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Natixis
: un énorme gaspillage de ressources pour un
désastre annoncé ! Chronique
de René Saens
NB - Article du 27/10/2008 - Depuis l'arrivée, fin 2008, de
François PEROL à la tête de
l'entité qui
chapeaute la Banque Populaire et les Caisses d'Epargne, la situation,
particulièrement dégradée, a
été
reprise en mains (recentrage sur les activités de la
banque).
Les actifs toxiques de Natixis ont été
cantonnés
dans une structure spéciale, dénommée
GAPC,
lestée de cinquante cinq milliards d'euros de
créances
à risque.
 |
Lire le communiqué de l'association de défense créée par les investisseurs individuels :
lettre_natixis_presse (format pdf) |
Ndlr
- Cet article est indépendant de toute action pouvant
être
engagée à l'encontre de Natixis et de
ses
dirigeants, même s'il peut y être fait
référence. Il s'agit
d'une analyse, de même qu'une illustration de
dérives
spéculatives
constatées dont nous tenons informés nos
lecteurs.
Les
thémes abordés ici font ressurgir, en toile de
fond, les
questions
relatives à une (bonne) gouvernance, qu'il ne sera plus
possible
d'esquiver. Nous aurons, par ailleurs, l'occasion d'y revenir.
Aujourd'hui, les préjudices évoqués ne
s'apprécient donc plus seulement
en espèces sonnantes et trébuchantes ou en
conséquences économiques. Désormais,
ils se
mesurent en termes
de confiance ou, plus exactement, de défiance à
l'égard des
équilibristes de la finance.
Informations
complémentaires : les résultats de Natexis
relatifs au troisième
trimestre 2008 ont été publiés le 13
novembre. Ils font état d'une
nouvelle perte de 234 millions d'euros, certes moins
prononcée
que sur les deux trimestres précédents,
particulièrement calamiteux (plus
de deux milliards d'euros de pertes cumulées en six mois)Notre
analyse ne s'en trouve cependant pas modifiée
fondamentalement,
d'autant que le quatrième trimestre s'avère
d'ores et
déjà compromis ;
la société a connu un " octobre noir " (plusieurs
centaines de millions
d'euros de résultats négatifs
générés sur les marchés
financiers et leurs
dérivés) Le produit bancaire
poursuit sa chute.
Natixis cherche
actuellement à vendre ses " bijoux de famille ",
dont son
activité assurance, rattachée à
l'activité
Services.
Conseil : rester à l'écart, sauf amateur de
sensations fortes.
Lorsqu'on
engage de l'argent dans des organismes financiers, la question est de
savoir si l'investissement va se retrouver dans du solide ou s'il va
servir à construire
des dunes de sable qui vont se déplacer au gré
du vent ou encore
être dispersées à la
première tempête.
Plus
prosaïquement, nous aurons l'occasion de revenir sur ces
questions pour suggérer d'autres formes
d'investissements respectant mieux les
intérêts des prêteurs et
des
emprunteurs. Il nous faut, en effet, prendre date, puisqu'il faudra
bien - un jour prochain et le plus tôt sera le mieux
-, reconstruire un système de financement de
l'économie sur des
bases saines. Une condition pour retrouver
l'efficacité dont nous
avons besoin.
(Article
du 27 oct. complété et mis à jour le
31/10/08)
NATIXIS
est né d’un rapprochement entre les banques
d’affaires et
d'investissement des réseaux des Banques populaires et des
Caisses
d’Epargne. La nouvelle entité a
été introduite sur le marché en
novembre 2006, au cours de 19,55 € par action.
A
l’issue de
l’introduction en Bourse, ses actionnaires de
référence détiennent
Natixis à hauteur de 68 %.
A
ce jour (octobre 2008), cette structure a spolié quelque
trois millions
d'actionnaires et « rincé » des
centaines de
milliers d’entre eux qui lui avait, trop
aveuglément, fait confiance.
L’ « aura » subsistante de ses deux
«
maisons mères » dans le subconscient des
épargnants aura donc été
fatale à nombre de ceux-ci. Plus graves encore et lourds de
conséquences, auront été les plans
tirés sur la comète et les mensonges
répétés des principaux dirigeants.
