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Madoff, une affaire à 50 milliards de $ : l’arbre qui cache la forêt !
Chronique de René Saens


Madoff Ci-contre : Fac similé de l'ordre d'enquête diligenté par la SEC (Securites and Exchange Commission), à l'encontre des activités de Bernard Madoff, courtier frauduleux de Wall Street et gestionnaire de fonds spéculatifs montés en épingle.

Un 
« gendarme de la Bourse américaine », curieusemnent absent et, jusqu'à présent, plutôt aveugle dans ce genre d'investigation.

Cette fraude, véritable "affaire d'Etat", est en mesure d'ébranler tout le système financier

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Le « mode opératoire » est désormais connu : celui d’une fraude pyramidale, assez facile à décrire : des fortunes privées et des gestionnaires de fonds sont attirés par des rendements artificiellement « dopés » par de nouvelles astuces à la limite de la légalité, puis par des activités frauduleuses, mises en place par des « équilibristes de la finance » (Rappelons que B. Madoff n'est pas le seul
« joueur » dans cette affaire ; nombre d'institutions financières qui, depuis les années 2000, se sont lancées dans une spéculation frénétique n'ont rien à lui envier) L'attrait du gain est stimulé par de forts rendements garantis. Dans un contexte de croissance, l’effet d’ « illusion » collective va en s’amplifiant (la valeur des biens possédés ou censés être détenus en contre-partie des titres ou des valeurs de placement suit une courbe ascendante, de telle sorte que la spéculation s’auto entretient) La mécanique infernale peut fonctionner sans trop éveiller les soupçons sur le moyen terme, en particulier en période faste d’un cycle économique. Puis, lors d’un retournement de conjoncture, le système s’écroule par pans entiers. Le château de cartes tombe sous la pression des demandes de remboursement effectuées par les prêteurs et investisseurs qui doivent eux-mêmes faire face à leurs propres engagements. Elles ne peuvent plus être assurées par l'argent des nouveaux entrants, les premiers versements ayant déjà été dilapidés par le gestionnaire du fonds (ou encore parce que les valeurs portées officiellement dans les livres de compte se trouvent dépréciées sur les marchés) L'effet de ciseaux est alors inverse de l’effet multiplicateur ou exponentiel qui l’avait précédé. Il s'en suit un effet domino amplifié par les imbrications et interdépendances préalablement générées entre Etablissements financiers et qui, par réaction en chaîne, en vient à affecter très rapidement tout le secteur. Les « actifs pollués » deviennent invendables. Les montages complexes et les jeux d'écritures finissent par prendre au piège ceux-là mêmes qui s'y sont livrés.

C'est ainsi que le gestionnaire de fonds Bernard Madoff s'est trouvé au centre d'une gigantesque opération de "cavalerie" financière dont il a été l'acteur principal. Sa fuite en avant ne pouvait se prolonger indéfiniment.

Hier, financier à Wall Street, aujourd’hui escroc :  l'aboutissement d'un jeu dangereux

Bernard Madoff, est-il une sorte d'Al Capone des financiers de Wall Street, la violence physique en moins ? Escroc ou gangster, certes, mais avec un côté Robin des Bois pour gens riches, célèbres et bien nés. « Bernie », c'était son surnom, avait tout de l’homme d’affaires sympathique. Pour ceux qui pouvaient l'approcher, il savait se montrer généreux ou mettre sa générosité au service de sa notoriété. Au cours des années précédentes, il avait distribué des sommes conséquentes à des œuvres caritatives et culturelles (des dommages collatéraux sont d'ailleurs à craindre pour ces dernières.) Par l’intermédiaire de sa fondation, il avait même réussi à endormir l'attention des plus méfiants des épargnants, telle cette fondation intégriste juive de Salem, la Robert I. Lappin Foundation, qui milite pour la non intégration et l’interdiction du mariage intercommunautaire (plus grave en revanche, en termes de conséquences, pour la Fondation Elie Wiesel dont les objectifs sont de plus haute volée)

Anecdotique, oui et non ! Car lorsqu’il s’agit d’argent, les scrupules tombent vite – toutes confessions et professions confondues, à quelques exception près. La question de savoir d’où provient l’argent et quels efforts ont été requis en contrepartie de son obtention, devient secondaire, voire marginale ou accessoire, avant d’être oubliée ou dissimulée par l'auto propagande médiatique ou publicitaire.

