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Natixis : un énorme gaspillage de ressources pour un désastre annoncé ! Chronique de René Saens

(Article du 27 oct. 2007, complété et mis à jour le 31/10/08)

NB - Depuis l'arrivée, fin 2008, de François PEROL à la tête de l'entité qui chapeaute la Banque Populaire et les Caisses d'Epargne, la situation, particulièrement dégradée, a été reprise en mains (recentrage sur les activités de la banque). Les actifs toxiques de Natixis ont été cantonnés dans une structure spéciale, dénommée GAPC, lestée de cinquante cinq milliards d'euros de créances à risque.
Natixis Lire le communiqué de l'association de défense créée par les investisseurs individuels  :
lettre_natixis_presse (format pdf)
Ndlr - Cet article est indépendant de toute action pouvant être engagée à l'encontre de Natixis et de ses dirigeants, même s'il peut y être fait référence. Il s'agit d'une analyse, de même qu'une illustration de dérives spéculatives constatées dont nous tenons informés nos lecteurs.

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Les thémes abordés ici font ressurgir, en toile de fond, les questions relatives à la gouvernance des Etablissements financiers qu'il ne sera plus possible d'esquiver. Les préjudices évoqués ne s'apprécient plus seulement en espèces sonnantes et trébuchantes ou en conséquences économiques. Ils se mesurent en termes de confiance ou, plus exactement, de défiance à l'égard des équilibristes de la finance.

Informations complémentaires : les résultats de Natexis relatifs au troisième trimestre 2008 ont été publiés le 13 novembre. Ils font état d'une nouvelle perte de 234 millions d'euros, certes moins prononcée que sur les deux trimestres précédents, particulièrement calamiteux
(plus de deux milliards d'euros de pertes cumulées en six mois)Notre analyse ne s'en trouve cependant pas modifiée fondamentalement, d'autant que le quatrième trimestre s'avère d'ores et déjà compromis ; la société a connu un " octobre noir " (plusieurs centaines de millions d'euros de résultats négatifs générés sur les marchés financiers et leurs dérivés) Le produit bancaire poursuit sa chute.

Natixis vends ses " bijoux de famille ", dont son activité assurance, rattachée à l'activité Services.
   
NATIXIS est né d’un rapprochement entre les banques d’affaires et d'investissement des réseaux des Banques populaires et des Caisses d’Epargne. La nouvelle entité a été introduite sur le marché en novembre 2006, au cours de 19,55 € par action.

A l’issue de l’introduction en Bourse, ses actionnaires de référence détiennent Natixis à hauteur de 68 %.

A ce jour (octobre 2008), cette structure a spolié environ trois millions d'actionnaires et « rincé » des centaines de milliers d’entre eux qui lui avait, trop aveuglément, fait confiance. L’ « aura » de ses deux « maisons mères » dans le subconscient des épargnants aura donc été fatale à bon nombre d'épargnants. Plus graves et lourds de conséquences, ils auront été les victimes de plans tirés sur la comète, ainsi que de mensonges répétés de la part de leurs principaux dirigeants.

Dernier chant du cygne, les « stratèges » de Natixis ont lancé une augmentation de capital de la dernière chance, en septembre 2008, pour 3,5 milliards d’euros. Après avoir suscité des craintes, l’opération a fini par être bouclée in extremis (qualifiée de « très belle réussite » par son directeur général, Dominique Ferrero). Sauf que… la souscription de nouvelles actions a été réalisée au prix d’une très forte décote, à 2,25 € l’action, par rapport à son précédent cours de Bourse, conduisant à une nouvelle dilution de la valeur des titres.

Examinons un instant, ce que vaut aujourd’hui cette « machine à brûler du cash » qui continue pourtant à se présenter elle-même comme le « partenaire de ceux qui construisent le monde de demain » (site Internet Natixis, rubrique « Qui sommes-nous ? »)

Une diversification hasardeuse

Sous l’égide de Charles Milhaud, Président des Caisses d’Epargne et de Philippe Dupont, Président des Banques Populaires, Natixis a entrepris une diversification hasardeuse en termes de produits ou d’implantations géographiques.