Dernier
chant du cygne, les « stratèges
» de Natixis ont lancé une
augmentation de capital, celle de la dernière chance, en
septembre
2008, pour 3,5 milliards d’euros. Après avoir
suscité des craintes,
l’opération a fini par être
bouclée in extremis (qualifiée de «
très
belle réussite » par son directeur
général, Dominique Ferrero) Sauf
que… la souscription de nouvelles actions a
été réalisée au prix
d’une
très forte décote, à 2,25 €
l’action, par rapport à son
précédent cours
de Bourse, conduisant à une nouvelle dilution de la valeur
des titres.
Examinons un instant, ce que vaut
aujourd’hui cette
fantastique « machine à brûler du cash
» qui continue pourtant à se
présenter elle-même comme le «
partenaire de ceux qui construisent le
monde de demain » (site Internet Natixis, rubrique
« Qui sommes-nous ?
»)
Une
diversification hasardeuse et désastreuse
Sous
l’égide de Charles Milhaud, Président
des Caisses d’Epargne et de
Philippe Dupont, Président des Banques Populaires, Natixis a
entrepris
une diversification tous azimuts, que ce soit en termes de produits ou
d’implantations géographiques.
Première
déconvenue,
la participation prise dans une société
américaine
chargée de garantir (en l'occurence d'assurer)
les « obligations pourries » liées au
«
subprimes » Cette société,
CIFG, à l’origine filiale de Natixis,
œuvre donc
dans ce qu’il est convenu
d’appeler le business du rehaussement de
crédit,
activité
directement exposée et impactée par les
défaillances en chaîne de
l’immobilier américain. Signe de
l’opacité de
la mondialisation
financière de l’économie, et de toutes
sortes
d’opérations « légales ou
légalisées en sous mains », ses
administrateurs ont
même pu transférer
son siège aux Bermudes (arrangements facilités
entre
avocats des
parties en présence permettant, aussi, une dispense de
publicité sur
transactions
douteuses, en limite ou en marge de la légalité)
Seconde
déconvenue, les deux maisons
mères de Natixis ont été contraintes,
en novembre 2007, de racheter
l’intégralité de CIFG et de
recapitaliser la société à hauteur de
1,5
milliards d’euros, charge que Natixis,
déjà mal en point, n’était
plus
en mesure d’assurer. Concrètement, cela signifie
aussi que, si
aujourd’hui, il fallait assumer le passif à risque
né des soixante dix milliards
d’euros de garanties de type « junks bonds
» ou d'engagements compromis
de CIFG (audition de Nicolas Mérindol directeur
général des CE devant la
commission des finances de l’Assemblée Nationale
le 20 février 2008),
ce sont les deux entités, Banques Populaires et Caisses
d’Epargne,
elles-mêmes, qui seraient compromises dans l'affaire, ainsi
que leurs
sociétaires.
Natixis
se
trouve également très exposée aux
activités qu'elle mène pour compte
propre sur les dérivés de crédit, sans
compter le haut niveau de risque
que la structure fait courir à ses actionnaires et
Clients en se «
jouant » ainsi de leurs
épargne et dépôts.
Sans
qu’il soit
besoin d’être devin, voici ce qui risque de se
passer : la faillite (ou la
mise sous tutelle) inévitable de CIFG va se terminer par des
pertes
colossales
(pouvant, potentiellement, atteindre une dizaine de milliards de
dollars, soit quinze pour cents des sommes garanties)
Une échappatoire a cependant
été provisoirement trouvée par la
société début septembre 2008 :
l'abandon par les créanciers (dans la plus grande
opacité)
d'engagements contre versements d'argent en liquide et
transformation de créances en actions (qui, en fin de
parcours, ne
vaudront plus grand chose) Les Caisses d'Epargne et les Banques
populaires pensent, ainsi, par un jeu d'écritures, se
débarasser du
fardeau CIFG. D'ores et déjà - et en pure perte
-, elles y ont englouti
plusieurs milliards d'euros. Bien entendu, les capitaux
spéculatifs en
seront les plus affectés, mais, aussi, les fonds de pensions
et
l’épargne des retraités qui les ont
alimentés à ce jour. L’homme de la
rue, le « citoyen du monde », lui, sera, certes,
peu enclin à verser
des pleurs sur ce sinistre.
