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| | | | L'affaire
" Nouvel Observateur " : le torchon médiatique brûle
t'il ?
Journalisme* et déontologie, un
rendez-vous manqué ?
A
l’origine de ce coup de gueule, l’anecdote rapportée sans preuve par un
magazine, selon laquelle le Président de la République aurait adressé
un SMS très particulier à son ex-épouse quelques jours avant son
remariage (« Si tu reviens, j’annule tout ») Le Président Sarkozy a
dénié être l’expéditeur d’un tel message et
porté plainte pour « faux, usage de faux et recel »
Cette
" possible " affaire de détournement de ligne de portable n'est pas
sans rappeler l'attitude imbécile d'un employé d'un opérateur
téléphonique ou de son complice qui, de façon plutôt malveillante et
stupide, avait menacé le jeune fils du
Président. Outre le fait qu'il peut donc s'agir d'un faux, confectionné
à
dessein, que dire aussi de telles atteintes graves et de
telles immixtions affligeantes dans la vie privée des
individus, quelles
que
soient les circonstances invoquées par ailleurs en guise d'excuses !
Chasse
aux sorcières ou morsure d'un chien errant atteint d'une rage suspecte
? Un risque qui, un
jour ou l'autre, pourrait
atteindre le simple passant ayant commis l'imprudence
d'oublier de réagir lorsqu'il en fut alerté !
Voici en
tout cas le commentaire que cela nous inspire. Une grande pitié sans
compassion pour
ces "quelques" journalistes
qui ont perdu tout repère. A ces goujats racoleurs qui ne savent plus à quel subterfuge se raccrocher pour
rattraper un lectorat qui se
débine.
Une course poursuite qui nous semble emprunter les chemins de
la
démagogie populiste. Celle qui se saisit de la médisance et de
l'insulte
pour mieux vomir sa haine. Nous pensons que la responsabilité en
incombe d’abord à la Direction du journal
en question, incapable d’ailleurs (Ndrl
- à l'heure où nous écrivons) de s’engager sur la voie du
moindre
début de remise en cause ou interrogation.
Quel
salaire attendre d'une indignité ? Le résultat est connu d'avance. Le prix de la trahison de nos valeurs républicaines ne vaut et ne vaudra que bien amère pitance !
On
nous
réplique que l'information (si information il y a) n’a pas été
relayée par la
version papier, mais a été publiée dans les rubriques Internet. Est-ce
à dire que l’on peut tout se permettre sur Internet,
même engager la signature d'un journal ?
Nous
allons essayer de répondre à cette dernière interrogation. Peut-être
parce que nous sommes, le cas échéant, autorisés à aborder le sujet,
compte tenu que, pour sa part, notre magazine en ligne n'utilise
pas le support papier.
Eh bien, non, ou
plutôt oui, Messieurs,
l’éthique
journalistique, çà existe encore, quelque soit le support !
Cela
s’appelle d’abord la rigueur dans la recherche et l’exposé de
l’information. Sinon, le « déballage » auquel vous vous livrez devient
clairement identifiable. Tombez les masques ! Les écueils auxquels vous
vous trouvez confrontés sont, soit l’apologie (ici, ce n’est pas le
cas), soit la diffamation, avec une idée sous-jacente : la
probable intention ou volonté de nuire. A moins que, comme un malheur
n’arrive
jamais seul, nous soyons en présence d’un journalisme qui se met
lui-même en scène pour « générer » de l’information, quelle qu’en soit
la nature, selon une déviance bien connue (une fausse information ou
rumeur fabriquée puis colportée, suivie d’un « éventuel » démenti)
Un
interrogation aussi sur l’objet social de la société de presse : son
positionnement, soit en qualité de journal d’information (ce type de
support ayant, pour notre part, notre préférence), soit en qualité de
journal d’opinion (rien ne peut a priori être interdit, à condition que
la diversité soit respectée)
Il
existe aussi une
autre
alternative, celle de l’Essai, c’est à dire de l’étude et de l’analyse
dans laquelle un auteur (qui peut aussi être journaliste) livre aussi
son point de vue sous l'angle ou l'approche qu'il a privilégiée. Mais
encore faut-il qu’il y
ait analyse sur quelque chose qui en vaille la peine et qui ne prenne
pour prétexte un simple potin en circulation ! Autre registre
enfin,
celui de la parodie et de la caricature (autrement dit, de la bonne ou
la mauvaise blague), dans ce cas, il faut annoncer la couleur, car
c'est un exercice où l’Art est encore plus
difficile. N'est pas " Canard " qui veut !