Première déconvenue, la participation prise dans une société américaine chargée de garantir (en l'occurence d'assurer) les « obligations pourries » liées au « subprimes ». Cette société, CIFG, à l’origine filiale de Natixis, œuvre donc dans ce qu’il est convenu d’appeler le business du rehaussement de crédit, activité directement exposée et impactée par les défaillances en chaîne de l’immobilier américain. Signe de l’opacité de la mondialisation financière de l’économie, et de toutes sortes d’opérations « légales ou légalisées en sous mains », ses administrateurs ont même pu transférer son siège aux Bermudes (arrangements facilités entre avocats des parties en présence permettant, aussi, une dispense de publicité sur transactions douteuses, en limite ou en marge de la légalité)

Seconde déconvenue, les deux maisons mères de Natixis ont été contraintes, en novembre 2007, de racheter l’intégralité de CIFG et de recapitaliser la société à hauteur de 1,5 milliards d’euros, charge que Natixis, déjà mal en point, n’était plus en mesure d’assurer. Concrètement, cela signifie aussi que, si aujourd’hui, il fallait assumer le passif à risque né des soixante dix milliards d’euros de garanties de type « junks bonds » ou d'engagements compromis de CIFG (audition de Nicolas Mérindol directeur général des CE devant la commission des finances de l’Assemblée Nationale le 20 février 2008), ce sont les deux entités, Banques Populaires et Caisses d’Epargne, elles-mêmes, qui seraient compromises dans l'affaire, ainsi que leurs sociétaires.

Natixis se trouve également très exposée aux activités qu'elle mène pour compte propre sur les dérivés de crédit, sans compter le haut niveau de risque que la structure fait courir à ses actionnaires et Clients en
se « jouant » ainsi de leurs épargne et dépôts.

La défaillance potentielle (ou la mise sous tutelle) de CIFG peut engendere des pertes considérables (pouvant atteindre une dizaine de milliards de dollars, soit quinze pour cents des sommes garanties). Une échappatoire a cependant été provisoirement trouvée par la société début septembre 2008 : l'abandon par les créanciers (dans la plus grande opacité) d'engagements contre versements d'argent en liquide et transformation de créances en actions qui, en fin de compte, seront dévalorisées. Les Caisses d'Epargne et les Banques populaires pensent, ainsi, par un jeu d'écritures, se débarasser du fardeau de leur filiale. D'ores et déjà, elles y ont englouti plusieurs milliards d'euros. Les capitaux spéculatifs en seront les plus affectés, mais, aussi, les fonds de pensions et l’épargne des retraités qui les ont alimentés. L’homme de la rue, le « citoyen du monde » sera, peu enclin à compatir sur ce sinistre.

[Cependant, pour ces gestionnaires d'infortune, les conséquences pourront être d’une toute autre nature... suivant le déroulement d'un engrenage qui, selon l'angle d'approche retenu, ressemble, par certains côtés, à un scénario de type mafieux]

Il est à craindre que NATIXIS soit aujourd'hui à « valeur quasi nulle » (il s'agit d'un euphémisme, puisqu'il apparaît que son passif et ses pertes d'exploitation compromettent la pérennité de ses actifs et de ses activités) Sauf à se moquer ouvertement du contribuable sous forme d'investissement à fonds perdus, PAS UN CENTIME ne devrait donc plus, en toute logique, lui être accordé ! La seule solution pertinente, susceptible de sauvegarder - autant que faire se peut - l'emploi dans certaines de ses branches à peu près saines, sera le démembrement par appartements (sans oublier de dédommager les actionnaires, prioritairement les investisseurs particuliers)

L’entité NATIXIS, qui se retrouve plus que jamais en porte à faux, en rupture de confiance autant que de liquidités, ne disposant que de faibles chances de survie. Bienveillance ou inconscience de la part de ses partenaires d'affaires qui, faute de mieux, lui maintiennent leur confiance (certains pouvent être, eux-aussi, des spéculateurs résiduels)
.

