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Les Chroniques de René Saens voir aussi : Presse à la Une

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Comment préserver et stimuler votre liberté de penser ?
La et les Pensée(s) du jour... à livre ouvert, Chronique de René Saens

PREAMBULE

Précisons l'enjeu de cette réflexion
   
Préserver et stimuler votre liberté de pensée : peut-être, est-ce un but que vous vous êtes déjà fixé ou un parcours initiatique sur lequel vous souhaiteriez vous engager ?

Sans vouloir vous offenser, il se peut que, jusqu'à présent, vous n'ayiez pas dépassé le stade des intentions ou des velléités d'action. Il se peut que, parfois, vous ayiez eu l'impression que la vie se jouait de vous. Un jeu, certes, dans lequel il vaut mieux ne pas courir le risque de jouer perdant !

Voir les choses en noir et gris ou bien en couleurs ?

Sauf à vingt ans, le temps passe vite, trop vite même. Le bon moment que vous attendez ne viendra probablement jamais, sauf si vous le provoquez !

En fait, ce déclic, dans votre for intérieur, à n'en pas douter, vous souhaitez qu'il arrive.

Vous espérez ce changement, mais ne savez pas quand il viendra, ni comment il viendra, car ce changement peut survenir en bien ou en mal d'ailleurs.

Peut-être, l'événement se produira-t'il à votre insu, lorsque que vous serez l'objet d'une provocation qui suscitera votre indignation : il se peut qu'un acte d'irrespect soit commis à votre encontre, faisant naître un violent sentiment d'injustice ou que vous soyez la victime d'un fait divers qui, du moins le pensiez-vous jusqu'alors, était censé n'arriver qu'aux autres... !

C'est pourquoi, attendre dans la passivité la venue de jours meilleurs est probablement un mauvais calcul. Mieux vaut aller à leur rencontre.

Dans le chapitre précédent, nous avons vu qu'il fallait commecer par se fixer des objectifs. Auparavant, encore faut-il prendre conscience des obstacles à lever pour les atteindre. En particulier, nous avons constaté qu'il fallait s'affranchir des aliénations dont notre quotidien était rempli.

Il peut s'agir de contraintes fortes, le cas échéant de blessures mal cicatrisées, voire même pas cicatrisées du tout. D'autres apparaissent comme des "prisons dorées" qui nous incitent davantage à la paresse qu'à la réaction salutaire.

Souvent, nous n'osons pas remettre en cause un quotidien qui nous pèse (cela peu être le cas sur le lieu de travail, mais pas seulement.) Certains n'osent pas réagir, car, d'une certaine façon, ils ont peur de perdre ce qu'ils ont, sans savoir ce qu'ils peuvent avoir à gagner en retour. Cette appréhension empêche aussi de se concentrer sur la construction de l'avenir.

Subir ou réagir ?

Sauf si vous faîtes cette lecture uniquement pour vous distraire, nous allons nous placer ici dans l'hypothèse où vous avez déjà effectué ou êtes sur le point d'effectuer un choix dont l'application va vous demander du courage ou, pour le moins, un certain niveau d'exigences.

Si c'est le cas, autant vous le dire d'emblée : vous faîtes partie d'une élite, minoritaire par définition. Il ne s'agit pas de vous inviter à rejoindre l'élite de la bien pensance (celle qui vit de ses privilèges en se payant sur la bête, entendez la société), elle regorge de postulants. L'élite dont je parle veut rassembler les ferments d'une "mieux pensance" (intellectuellement plus humble, mais d'autant plus honnête et respectueuses dans sa recherche)

Remettre en cause le politiquement correct, autrement dit la ou les pensées qui se veulent uniques dans leurs affirmations partisanses, n'a jamais été quelque chose d'aisé. Il faut y déployer du courage. D'ailleurs, il ne s'agit pas de tout rejeter en bloc, sinon les excès. Ce qu'il nous faut combattre, ce sont les travers, les égoïsmes de toute sorte, les déviations, prétentions et autres désordres qu'ils entraînent.

Combattant de la liberté, est-ce que cela a encore cours ?

Si vous décidez d'être ce combattant de la liberté, sachez que c'est bien de votre liberté qu'il s'agit. Par voie de conséquence, vous serez amené à devenir aussi un combattant de celle des autres. Votre (notre) combat est pacifique. Il se place sur le terrain des idées qui ont un objectif principal : le mieux être. Dans cette action, nous devons associer l'individuel et collectif.

Ce combat n'est pas un combat violent ou meurtrier. Il ne cherche pas l'élimination de la partie adverse. Ceux qui seraient amenés à penser ainsi sont, soit des irresponsables, soit des fous qui voudraient imposer leurs points de vue à la terre entière en usant de violence ou de contrainte, soit encore des sectaires anachroniques.

Vous l'avez compris, ce combat pour la liberté - la vôtre, la nôtre - est plus civilisé. Son carburant n'est pas l'agressivité !

Toutefois, il exclut la sensiblerie ou la pusillanimité (Ames trop sensibles, s'abstenir.) Cela suppose que nous allions au-delà de l'écume des jours pour découvrir de nouveaux horizons.
Pour ne pas en rester au superficiel, la démarche suppose de l'application et de la volonté. Elle ne peut se contenter de consensus mous, acquis faute de mieux et qui, en réalité, ne satisfont personne. Ils fragiliseraient et mineraient à terme notre société.