[Cependant,
pour ces
gestionnaires
d'infortune, les conséquences pourront
être
d’une toute autre
nature... suivant le déroulement d'un
engrenage qui, selon l'angle d'approche retenu, ressemble, par certains
côtés, à un scénario
de type
mafieux]
Il
est à
craindre que NATIXIS soit aujourd'hui à
« valeur
nulle »
(il s'agit d'un euphémisme, puisque, dès
maintenant,
il
apparaît
que son passif et ses pertes d'exploitation compromettent la
pérennité de ses actifs et de ses
activités)
Sauf à se
moquer ouvertement du contribuable sous forme d'investissement
à
fonds
perdus, PAS UN CENTIME ne devrait donc plus, en toute logique, lui
être
accordé ! La seule solution pertinente, susceptible de
sauvegarder -
autant que faire se peut - l'emploi dans certaines de ses branches
à
peu près saines, sera le démembrement par
appartements
(sans oublier de
dédommager les actionnaires, prioritairement les
investisseurs
particuliers)
L’entité
NATIXIS, qui se retrouve plus que jamais en porte
à faux et en rupture de confiance (autant que de
liquidités), ne
dispose plus d’aucune chance théorique de survie.
Il est
même étonnant
qu’elle puisse encore exercer. Quelle bienveillance
et,
aussi,
inconscience, de la part de ses partenaires d'affaires qui, faute de
mieux ou pris de court, lui
maintiennent leur confiance (certains pouvant être,
eux-aussi,
des
spéculateurs résiduels qui terminent
de se livrer à leur jeu favori) Il est encore plus
surprenant
qu’elle
dispose de clients lui faisant l’honneur de ne pas avoir
retiré fonds et ressources. Pour combien de temps
encore ?
Quelques semaines peut-être ? Lorsque ces clients
imprévoyants vont se
réveiller, commencera alors pour eux un véritable
cauchemar éveillé.
Ils comprendront – hélas trop tard –
qu'une bonne
part de leurs
actifs aura été dilapidée ou que leurs
engagements
auront explosés! L'une des raisons de ce « retard
de
prise de conscience » résulte du fait que les
«
manipulateurs »,
faussaires ou rétenteurs d'informations, qui
dirigent NATIXIS
ont, dans un premier temps, cherché à
s'exonérer de toute publication
trimestrielle des résultats (informations initialement
rendues
publiques tous les six mois seulement ; à la vitesse
où évoluent
actuellement
les marchés, il s’agit manifestement
d’un déficit d’information pouvant
s’avérer particulièrement lourd de
conséquences)
Certains
clients grugés par des placements spéculatifs ont
déjà commencé à
attaquer en Justice Natixis et les Caisses d'Epargne. En mars dernier,
un organisme de HLM de Midi-Pyrénées a
reçu six cent mille euros en
dédommagement (jugement porté en appel) D'autres
assignations sont en
cours. Une partie d'entre elles auraient donné lieu
à transactions
financières.
Des
dirigeants à « valeur zéro »
: polémique ou réalité ?
Un
jour Warren Buffet, le célèbre milliardaire
américain, s’est permis de
donner le conseil suivant : « Investissez dans une entreprise
que même
un fou pourrait gérer, car, un jour, un fou en prendra la
tête ! »
Chez
Natixis, la situation semble… avoir
dépassé ce stade ! A différents
niveaux de la hiérarchie, certaines «
compétences » soulèvent plus que
des interrogations, que ce soit sur le plan humain ou
professionnel.
Précisons que la structure, qui
dépendait
précédemment des Banques Populaires, a,
à plusieurs reprises reçu des
blâmes. Ceux-ci portaient sur les incertitudes de
valorisation de
certains titres (par exemple, se reporter à la
décision rendue par la
Commission des sanctions le 24 juin 2004)
Plus
récemment, des
recrutements réalisés par Natixis appellent de
nombreuses réserves.
Cela va du recrutement d’une directrice de
l’informatique (rôdée
aux procédures de Calyon, autre structure du
même type, en difficulté, détenue par
le
Crédit Agricole) à celui d’une ancienne
magistrate (représentant le
Ministère public auprès du Tribunal de commerce
de Paris) réputée pour
avoir fermé les yeux sur les dérives et
indélicatesses d’affaires
douteuses traitées par cette juridiction à la fin
des années quatre
vingt
dix.
Dernière recrue en date, le directeur des
services
fonctionnels et de la gestion d’actifs, ancien haut
fonctionnaire
de
Bercy, déjà témoin actif –
à des
fonctions similaires –, d’un autre «
sinistre
économique », celui de la
société
Alcatel-Lucent (cours de 1,52 € au 27
oct. 2008) qu’il vient de quitter en octobre 2007.