Certains clients grugés par des placements spéculatifs attaquent NATIXIS est ses actionnaies en Justice. En mars dernier, un organisme de HLM de Midi-Pyrénées a reçu six cent mille euros en dédommagement (jugement porté en appel) D'autres assignations sont en cours. Une partie d'entre elles auraient donné lieu à transactions financières.

Des dirigeants dont la compétence est à remettre en cause

Un jour Warren Buffet, le célèbre milliardaire américain, s’est permis de donner le conseil suivant : « Investissez dans une entreprise que même un fou pourrait gérer, car, un jour, un fou en prendra la tête ! »

Chez Natixis, la situation semble lui avoir donné raison ! A différents niveaux de la hiérarchie, le niveau des « compétences » rassemblées soulèvent de nombreuses interrogations.

Précisons que cette structure, détenue précédemment par les Banques Populaires, a reçu des blâmes à diverses reprises. Ils portaient sur les incertitudes de valorisation de certains titres (se reporter par exemple à la décision rendue par la Commission des sanctions en date du 24 juin 2004)

Plus récemment, des recrutements réalisés par Natixis suscitent bien des réserves. Cela va du recrutement d’une directrice de l’informatique issue de Calyon, autre structure du même type, également en difficulté, détenue par le Crédit Agricole) à celui d’une ancienne magistrate représentant le Ministère public auprès du Tribunal de commerce de Paris réputée pour avoir fermé les yeux sur les dérives et indélicatesses pourtant sur des affaires traitées par cette juridiction à la fin des années quatre vingt dix.

Dernière recrue en date, le directeur des services fonctionnels et de la gestion d’actifs, ancien haut fonctionnaire de Bercy, déjà témoin actif à des fonctions similaires, d’un autre « sinistre économique », celui de la société Alcatel-Lucent (cours de 1,52 € au 27 oct. 2008) qu’il a quitté en octobre 2007. Jean-Pascal Beaufret* pourrait être l’un des hommes qui aura l’insigne honneur de déposer le bilan de Natixis. Directeur des Services fiscaux*, à la fin des années quatre vingt dix, il est, aussi connu, de sinistre réputation, par nombre de contribuables et de chefs d'entrepries. A l’époque, proche collaborateur de Dominique Strauss-Kahn, et en accord avec son ministre de tutelle, il a fait diligenter des contrôles fiscaux d’une extrême violence (qualifiés par certains de « dérives fascisantes ») ou, pour le moins, n’a pas su maîtriser le « zèle » outrancier de ses Services (actions brutales et néfastes ayant compromis ou détruit durablement des dizaines de milliers d'emplois sur la période) Il a contribué à amplifier le mouvement d'exode de plusieurs milliers d'entrepreneurs et de plusieurs centaines de milliers de travailleurs français vers le Royaume Uni. Il est aussi mêlé à certaines irrégularités présumées qui ont parsemé la carrière de l’ancien Ministre des finances, aujourd’hui directeur du FMI. Ce dernier a, jusqu’à présent, réussi à passer au travers les mailles du filet (cassette Méry, a, en revanche, octroyé des ristournes et dégrèvements fiscaux à certains gros contribuables, nonobstant l’affaire des faux en écriture de la Mnef, la Mutuelle des étudiants et des six cent milles francs perçus à cette occasion…)  

* (Ndrl - Quelques semaines après l'écriture de cet article, Jean-Pascal Beaufret a été licencié - en nov. 2008 -, dans des conditions qui font penser à un système de "malversations publiques" à grande échelle que nous avons déjà eu l'occasion d'évoquer. Ainsi que le révèle le site Libération dans un article paru le 10 avril 2009 (1.5 millions d'euros pour regarder sa boîte couler), alors qu'il venait d'être congédié par Alcatel, Beaufret a en effet été embauché par son ex-camarade de promotion des cabinets miterrandiens, Dominique Ferrero. Il a reçu, en cadeau de bienvenue, un "golden hello" de 500.000 euros, suivi d'une rémunération substantielle pour ses quelques mois de présence chez Natixis, ainsi que, en remerciement de ses "bons services" une indemnité de 300.000 euros pour préjudice ; le plus surprenant dans cette affaire, c'est qu'il venait de contribuer à faire perdre près de 3 milliards à son entreprise !!)