La démarche que nous vous proposons ici est tout le contraire du renoncement. C'est un chemin de découverte. Jusque-là, il avait été soigneusement dissimulé à vos yeux !

Alors, voilà :

Hier encore, une seule pensée, imposée à votre esprit* et à votre insu, pouvait vous asservir ou vous anéantir.
(*) "Paix à votre âme" si nous ne pouvons plus rien pour elle..

Ici, les rôles sont inversés. Nous considérons que c'est bien à vous, à chacun d'entre nous, que revient l'insigne honneur d'assumer librement ses choix.

Seul ? Non. Nous aurons à l'esprit quelques références. Ce message s'adresse à des adultes qui savent ce que les mots éducation et responsabilité veulent dire... Ils en connaissent les forces, les limites et les contraintes. Ce message n'est guidé par aucune volonté de puissance ou de domination, mais par une volonté... d'espérance !

Précisons la méthode

L'auteur qui vous accompagne dans ce raisonnement ne souhaite pas vous apparaître directif ou trop catégorique - ou juste ce qu'il faut - dans l'énoncé d'affirmations qui, cependant, récusent toute forme de démagogie.

Avant d'aller plus loin, gardons à l'esprit deux points importants : 

La première condition suppose que le lecteur veuille bien rechercher la diversité des sources d'information.

L
a recherche de sources d'information diversifiées sert d'appui et de tremplin à la réflexion. Elle précède l'analyse. Elle suppose de se libéer l'esprit des préjugés qui, à notre insu, conditionnent par avance notre libre arbitre. Faisons également en sorte de nous dégager du terrain glissant où nous entraînerait trop faciment toute forme de mauvaise foi.

La seconde condition suppose que soit
stimulé notre esprit critique, au sens constructif du terme.

En fonctionnant ainsi, nous sommes en possession des 
antidotes indispensables pour contrer les idéologies et les déviances sectaires véhiculées par les groupes de pression et les intérêts particuliers qui sont en permanence à l'oeuvre.

Par rapport au siècle passé, nous avons aujourd'hui une chance absolument énorme : depuis l'appartion d'Internet, lequel peut d'ailleurs véhiculer le meilleur comme le pire, le paysage médiatique a complètement changé. Il est beaucoup plus ouvert. Nous ne serons plus des "enfants de la télé", mais des enfants d'Internet. Nous pouvons communiquer et déjouer les restrictions mises en place par les dictatures de la pensée et leurs serviteurs zélés, rémunérés en conséquence.

Je vais vous proposer quelques exercices simples. Ils seront, de préférence, à pratiquer chaque jour ou à la semaine. La périodicité a de l'importance.

En tout cas, soyez convaincu(e) que ces exercices ne visent qu'un but : la conquête de votre libre arbitre. En effet, votre jugement ne peut être mis en quarantaine. A vous donc de le construire, de le structurer à partir de faits et d'analyses. Il vous faut réunir un maximum d'informations pour, à votre tour, être en mesure de les restituer en y adjoignant si possible une valeur ajoutée.

Voilà, c'était pour la partie un peu plus théorique, la plus rébarbative. Pour la partie appliquée, nous allons y ajouter de la... distraction !

C'est la raison pour laquelle votre serviteur a aménagé quelques étapes sur le chemin. Elles seront des aires de repos. Elles agiront comme des espaces de respiration. Malgré le caractère direct de certains propos, décochés comme des flèches, nous veillerons à préserver 
confort et intérêt de lecture.

Le temps de la réflexion est un temps consacré à la quête de sens : la vision précède l'action, les deux sont des éléments moteurs, l'une ne va pas sans l'autre

L'action suppose de ne pas perdre de temps. Pourtant, nous ferons aussi quelque chose d'assez inhabituel dont notre monde économique contemporain nous a privé : prendre le luxe de prendre sur le temps.

Quelle gageure, me direz-vous !

La société nous demande, nous impose même d'être productifs, voire hyper productifs. Ce n'est pas un homme d'entreprise qui vous dira le contraire. Faire en trente cinq heures, ce que qui, auparavant, se faisait en trente neuf, chacun connaît la musique ! De quoi soigner ses angoisses à coups d'anxyolitiques et d'anti dépresseurs dont les Français sont les plus grands consommateurs mondiaux !

Il faut nous dégager des raisonnements trop terre à tere pour nous placer sur une échelle de temps différente qui, au plan spirituel, intègre la conscience d'une action porteuse de sens.

Pour mieux comprendre, prenons un exemple. Visualisons notre système planétaire. Nous savons que la lune tourne autour de la terre en vingt huit jours. La terre tourne autour du soleil en 365 jours. Lequel est  le plus paresseux ou le plus rapide ? Aucun. La référence et l'échelles de temps de la terre et de la lune sont différents, chacun en ce qui concerne sa sphère d'influence si je puis dire. Cependant, ils appartiennent au même univers. Ainsi, en va t'il pour l'homme. Il peut avoir pour horizon le guidon de son vélo ou celui de la montgolfière ou de l'avion qu'il prendra afin de prendre de recul ou de la hauteur par rapport à sa propre existence. Cela étant, l'un ou l'autre peut vivre ou survivre, c'est selon.