Revenons-en
à
l’ « édition » Internet du magazine incriminé. Certes, et nous voulons
bien en convenir, ce médium permet une plus grande liberté de ton, qui
peut se traduire, à la fois, par moins de formalisme si l’on s’en
réfère à l’expression écrite traditionnelle et par une plus grande
liberté de ton (qui tendrait à se rapprocher du langage parlé). En
résumé, plus de spontanéité et de réactivité. Davantage de causticité
aussi, pourquoi pas ? J’y encourage.
Mais de là à se
projeter
dans la vision d’une version « spéciale Internet » où tout serait
permis ? Permettez-moi d’en douter. Il me semble que, dans le cas
d’espèce, le magazine est victime de son propre laxisme et/ou
inconséquence. Pour m’être rendu à diverses reprises sur le site en
ligne du Nouvel Observateur (en quête, moi-aussi, de diversité
d’information), j’ai été confronté avec stupeur, non seulement au
niveau relativement discutable – pour ne pas dire affligeant – de ses
blogs (dont je veux bien admettre qu’ils ont le mérite d’exister), mais
surtout au niveau particulièrement élevé de haine et d’insultes qui s’y
déversent, la plupart du temps sans aucun contrôle ou presque ! (Je
salue en revanche les internautes avec qui j'ai pu établir un dialogue
constructif lorsque j'ai "couru le risque" de participer à plusieurs
débats et forums passionnants sur ce même site)
Les
interrogations adressées au journal sont les suivantes : Quelle qualité
d’information proposez-vous ou désirez-vous proposer ? Quelle valeur
ajoutée d’analyse offrez-vous ou désirez-vous offrir à vos lecteurs ?
Ne
parlons pas encore, car c’est prématuré, d’une éventuelle « vocation »
éducative ou pédagogique (choisir entre tirer vers le haut ou entraîner
vers le bas ?) De cela, nous voulons bien reparler, dans une optique
positive et constructive… le moment venu, lorsque les interlocuteurs
seront prêts. D’ici là, nous espérons que ceux-là même voudront bien
ne pas avoir l’outrecuidance de se plaindre ou se lamenter
s'ils
constatent, avec nous, qu'une certaine Presse française ne va pas bien !
Difficile
aussi de ne pas faire le rapprochement avec les déclarations du PDG de
ce même groupe de presse, qui, il n'y a pas si longtemps,
souhaitait faire " franchir une nouvelle étape au site Internet "
et celles des impétrants nouveaux directeurs qui indiquaient "
vouloir continuer à faire un magazine en avance sur les tendances
politiques, sociales et culturelles ". Un résultat semble t'il en voie
d'être atteint « au-delà de la désespérance » !
René
Saens, 8 février 2008.
* Sous la
rubrique Autodafé du journalisme, aujourd'hui,
en invité
vedette, Airy Routier : ange exterminateur ou démon racoleur ?
Airy
Routier, grand reporter sur le déclin, mais journaliste au Nouvel
Observateur, auteur
du scoop en question, est, semble t'il, un "vieux routier" des
infractions caractérisées. Très proche du " zéro de conduite " si l'on
en
croit certains arguments très discutables développés dans son
livre " La France sans permis " (avec minimisation des infractions
routières pouvant causer des dommages graves et apologie de la conduite
sans permis) Une
grande gueule ne peut recueillir notre sympathie dès lors
qu'elle
propose à la vente une soupe indigeste. Le tenancier du
restaurant qui a perdu ses étoiles au Michelin, et qui héberge
cependant le cuisinier douteux, aurait-il oublié de lui
dire de se laver les mains et de fermer la porte des toilettes en
sortant ? Nous
pourrions, aussi, nous interroger sur le fait que celui qui
prétend " investiguer sur la situation mentale du Président " (source
Canal.obs) ne pense pas, en l'état actuel de son exposé, à consulter
sur la sienne propre ?
Nous
souhaitons que nos confrères intègres (que nous savons majoritaires en
nombre, mais pas forcément en voix), embarqués dans cette galère
d'avant naufrage, puissent se faire entendre afin
de redonner
meilleur cap à ce bateau médiatique à la dérive.
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| Voir
aussi les chroniques Solidarité
:
Pourquoi
? Comment
? Les
challenges de l'humanitaire Solidarité Actions
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d'information que vous souhaiteriez retrouver dans cette
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