Jusqu'à une période récente, la crise de l’emploi n'a donc pas touché les serviteurs titrés qui se sont montrés habiles dans leur reconversion. Ils ont trouvé sans difficulté un poste honorifique ou un rôle de conseiller auprès de tel Président ou tel ministre qui n’y voyait que du feu. Ce jeu de chaises musicales au nez et à la barbe des citoyesn, paraît cependant, aujourd'hui, de plus en plus compromis.

Epargnants, exigez des informations... maintenant !

Concernant Natixis, le conseil que nous pourrions prodiguer à tout investisseur et épargnant soucieux de préserver ses économies est celui-ci : selon l'expression consacrée, se poser des questions sans attendre que « les rats quittent le navire », sachant que certains sont encore occupés à grignoter les ressources qui leur ont été confiées.

Natixis présente un résultat d'exploitation en chute libre (- 1,318 milliard € au 1er trim. 2008 contre + 1,525 milliards € au 1er trim. 2007 ; - 1,332 milliard € au second trim. 2008 contre + 0,889  millliard € au second trim. 2007, soit, pour chaque trimestre comparable, des différentiels compris entre deux et trois milliards d'euros) Des évaluations semblables pèsent sur les résultats du troisième trimestre 2008 qui - théoriquement - ne seront dévoilés officiellement qu'en 2009 ! Est-ce bien raisonnable d'attendre jusqu'à cette date ?

Les 3,5 milliards récoltés par Natixis à l'occasion de son augmentation de capital permettent à la société (le cas échéant avec l'aide complémentaire de ses deux actionnaires de référence) de tenir jusqu'à la publication des prochains résultats...

Ces sommes disparaîtront-ellles dans le même puits sans fonds ? C'est un scénario catastrophe que personne ne souhaite, mais qui n'est cependant pas à exclure pour les actionnaires individuels. Ceux-ci se retrouveraient alors dans une situation de pertes confirmées, de type Eurotunel. D'où, cette recommandation que nous formulons à nouveau : la nécessité pour les porteurs individuels de réagir dès maintenant afin d'exiger un droit à l'information et, dans un second temps, formuler des demandes de dédommagement.

Survivance de
« vendeurs de vent »
versus personnels qualifiés et consciencieux

Toute activité humaine doit satisfaire les besoins de ses Clients, qu'ils soient usagers ou consommateurs. Cette remarque vaut, avec plus d'acuité encore, pour les activités bancaires.

Pour
« crédibiliser » leurs discours, Natexis et les établissments financers ont souvent eu recours à des « vendeurs de vent » qui jouaient davantage le rôle de propagandistes que d'analystes. Certains économistes ont aussi joué à ce jeu dangereux en étant, à la fois, prescripteurs et cautions techniques. 

Ce secteur de la finance rassemble aussi des femmes et hommes compétents qui sont à exclure des critiques qui viennent d'être exposées. C'est le cas, par exemple, pour les professionnels de la Coface (filiale de Natixis) et, bien entendu aussi, les personnels des Caisses d’Epargne et Banques Populaires qui, chaque jour, avec sérieux et application, font fonctionner ces Etablissements. Eux-aussi, subiront et paieront les pots cassés d’une gestion préjudiciable à notre économie et désastreuse pour de nombrex citoyens de ce pays.

René Rouzioux-Saens *,
Le 27 octobre 2008
* (Economiste de formation,
devenu humaniste pragmatique

et, accessoirement, esprit poète)

Pour information, à la date du 27 oct. 2008, cours de Natixis : 1,43 € (cours d’introduction sur le marché : 19,55 € en novembre 2006)


Pour prendre contact avec l'association des petits porteurs floués :

http://www.oprkn.com/wordpress/


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