Le temps plus long n'est donc pas celui de la nonchalance ou de l'oisiveté. Il induit des changements souvent bien plus fondamentaux.

Par conséquent, faute d'en être encore pleinement convaincu, tout ce qui pourrait vous apparaître ici comme de la digression... ne l'est pas !

Ce dont nous allons parler, c'est bien d'une ouverture sur les perspectives que nous offre le temps. C'est donc cette ouverture sur la vie que je vous propose.

Sans cela, je pense que la liberté n'a pas de sens. Vivre sans comprendre le monde dans lequel nous vivons serait suicidaire. Ce serait courir le risque de passer à côté de la vie. Pire, en  nous mettant à la merci des événements, nous serions dans l'iimpossibilité d'accéder à une forme de bonheur ou de bien être (ne pas confondre celui-ici avec une simple accumulation de plaisirs)

Une pensée à méditer et une réflexion à entretenir chaque jour

Même consommée à dose homéopathique, une seule pensée, réflexion ou méditation par jour (par exemple parmi celles qui vous seront proposées à l'issue de cette présentation) peut vous procurer une nouvelle liberté, vous ouvrir à une nouvelle forme de vie, en tout cas, vous donner l'occasion de porter un regard nouveau sur le Monde qui vous (nous) entoure.
Selon les circonstances, nous y ajouterons quelques touches d'humour, sur fond de coup de coeur ou de coup de gueule  (le cas échéant, nous aborderons quelques sujets tabous ou occultés par les cercles vertueux de la bien pensance et du politiquement correct)
 
Vous êtes donc les destinataires priviliégiés de cette invitation à parcourir notre itinéraire de réflexion.

A vous, lecteur-voyageur (lectrice) aguerri(e), nous proposons ce tour de circuit découverte... Puissent les frissons d'une approche plus audacieuse vous parcourir le dos. Ces plaisirs ne se refusent pas, sauf peut-être à soixante dix sept ans révolus, quand tout paraît joué, et encore, rien n'est moins sûr !

Si vous pensez connaître déjà
ce parcours, je vous invite néanmoins à le redécouvrir... Découvrir tout ce qui ne peut être distingué ou appris la première fois... Tout ce que vos yeux et vos oreilles ont zappé jusque-là !

Lecture conseillée : le matin, non pas à jeun, mais après avoir pris un solide petit déjeuner ! Cependant, rien n'empêche les plus toniques et courageux d'entre vous, de s'investir dans cette réflexion à tout moment de la journée. Mieux encore, si le besoin s'en fait sentir, lors d'un week-end de ressourcement auto-programmé, de préférence en dehors des bruits du temps et des fureurs de la vie et de la ville.

ITINERAIRE DE DECOUVERTE D'UNE FORME DE LIBERTE

Tout d'abord, Faisons Connaissance avec les Hommes et les Lieux

Même si l'endroit vous importe peu, c'est à partir d'un lieu magique, aux multiples facettes, en bordure de Loire, que j'écris ces lignes et que je m'adresse à vous. C'est un peu mon refuge, mon « Londres», ma résistance ou ma préférence, au moins pour le temps présent.

Près du fleuve sauvage auquel j'emprunte quelque ressemblance, j'invite ici le lecteur à effectuer ses choix...  Ceux dont j'ai tout lieu de penser qu'ils le feront plus sûrement grandir.

Dehors, dans le domaine des espaces - qu'ils soient grands ou plus restreints, voire même oasis précieuses à la survie du monde animalier, de la faune et de la flore -, certains semblent recevoir une attention soutenue. D''autres apparaissent comme laissés en jachère... En quelque sorte, un spectacle qui ressemble à la vie des hommes !

Au-delà, vers l'horizon, je parviens à apercevoir un boulevard, puis l'allée qui surplombe le chemin de halage. Selon les heures et les saisons, il accompagne le fleuve sauvage, soit dans sa nonchalence, soit dans l'expression capricieuse de sa vivacité. Puis, voici que, au loin, en obliquant vers la droite, le chemin ap
parait coupé par la travée d'un vaste pont (Ndlr - le Pont de l'Europe, remarquable par l'élégance de ses lignes, oeuvre de l'ingénieur et architecte espagnol Santiago Calatrava)

En remontant à contre-courant, voici qu'arrive enfin l'invitation à découvrir l'autre rive... Encore faut-il que le promeneur ait l'audace de franchir ce pont. Pour cela, il faut doit prendre une décision : passer outre le chemin qui se déroule là, tout droit sous ses pieds. Il apparaît comme tracé, "dirigé" ou contingenté à son intention par des Autorités qui se sont proclamées "compétentes", celles à qui vous avez, peut-être (sauf si vous en faîtes partie), délégué trop de vos droits et de votre autorité.

La décision, il faut la prendre ici, précisément à cette intersection-là où la nonchalance du promeneur (cet être trop souvent passif, voire parfois amorphe et sans but) est mise à rude épreuve.