Jean-Pascal
Beaufret* pourrait bien être l’un des hommes
qui aura l’insigne honneur de déposer le bilan de
Natixis.
Directeur
des Services fiscaux*, à la fin des années quatre
vingt dix, il est,
aussi connu, de sinistre réputation, par nombre de
contribuables et de
chefs d'entrepries. A
l’époque, proche collaborateur de Dominique
Strauss-Kahn, et en accord
avec son ministre de tutelle, il a fait diligenter des
contrôles
fiscaux d’une extrême violence
(qualifiés par certains de « dérives
fascisantes ») ou, pour le moins, n’a pas su
maîtriser le « zèle »
outrancier de ses Services (actions brutales, déloyales et
particulièrement néfastes ayant compromis ou
détruit durablement des
dizaines de milliers d'emplois sur la période) Il a
contribué à
amplifier le mouvement d'exode de plusieurs milliers d'entrepreneurs
et de plusieurs centaines de milliers de travailleurs
français vers le
Royaume Uni. Il est aussi mêlé à
certaines irrégularités
présumées qui ont parsemé la
carrière de l’ancien Ministre des
finances, aujourd’hui directeur du
FMI. Ce dernier a, jusqu’à
présent, réussi à passer au
travers les
mailles du filet (cassette Méry, ristournes et
dégrèvements fiscaux à
certains gros
contribuables, nonobstant l’affaire des faux en
écriture de la Mnef, la
Mutuelle des étudiants et des six cent milles francs
perçus à cette
occasion…)
*
(Ndrl - Quelques semaines après l'écriture de cet
article, Jean-Pascal Beaufret a été
licencié -
nov. 2008 -, dans des
conditions qui relèvent d'un système de
"malversations
publiques" à
grande échelle que nous avons déjà eu
l'occasion
de dénoncer. Ainsi que
le révèle le site Libération dans un
article paru
le 10 avril 2009 (1.5 millions d'euros pour regarder sa
boîte couler), alors
qu'il venait d'être congédié de chez
Alcatel, Beaufret a, en effet, été
embauché par son ex-camarade de promotion des cabinets
miterrandiens,
Dominique Ferrero. Il a reçu, en cadeau de bienvenue, un
"golden
hello" de 500.000 euros, suivi d'une rémunération
substantielle pour
ses quelques mois de présence chez Natixis, ainsi
que, en
remerciement de ses "bons services" une indemnité de 300.000
euros pour
préjudice ; le plus surprenant dans cette affaire, c'est
qu'il venait
de contribuer à faire perdre près de 3 milliards
à son entreprise !!)
Jusqu'à
une période récente, il faut bien
reconnaître que la crise de l’emploi
ne s'est pas fait sentir pour les
serviteurs titrés qui se sont montrés habiles
dans leur reconversion.
Ils pouvaient même prétendre retrouver un poste
honorifique ou un rôle
de
conseiller auprès d'un Président de la
République ou d’un Ministre qui
n’y voyait que du feu. Pourtant, cela paraît,
aujourd'hui, de plus en
plus compromis.
Epargnants,
exigez des informations... maintenant !
Concernant
Natixis, le conseil que nous pourrions prodiguer à tout
investisseur et
épargnant soucieux de préserver ses
économies est celui-ci :
selon l'expression consacrée, ne pas que attendre que
« les rats
quittent le navire » pour se poser des questions, bien que,
pour
l’instant, certains soient encore très
occupés à grignoter (plus
exactement à dévorer) les
dernières ressources de l'ensemble. Ne vous attendez donc
pas à
qu’ils vous préviennent avant qu’il
n’en reste rien ! Natixis,
c'est un résultat d'exploitation
littéralement en chute libre
en
2008 (- 1,318 milliard € au 1er trim. 2008 contre + 1,525
milliards €
au 1er trim. 2007 ; - 1,332 milliard € au second trim. 2008
contre + 0,889 millliard € au second trim. 2007,
soit, pour
chaque trimestre comparable, des différentiels compris entre
deux et
trois milliards d'euros) Des présomptions semblables
pèsent sur les
résultats du troisième trimestre 2008 qui -
théoriquement - ne seront
dévoilés officiellement qu'en 2009 !