Poudre aux yeux ou création de valeurs ?

C’est bien là le problème posé par les entreprises financières aux mœurs douteuses et à la justification économique incertaine. S’agit-il d’argent investi pour produire de véritables richesses, c’est-à-dire des biens et services utiles à la société et à ses membres ou d'une simple démarche spéculative ?

En réalité, les acteurs en question s'en soucient peu. Pour eux, il s'agit, prioritairement, de mettre en oeuvre tous les moyens pratiquables pour tirer, dans le minimum de temps, un profit maximal de l’économie réelle.

Quels sont les moyens déployés dans la recherche d'un tel résultat ?

Dans l'esprit de ces stratèges financiers, la fin justifie les moyens. Dans les faits, il s'agira de faire pression sur les firmes détenues afin d'augmenter les profits :
recours à des licenciements, augmentation des cadences, délocalisation dans les pays à faible main d'oeuvre…. Au niveau des revenus, le constat est là : dans le Produit National Brut, la répartition devient plus favorable aux revenus du capital au détriment des revenus du travail.

Dans les lignes qui vont suivre, nous allons nous livrer à quelques comparaisons, d'une part entre des activités de banque d'affaires, justifiées dans le cadre d'un développement de l'économie et, d'autre part, l'activité des "hedge funds" ou fonds spéculatifs qui n'en sont qu'une piètre caricature.

Des centaines, voire des milliers de Madoff ont encore pignon sur rue !

Madoff, est-il un cas isolé ? Probablement pas ! Des edge funds peuvent aussi être concernés. Les pratiques de ces intervenants deviennent contestables lorsqu'ils exercent une tromperie délibérée, comparable à une activité de faussaire.

A sa façon, Lehman Brothers faisait partie de ces gens peu recommandables lorsqu'il créait des titres basés sur des créances irrécouvrables (c'est cette même banque d’affaires aux activités spéculatives que Mme Christine Lagarde, Ministre de l'Economie et des Finances français en exercice, a dit regretter qu’elle n’ait été sauvée !)

Pourquoi utilisons-nous le mot de fausaire ? Ne constitue t'il pas une qualification excessive ?

La fausseté de la démarche vient du détournement d’activités qui, initialement, avaient leur raison d’être. Ce détournement est allé de pair avec la financiarisation à outrance de l'économie par des individus peu scrupuleux ou qui ont perdu le sens des valeurs, de même que l'esprit de responsabilité.

A l’origine, un besoin bien réel à combler : le financement de l’économie

Pour rassembler l'argent nécessaire aux investissements des entreprises en croissance, plusieurs moyens peuvent être utilisés : la Bourse et l’activité de banque d’affaires. Celle-ci est tout à fait justifiée lorsqu’elle est bien conduite (le signataire a, pour sa part, travaillé dans le cadre d'activités développées par le responsable de l’une d’entre elles – banquier installé à Paris et New York – pendant plusieurs années ; il en garde respect et estime pour le dynamisme et le charisme développés)

L'activité de banquier d’affaires couvre,
au sens large, une palette d'activités qui vont de la participation au rapprochement d'activités (rôle d'intermédiaire et de conseil en fusions acquisitions) à la recherche de capitaux (capital investissement) pour les apporter à des entrepreneurs dynamiques, de façon à renforcer - à la fois - les investissements, les structures internes (management) et l’assise financière des sociétés. Les entreprises en développement sont ainsi accompagnées dans leur croissance. D’une certaine façon, il s’agit d’un « pari raisonné » sur l’avenir, car tout repose sur l’appréciation de la qualité du plan marketing et du plan de développement (ainsi que, bien entendu, sur la qualité des hommes qui les mettront en œuvre)