Et, pourtant, je l'affirme spontanément, mais sans ingénuïté : " Que vive, à partir de cet endroit, votre imagination ! "

Pour chacun(e) d'entre nous, voici en effet l'occasion d'un nouveau départ. En tout cas, c'est ce que je suggère à votre esprit
créatif. Cette proposition vous concerne, vous le voyageur revigoré, le "chercheur de renouveau". En effet, en ce lieu magique où le choix est (encore) possible, chacun pourrait, s'il le voulait vraiment, partir à la reconquête de la (sa) liberté de penser !

Dans le contexte qui me sert d'abri, je ne revendique aucun mérite, sinon celui d'apprécier cette nature qui sait encore être potentiellement rebelle.
Je sais qu'une part incompressible de liberté lui sert de lit et de kit de survie.

Je ne suis que son humble serviteur. C'est pourquoi, cette liberté, je veux la conserver intacte pour la restituer, préservée des aggressions. Apprendre à la domestiquer et à la comprendre, oui, il le faut aussi.

Quel mérite ai-je encore à évoquer cette nature fougueuse ? Fougueuse, oui, mais pas aussi capricieuse qu'on le dit.

J'ai été et suis toujours, probablement plus souvent qu'à mon tour, sensible à la beauté des lieux... ainsi qu'aux austères épreuves et rigueurs qui les ont fabriqués, générés ou précédés. Même dans un cadre qui paraît idyllique, les injustices et les indignations ne sont cependant jamais bien loin, ni bien profondes ! Paradoxalement, ces dernières m'ont permis de mieux mesurer et apprécier, à leur juste valeur, convivialité et art de vivre (oserai-je prononcer les mots provocants d'aspiration au "bonheur" ou à la sérénité retrouvée ?)

Voici donc quelques moments d'un quotidien que j'ai plaisir à vous exposer. Il se nourrit d' "abstractions" plus concrètes qu'il n'y paraît. Même si elle vous paraîtra peut-être un peu longue, cette introduction a pour but de vous convaincre de la nécessité de nourrir et entretenir votre feu sacré.

Quelques inspirations et repères utiles

Permettez-moi d'ajouter ceci.

De temps à autre,
offrez-vous ce luxe insolent qui consiste à écouter votre "petite voix intérieure". Elle est insignifiante, pudique, réservée. Elle n'ose sortir de vous. On va a tellement dit ou fait comprendre de la refouler. C'était tout juste bon quand vous étiez enfant, quand vous récitiez une poésie à l'école (depuis, vous vous êtes fabriqués une cuirasse, dure, résistante à toute épreuve) !

En temps normal - dans le brouhaha des jours -, cette "voix intérieure" venue du subconscient ne peut se faire entendre des esprits prisonniers du quotidien. C'est pourtant elle qui sera en mesure de vous dire ce que votre moi profond désire vraiment. Si vous craingnez qu'elle vous induise en erreur, vous aurez toujours le temps de la passer au filtre de votre raison. Attention cependant, sachez que votre raison ne lui fera pas de cadeau. Elle voudra même lui "faire la peau" !

Cette démarche est importante, mais ne saurait suffire. En effet, en franchissant cette première étape, encore faut-il que, dans le même temps, vous puissiez apprendre à dire non, à refuser ce qui serait négatif ou frustrant pour vous !

Tout voyageur est né quelque part. Peut-être est-il né lui-même de parents voyageurs. En tout cas, il croit savoir d'où il vient, ce qui ne l'empêche pas d'appréhender l'endroit où il va. Mais ce challenge fait vibrer ses cordes sensibles.

Comme une chrysalide qui se libère de son cocon, le voyageur doit vivre, survivre ou revivre ailleurs ! Cependant, il lui arrive de s'arrêter pour vivre l'instant présent (pas forcément dans l'oisiveté). Alors, le temps qui passe devient magique. C'est un cadeau qu'il lui faut restituer d'une façon ou une autre.

C'est la raison pour laquelle je vous offre ce kit (de survie) à l'usage de l'homme ou de la femme de bien. Vouloir,
selon ses mérites ou envies, affirmer et réaliser son droit à épanouissement est... un droit imprescriptible et inviolable. Ce n'est pas faire preuve d'outrecuidance que de l'affirmer. Dans notre pays, ce serait plutôt l'inverse qui le serait : étaler une réussite provocante.

Dans les pages qui vont suivre, tout ce que je pourrais vous dire vous sera délivré sans y mettre trop de réserves. Il vous appartiendra de faire la part des choses. Le plus important, c'est votre propre démarche.

Je vous invite à vous engager sur la voie de ce pari exigeant, celui qui consiste à chercher des raisons de vivre et d'espérer (les vôtres, pas celles des tiers !). Pourtant, si vous voulez les appréciez pleinement, il vous faudra les partager. L'exercice sera alors un peu plus difficile : rechercher les circonstances où le "vouloir se faire confiance" se conjuguera avec le "pouvoir se faire confiance".

Il y a des chemins de vie qui peuvent ou non se croiser. Faire un bout de route avec quelqu'un, voilà un pari qui peut paraître fou sur la durée, et pourtant !