Est-ce bien raisonnable
d'attendre jusqu'à cette date ?
En
clair, cela revient à décrire le risque comme suit
: les 3,5 milliards récoltés
à l'occasion de l'augmentation de
capital permettent à Natixis (le cas
échéant avec l'aide complémentaire
de ses deux actionnaires de référence) de tenir
jusqu'à la publication
des prochains résultats... pour constater aussitôt
que ces sommes
substantielles ont déjà disparu dans le
même puits sans fonds. Certes,
il s'agit de l'exposé d'un scénario catastrophe
que personne ne
souhaite, mais qui n'est cependant pas à exclure pour les
actionnaires
individuels. Ceux-ci se retrouveraient alors dans une situation de
pertes déjà connue, de type Eurotunel. Avec - de
surcroît -
malversations et informations qui pourraient être
qualifiées de
mensongères. D'où, cette recommandation
que nous formulons à
nouveau : la nécessité pour les porteurs
individuels de réagir dès
maintenant afin d'exiger un droit à l'information et,
dans un second temps, formuler des demandes de
dédommagement.
Survivance
des « vendeurs de vent
»
Outre
le fait que toute activité humaine doit satisfaire les
besoins de ses
Clients, qu'ils soient usagers ou consommateurs, elle doit
être dirigée
avec détermination et conviction, de même qu'avec
enthousiasme et
optimisme. Cela est toujours vrai. Je me permets d'ajouter, aussi, avec
intégrité (ce que les financiers oublient ou ont
trop vite tendance à
oublier aujourd'hui)
Pour «
crédibiliser »
leurs discours, des Etablissements comme Natexis ont, souvent, eu
recours à des
« vendeurs de vent », jouant davantage le
rôle de
propagandistes que d'analystes. Citons-en quelques-uns. Un
économiste, Marc
Touati - qui par ailleurs a des qualités, n'en doutons pas
-, dont le niveau de « pertinence » semble
inversement proportionnel à son aptitude à
inonder les ondes (capable,
en l’espace de
quelques semaines de faire preuve de beaucoup de contradictions,
spécialiste d’ « exposés
» difficilement audibles que certains journalistes
économiques
s'empressent parfois de relayer trop vite, sans prendre soin de
les confronter à la critique !) semble
s'être peu préoccupé de
l'évolution de Natexis. Pendant dix ans, il en
a été, pourtant, «
chef économiste » (à l'origine chez
Natexis Banques populaires) En janvier 2007, il laissé sa
place à
Patrick
Artus, directeur de la recherche. On peut, d’ailleurs, se
demander ce
que fait ce dernier dans pareille
galère ? Même si cela paie bien - avis, donc aux
amateurs - n'y
aurait-il pas nécessité de faire preuve d'un
esprit plus ouvertement
critique ? Sinon, quelle
confiance accorder désormais à tous ces gens appointés à
« vendre des mirages » ? (Ndrl
- Il n'est pas ou plus acceptable que la réalité
économique soit
enjolivée au point d'en être
complètement
travestie. Absence d'esprit
de responsabilité, incompétence
ou compétences inappropriées ne sont,
à ce
jour, considérés
comme des délits ; pourtant, nous ne saurions renoncer
à
en «
dénoncer » les méfaits)
Enfin,
et à l’inverse, nous voudrions marquer notre
sympathie
envers les femmes et
hommes compétents (car il y en a) qui travaillent dans les
structures
que nous venons de citer. Ceux-là sont largement exempts des
critiques
qui viennent d'être exposées.
Nous voulons
évoquer, en particulier, les
professionnels de la Coface (filiale de Natixis) qui ont du souci
à se
faire et, bien entendu aussi, les personnels des Caisses
d’Epargne et
Banques Populaires qui,
chaque jour, avec sérieux et application, font fonctionner
ces
Etablissements. Eux-aussi, subiront et paieront les pots
cassés d’une gestion préjudiciable
à notre
économie et désastreuse pour nombre de citoyens
de ce
pays.
René
Rouzioux-Saens *,
Le 27 octobre 2008
*
(Economiste
de formation,
devenu humaniste pragmatique
et,
accessoirement, esprit poète)
Pour
information, à la date du 27 oct. 2008, cours de Natixis :
1,43 €
(cours d’introduction sur le marché : 19,55
€ en novembre 2006)
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