Comment se rémunère le banquier d’affaires ? A partir de commissions perçues et de prestations de conseils fournies. L’intervention peut s’arrêter là. Si le banquier d’affaires est en même temps investisseur (c’est-à-dire qu’il gère des fonds investis en « capital développement »), le « deal » est différent. Il assure le « portage » financier de l’entreprise dans l’attente d’une revente avec bénéfice (il permet aussi un effet multiplicateur en ouvrant de nouvelles perspectives de crédit pour l’entreprise, en particulier dans le cas d’un LBO, ou financement par effet de levier) Multi investisseur, il réalise – en général – ses objectifs dès lors que ses choix ont été judicieux (malgré quelques déceptions et revers subis dans une minorité de cas) Le banquier d’affaires investisseur cherche à dépasser une rentabilité à deux chiffres sur l’ensemble de ses opérations. Il agit dans le cadre d'une gestion active et s'implique réellement dans le suivi et les orientations stratégiques (une illustration de cette façon de procéder a été donnée par l'ancien Président de Apax Partners,
Ronald Cohen, - voir à ce sujet, son livre intitulé : « le second rebond de la balle »)

Qu’en est-il des « hedge funds » ou « fonds spéculatifs » ?

A l'inverse, en ce qui concerne les fonds spéculatifs, l’activité économique productive est « nulle » bien que, paradoxalement, l’effet d’enrichissement escompté soit maximal ! En effet, il s’agit de passer « en flots continus » des écritures d’achat et de ventes sur titres, autrement dit de se livrer à une spéculation effrénée sur une estimation de valeurs futures, c’est-à-dire encore - en fin de compte - à participer à un gigantesque processus de spoliation au détriment des véritables acteurs de l'économie (celles et ceux qui, par leur travail au quotidien, sont à l'origine du fonctionnement des entreprises) !

La démonstration est faite : les « fonds spéculatifs » sont du vent !

Pourtant, ils attirent beaucoup de monde et autant d’espérances de gains faciles. La situation de ces fonds est aujourd’hui tragiquement difficile. Ce sont des « Madoffs » en puissance. D’ailleurs, nombre d’entre eux sont en rupture de remboursement. Après avoir essuyé de lourdes pertes depuis le début de l’année, ils ne sont plus en mesure de restituer les sommes d’argent qui leur ont été prêtées. Cela ne les empêche pas de continuer à faire tourner le compteur des pourcentages de frais perçus pour détention et gestion d’actifs. A titre d’illustration : Citadel (le fonds a suspendu les demandes de remboursements y-compris sur ses « véhicules » de placement censés être les plus liquides. Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de cessations de paiement) Il en va de même pour la plupart des autres fonds de même type, en particulier suisses.

On estime d’ailleurs que les fonds spéculatifs auront, à la fin 2008, fait s’évaporer la moitié de leurs valeurs estimées un an plus tôt. Il faut, bien entendu, relativiser puisque l’augmentation des années précédentes avait, elle-même, été artificielle. Toujours est-il que, aujourd’hui, avec cette affaire Madoff (sorte de "cerise sur le gateau des subprimes"), le pot aux roses est découvert !

Les défaillances en cascade risquent de se succéder. Est-ce que les Autorités de contrôle auront la déterminaton d’aller voir ce qui se cache derrière les performances de certains fonds, ainsi que d’auditer leurs procédures, très opactes, qui tendent à rémunérer prioritairement leurs gestionnaires ?

Dans l'exemple de la France, ce serait demander à des gens de l'ENA d'auditer leurs
« camarades » passés à des postes de direction dans le privé. Pourtant, dans un Etat de Droit, il faut veiller en permanence à ce que ne s'appliquent pas des règles non écrites qui, sur le long terme, conduisent au détournement de fonctions ou à une collusion-duplicité de gouvernance (telle que celle qui, au détriment du citoyen, viserait, tout en faisant le moins de vagues possible, à s'assurer des sinécures ou à s'attribuer indûment des renvois d'ascenseurs)

Madoff, l'escroc du siècle ? Peut-être sur les effets d'une manifestation de grande ampleur... En tout cas, il servira de bouc émissaire et de paravent à bien des vendeurs de vent (se reporter par exemple, à notre précédent article intitulé : Natixis, gaspillage de ressources et désastre annoncé, ainsi que les autres analyses que nous avons consacrées à la crise.) Madoff demeure, pour l'instant encore, l'arbre qui cache la forêt !

Rene Rouzioux-Saens,
Le 15 décembre 2008


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