En réalité, le plus important est de prendre conscience des richesses qui se trouvent sur et en bordure des chemins que nous empruntons, quelle que soit par ailleurs la nature des difficultés que nous pouvons y rencontrer.

Si nous voyageons seuls, ces difficultés pourront nous arrêter. Certains d'entre nous pourront même,
temporairement, chercher des échappatoires, des subterfuges pour les contourner. Seuls, nous pouvons peu, mais, ensemble, nous pouvons déplacer, au besoin, les obstacles.

... Je pense que les clés de ce parcours privilégié n'ont pas à être
délivrées de but en blanc (N'oubliez pas qu'elles doivent être les fruits de votre propre parcours, de votre propre recherche) Elles vous seront néanmoins remises pour ouvrir quelque serrure coincée ou récalcitrante... vous aider à prendre un raccourci, vous éviter d'emprunter un itinéraire trop long et vous permettre - en définitive - d'économiser une énergie précieuse...

Parmi les thématiques abordées, les sujets de société et les thèmes existentiels figurent au premier plan... avec une dominante : le présent et l'avenir. Car le passé, ressassé à l'envi par certains à l'occasion de tous les anniversaires morbides que nous connaissons, se permet - trop souvent - de venir contrarier un avenir qui, lui, peine à s'esquisser !
 
Dans ce parcours qui ne prétend qu'à approcher la vie, les pensées vont, viennent, arrivent, s'en vont, virevoltent, repartent, puis reviennent de nouveau.

Selon les cas, elles sont captées et retenues pour être cultivées par ceux qui en ont (le plus) besoin. Si vous voulez qu'elles vous soient utiles, il vous faut les retenir au bon moment, au bon endroit.

Le voyage commence (les voyages importants se préparent longtemps à l'avance)

Pour vous mettre dans l'ambiance, imaginez-vous dans un hall de gare ou un terminal d'aéroport. C'est là que l'aventure commence. Si vous avez vraiment l'intention d'entreprendre le voyage, vous êtes au bon endroit et le moment arrivé !
Nul besoin de vous emmener dans la stratosphère : construisons d'abord la station orbitale !

Le plus difficile est, peut-être... de faire le premier pas ! C'est avoir l'audace de pousser la porte de l'Atelier d'un peintre que vous voudriez bien visiter (avec sa permission)

N'hésitez pas à faire rouler cette vieille porte (la vôtre) sur ses gonds rouillés. Même si, au début, elle grince. Autorisez-vous à entrer sur la pointe des pieds dans une ambiance de sérénité et de sincérité où "les vivants parlent aux vivants".

Ne soyez ni surpris ni choqués si je vous confie que je me sens obligé de laisser à Dieu le soin de s'occuper des morts. Malgré l'immense respect que je leur porte et que leur mémoire m'inspire, je sais que leur salut ne peut plus guère dépendre de moi !... (Cependant, je veux bien admettre que l'inverse est peut-être vrai)

Avis aux amateurs d'émotions fortes, car les interrogations et remises en cause sont au menu. Inutile de ménager l'auteur. L'homme ne vous demande aucune indulgence ou concession particulière. Vos critiques sont donc, aussi, les bienvenues.


Sans plus d'attendre, allons-y... maintenant !

Je vous laisse le choix du vaisseau que nous allons emprunter :
"Space mountain" ou la machine à remonter le temps ?
Vous connaissez ? - Oui - Non ?
Cela ne fait rien. Installons-nous à bord.
Accrochons nos ceintures
C'est le départ...
Le périple commence...

Nous sommes en l'An Quatre mille avant notre ère...
Nos ancêtres sont encore dans la Préhistoire de l'humanité.
Pourtant, l'aventure humaine est déjà sur les rails depuis longtemps.

Entre-temps, nous avons changé de monture et pris un autre vaisseau.
Celui de l'Odyssée de l'espace et de l'espèce. A la vitesse de la lumière,
Il nous permet de survoler les civilisations anciennes.

Notre rayon laser parcourt l'Antiquité et ses nouvelles croyances.

Allons-nous nous laisser submerger par ses peurs et phobies ?
Devrons-nous affronter... ses redoutables dieux vengeurs ?
NON.

Alors, ne nous y attardons pas...

Après avoir négocié un virage galactique,
A une vitesse plus que supersonique,
Voici venir l'An mille...

Une lumière apparaît, là-bas, devant, dans le lointain...
Déjà, la comète de Haley s'en va... à babord !
Elle poursuit la traversée d'un ciel sombre.
Notre regard la poursuit quelques secondes encore.

Pourtant, notre interrogation demeure :
S'agit-il de signes divins ou de simples
Manifestations physiques et planétaires ?

Nous poursuivons notre route dans la voie lactée...

Notre vaisseau amiral s'approche d'une autre planète.
En tout cas, c'est ce que le radar de bord nous indique.
Serait-ce la Terre ? Est-ce bien la nôtre ?
Difficile de l'affirmer pour l'instant !

Une seule chose est sûre :
Dès que Astérix village sera en vue,
Le doute ne sera plus permis !

...

Nous approchons maintenant de cette planète mystérieuse,
... Nous l'apercevons. Elle grossit.


