cette vision, c'est comme « enfanter dans la douleur » pour n'en garder que le plaisir ! Quel privilège en effet de pouvoir donner ou, plus humblement, participer à la transmission de la vie... du corps et de l'esprit !

En outre, je viens de prendre conscience de quelque chose d'important : pour vous comme pour moi, à partir de ce jour, ami(e)s lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs, le bonheur éternel devra se mériter (toute personne bien intentionnée ne manquera probablement pas de me le rappeler à un moment ou à un autre) ! Mais, tout le bonheur (ou, à l'inverse, malheur que je récuse, mais que ils nous infligent) n'est-il pas, précisément, contenu dans le cheminement ?

Vous qui, en temps ordinaire, n'avez accès au chapitre, c'est-à-dire n'avez droit à la parole, je tiens cependant à vous rassurer : Le onzième commandement, ce n'est pas - et ce ne sera jamais : « Ferme ta gueule et... tais-toi ! »


... Le onzième commandement, je vous l'ai promis. Je tiendrais donc ma promesse.

Je sais qu'il est, à la fois, le plus inattendu (on a voulu vous faire croire que tout avait déjà été dit) et le plus attendu des commandements. Il est, par conséquent, difficile à révéler aux hommes. (l'univers religieux maschiste a souvent oublié qu'un homme sur deux est une femme, voire plus !)


Dans l’attente de cette sublime révélation (Ndrl - voir ci-après le lien proposé), je vous adresse enfin ce conseil : 

« Croyez en Dieu, si tel est votre bon plaisir et votre libre choix. Au besoin, référez-vous - mais sans contrainte aucune - à ses prophètes. Et, surtout, autorisez-vous à passer 
les faits religieux au crible de la Raison et de la "contemporanéité". N'oubliez pas qu'ils ont pour principal fondement les us et coutumes des civilisations anciennes, celles de nos ancêtres lointains, de même que, aussi et parfois hélas, les "positions" dogmatiques d'un passé révolu ! 

En affirmant ceci, je ne prêche donc pas pour ma chapelle. Je le dis parce que je suis persuadé que le Monde ne pourra que mieux s'en porter.

Lire la suiteNouvelle Révélation : tout ce qui a été dit ou écrit est... !  

René Saens,
Nuit et brouillard, à l'aube d'un matin nouveau
12 et 13 novembre 2007.

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(Ndrl - Nous respectons les croyances philosophiques et religieuses de chacun. Ce principe est à la base des libertés individuelles et de la liberté de conscience.
Cela étant, d'un point de vue ethnologique, tout concept idéologique ou religieux est à replacer dans le contexte historique et communautaire qui l'a vu naître. Sous le regard des Sciences sociales, il demeure sujet à analyse, approche critique et actualisation contemporaine)


En référence, pour mémoire ou information, voici le texte des 10 commandements,
selon le Livre de l'Exode (20/3 - 17) :
 

I - • 3 Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.

II - • 4 Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. 5 Tu ne te prosterneras  point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, 6 et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.

III - • 7 Tu ne prendras point le nom de l'Eternel, ton Dieu, en vain ; car l'Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

IV - • 8 Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. 9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 10 Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. 11 Car en six jours l'Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.

V - • 12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.

VI - • 13 Tu ne tueras point.

VII - • 14 Tu ne commettras point d'adultère.

VIII - • 15 Tu ne déroberas point.

IX - •16 Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

X - •17 Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. (Exode 20/3-17)

Parmi d'autres versions disponibles, consultez par exemple 
        >   celle de l'Eglise catholique de France,         cliquer ici

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