Des fritures désagréables se font entendre sur la ligne,
Elles sont entrecoupées de moments de silence.

Des bribes de voix sont perceptibles.
Elles deviennent presqu'audibles.
Elles se font encore plus claires...

Comme un plat qui s'avance,
Le temps présent s'annonce.
Une dernière vérification s'impose :
Cette planète projette des reflets bleutés.
Y a t'il d'autres planètes bleues dans cette galaxie ?

Cette fois, le doute ne semble plus permis.
Nous allons devoir prendre notre courage à deux mains.
Il va nous falloir descendre dans l'arêne !

Des frissons nous parcourent le dos.
L'aventure est passionnante, excitante.
Toutefois, ne soyons pas dupes,
Ni complètement naïfs.

Qui peut nous assurer que...
Nous ne tomberons pas dans la fausse aux lions
Ou dans quelque chausse-trappe dissimulée par des chasseurs.
Supposons que nous puissions éviter ces écueils,
Nous pourrions, tout aussi bien, nous retrouver...
Dans un panier de crabes où nous pourrions
Nous faire pincer les doigts ou les fesses !

La vie nous a appris à nous tenir sur nos gardes.
Notre cortex conserve les réminiscences
D'expériences passées, bonnes ou mauvaises.
Notre corps porte encore des ecchymoses,
Des éraflures et blessures qui peinent à cicatriser !

C'est pourquoi un pressentiment nous traverse l'esprit :
Penser à combattre, mugir, crier, rugir, vociférer,
Puis à se calmer pour mieux comprendre !

En nous intégrant dans le flot de la circulation,
Nous nous ferons une place, sans pour autant accaparer
Tel ou tel refuge qui ne nous appartiendrait pas !

Nous devrons défendre notre égo, sans pour autant
Nous laisser summerger par les vagues d'égoïsme.

Nous allons devoir aimer et nous laiser aimer, aussi.
Nous allons être solidaires... parfois !
Mais, pour l'instant, nous n'en sommes pas encore là.

...

Bien que nous ne puissions les voir,
Les connections Wi-fi sont partout.
Elles virevoltent et s'affairent autour de nous.
Comme dans le cerveau humain,
Les électrons s'entrechoquent,
Les circuits se croisent et s'enberlificotent...
Les antennes réceptionnent des ondes en balade.
Vont-elles pouvoir se synchroniser ?

Nos voix - jusque là (très) discordantes -,
Cherchent à se synthoniser,
Autrement dit à s'harmoniser.
Y parviendront-elles ?
Ce n'est pas gagné d'avance !
C'est sans doute trop leur demander...
A ces salopes, à ces langues de vipères !
(Pardon. Je crains que l'expression de mon clavier
... Ait dépassé ma pensée)

Approchons-nous encore de plus près ...
Nous sommes maintenant à quelqus mètres.
Freinons, ralentissons !
Stop, sinon nous allons percuter !

Contre toute attente,
voici, que nos appareils
Se lancent des bips de reconnaissance...

A la façon dont les phéronomes agissent à notre insu,
Quand l'Amour cherche à nous enserrer dans ses griffes.

Profitons de ces quelques instants précieux, pleins de promesses...
Le temps nécessaire aux reconnaissances réciproques :
Nos liaisons Bluetooth sont en train de s' "appairer".

... Maintenant, c'est fait !

C'est à vous, à nous... à toi, à moi.

" Big bisous ", Devine où je suis ?

Me reçois-tu ?

- Cinq sur cinq !

Alors, parlons(-nous) ! ?


Humilité oblige :

Ce  périple commence par...

Un hommage à Claude Lévi-Stauss

Qui a abordé l'étude des sociétés humaines

Sans idéologie préconçue, sans dogmes ni sectarisme.


" La nature a précédé l'homme

Et lui survivra " (Claude Lévi-Strauss)



La nature est un beau monstre

Qui, jusqu'au dernier, engloutit

Les meilleurs de ses enfants.

Elle est comme une

Mère qui donne vie à ses

Enfants sans se préoccuper

Du temps que durera

Leur existence éphémère !



La nature ne nous doit rien.

En réalité, c'est l'inverse :

Nous lui devons la vie.

Nous en domptons la force.



Ndrl - Sur ce chemin initiatique,

Devait figurer, ici, une maxime mystère,


Elle a été enlevée à la demande de l'auteur.

Mal interprêtée, elle pouvait, le cas échéant,

Etre
plus préjudiciable que favorable au lecteur.

Sans vouloir vous sous-estimer, pardonnez-nous

De chercher à vous épargner de courir ce risque.



La boîte aux bonnes intentions ne peut

Etre ouverte qu'avec prudence, sachant

Qu'elle a, le plus souvent, un double fond !



La remise en cause des certitudes et autres dogmes

Est le chemin que, plus encore que tout autre,

L'homme libre se doit d'emprunter !



Pourtant, il est plus aisé de gagner sa vie

En flirtant et surfant sur les dogmes,

Plutôt que de combattre leur immobilisme,

Figés qu'ils sont dans leur nature fossilisée !



Un dogme est d'autant mieux enraciné

Qu'il sous-tend les principes fondateurs d'une vie,

Et que des générations entières s'y sont auparavant référées.



Le dogme supplante le doute, rassure puis se fige.

Puis, vient le jour où renaît l'espérance du mieux.

Elle redonne vie à l'intelligence créative.



De tous temps, les idées,

Vraies et fausses mélangées,

Ont façonné leur réalité !



La perception d'une réalité est la compagne d'un jour,

La conviction, celle de l'horizon du lendemain.

(Elle emporte, sans les effacer, remords ou regrets)



L'avenir s'inscrit par-dessus les doutes oubliés,

En laissant, derrière lui, s'envoler les certitudes.



L'histoire n'est qu'un brassage sans fin

D'idées anciennes et de concepts agrémentés

De quelques nouveautés qui la rendent plus singulière.

Ses nouveaux acteurs en changent cependant l'interprétation.



L'obscurité qui vient génère l'espoir du lendemain.



La vie est plus forte que les idées !



Les idées façonnent l'histoire.



Recréer la vie est mission impossible.



Nous ne créons, ni ne donnons la vie,

Mais, en la transmettant, nous sommes

Celles et eux par qui la vie arrive ou s'éteint !



Ce qui ne peut être compris complètement,

De même que reproduit à l'identique,

Mérite notre plus grand respect !



Conserver sa jeunesse d'esprit, c'est savoir

Préserver ses meilleurs rêves et espoirs

De tout ce qui peut les agresser.



L'expérience forme de beaux bagages,

A condition d'être ni trop lourds,

Ni d'être seul à les porter !



Conserver son ouverture d'esprit,

C'est engager le combat contre

La tentation du repli sur soi.



Le plus grand des défis pour un homme :

Trouver et donner un sens à la (sa) vie.




Le plus grand des défis pour l'humanité :

Celui qui se livre contre l'indifférence.



Comme pour une clef ouvrant une serrure,

Une solution potentielle existe en toute situation,

Reste à trouver l'outil de circonstance,

Peut-être dissimulé quelque part ici !



Une pensée non suivie d'effet

Et non renouvelée est comme

Un vaccin sans piqûre de rappel.

(Sans compter qu'il y aurait

tellement à dire au sujet des vaccins !)



Maladie, bien-être et bonheur potentiel :

Une médecine violente qui viserait à

Supprimer souffrance et épreuves

Tuerait, à coup sûr, le bonheur du patient.



La vie est, parfois, une "chienne",

Mais il faut mieux éviter de l'affirmer.

Souvent, c'est beaucoup plus tard

Que l'on comprend pourquoi

Elle nous a mis à l'épreuve.

Le pire, c'est qu'elle a...

Trop souvent raison !



Le bonheur ressemble à une divinité

On en devine seulement les reflets !



Un état d'esprit positif forme

Le terreau favorable au bonheur.

Les plantes y poussent volontiers.

Mais n'y fleurissent que par intervalles.



Mythe et déboires de l'égalité et de l'égalitarisme


La liberté humaine a été mise en péril dès

La première seconde du premier jour de l'Univers.

De totale et "sortie du néant", elle est devenue de fait

Partageable et partagée de la façon la plus inégalitaire qui soit.



La liberté est un idéal,

L'égalité un mythe !



La différence ne tient pas tant

Aux hommes qu'à leurs talents.

Les cultiver ne peut donc nuire,

A la construction commune.



Reconnaître le talent des autres,

C'est commencer à discerner le sien.



Le bien et le mal ne sont pas

Valeur ou contrevaleur, en eux-mêmes.

Ils s'apprécient par rapport aux agréments

Et désagréments qu'ils causent, non seulement

A leur auteur, mais plus encore à son environnement.



S'indigner sans rechercher activement des solutions

Est vain et, à vrai dire, contreproductif.



Il arrive que le hasard

Attire l'attention...

A juste titre !



L'amour est le plus beau des poèmes.
 
Surprises, fantaisies et fantasmes,

Savoir se battre ou rendre les armes !



L'amour est un pèlerinage en terre inconnue,

Dans un Eden aux mulitples dimensions.

Cependant, on ignore si on en reviendra

En aussi bonne forme qu'en y entrant.



Plainte qui suscite pitié risque l'indignité.

Force qui procure espoir est magnétique.

L'écoute bienveillante est séduction.

Les attitudes mystères* sont conquérantes.

(*) Ne sont pas à révéler aux goujats !



Bien qu'il soit plus facile

D'aimer que d'être aimé,

Il demeure plus confortable

D'être aimé que d'aimer !



Si le devoir est conjugual,

L'amour n'est pas un droit.

C'est une page qui s'écrit

Se renouvelle et se (dé)livre !



La passion est le feu de la vie.

Pourquoi devrions-nous y renoncer ?

Comment pourrions-nous éviter de nous y brûler ?



La passion maîtrisée est un fleuve

Dont le cours a été détourné et modifié.

Qui d'autre que le sujet doit en dominer le destin ?



Renoncer à courir le risque de la souffrance,

C'est, aussi, renoncer à la vie.

Se prémunir des désagréments possibles

Est pourtant sagesse !



La vie ne vaut pas tant pour ses folles journées,

Que pour l'absence de décompte de ses

Quarts d'heure de plaisir et instants de bonheur.



La poésie est...

Ce qui pourrait être !



La poésie est créativité

Avant d'être forme et objet.



La poésie ressemble au grain de sable

Resté accroché au légume de plein champ.

Il dérange et n'a pas de valeur marchande.

Ayant servi, il semble ne plus servir à rien

Et, pourtant, il sera réutilisé !



La poésie est forme, fond,

Musique et rythme.



Sans sensibilité,

La poésie n'est pas.

Son but n'est pas de donner du sens,

Seulement de développer la sensibilité.




En apparence, la poésie ne vaut rien

(sans valeur économique)

Et, pourtant, elle est valeur d'échange.

(valeur de spritualité et d''échange)



Vous êtes votre propre poète

Avant d'être celui des autres.



La poésie suppose que l'estomac

Ne soit ni trop vide, ni trop plein

Elle suppose même une tête...

... Pas trop bien faite !

(Avez-vous déjà vu ma photo quelque part ?

 - Non ! CQFD)




Un poète est quelqu'un qui,

Après sa mort, entendra...

Peut-être dire qu'il l'a été !



Trop de poésie

Tue la poésie !

(Il fallait, aussi, oser l'écrire)



La créativité permet d'aller voir au-dessus

De ce qui est supposé raisonnable.

Elle se situe au-delà du réalisme,

C'est la frontière à déplacer !



Ecoutez-vous d'abord avant

D'écouter la misère du monde.



Il faut souvent aller plus loin

Dans la critique ou la parodie

Pour n'en garder que le meilleur.



Un " con sachant "

Est déjà un mort vivant.




Une pensée personnelle

N'existe pas dans l'absolu.

Elle est le fruit d'une histoire,

Personnelle et, surtout, collective,

Faite d'affrontements, confrontations

Et, plus encore, de dialogues.



A défaut d'exister par et pour elle-même,

La pensée ne peut cependant persister,

Qu'en relation avec ses structures,

A la personnalité et au caractère

De celui ou celle qui la porte,

Aux émotions qu'elle évoque

Et à sa relativité au temps.



Sans esprit critique,

Il n'y a pas d'analyse.



Sans modération dans la critique,

Il n'y a pas de crédibilité.



Penser de façon versatile, c'est accepter

Le prêt à penser moyen en tous domaines.



Renoncer à son propre jugement, c'est accepter

De suivre une opinion publique manipulable

Qui peut s'avérer plus tyrannique encore.



Les dogmes sont de leurs temps,

Les croyances et idées nouvelles, aussi.



Les religions pourraient, potentiellement,

Amener nombre de leurs fidèles vers l'Absolu...

Si elles ne traînaient avec elles, tels des boulets,

Autant de superstitions issues d'époques révolues.



Une religion est une possible projection de l'homme,

Une invitation à devenir potentiel Dieu de l'univers !



Une religion qui ne respecte pas la liberté

De chacun de ses membres est suspecte.



Toute religion est respectable

A due proportion de son aptitude à inciter

Au recueillement et à l'élévation de l'esprit.



La sainteté n'étant pas encore de ce monde,

Mieux vaut, pour certains, y renoncer,

Afin de gagner d'abord en humanité.



Le voile de l'ignorance

Est le plus difficile à retirer ! Bien qu'il

Reflète sa pâle figure dans le miroir de la connaissance.



D'aucuns affirment que les femmes sont plus

Fragiles et sensibles aux tentations du diable.

C'est, en grande partie, faux.

Les hommes ont pu constater que

C'est Dieu qui les mettait, ainsi, à l'épreuve !



L'ironie, seule, est insupportable.

Préférez-lui l'humour, sans dérision.

Ajoutez-y un zeste de tendresse.



Le retour de Monsieur de La Pallice ?
 
De même qu'il nous apparaît d'instinct que

La calamité, ce n'est pas la santé, mais la maladie,

Il semblerait tout aussi normal de croire que

La calamité, ce n'est pas la richesse, mais la pauvreté.



La culture est l'alternative aux interdits de l'intégrisme religieux,

Ainsi qu'aux dictatures qui, de l'Antiquité à nos jours, ont guidé

Ou forcé les pas d'un homme primitif, prisonnier de son histoire.



L'imagination politique telle qu'elle est souvent pratiquée

Conduit, plus que par adhésion, le citoyen à opter pour le choix par défaut,

Qui, dans l'instant, lui paraîtra être la moins mauvaise des solutions.

En quelque sorte, une victoire
de la désespérance, une vaine tentative

De (ré)équilibrage de pouvoir. Une élection d'hier,


... Sans gloire, ni motivation profonde.



Une démocratie se devrait d'accorder

Une plus grande place au Parlement. Sauf que...

Les débats qui s'y déroulent ressemblent trop souvent

Aux querelles d'une cour d'école.

Ainsi, font les petites marionnettes et...

Vont et viennent les débats droite-gauche.



Certaines élections se gagnent tout autant

Sur les erreurs des adversaires

Que sur les mérites supposés

Des vainqueurs reconnus.



Le rêve, c'est avant.

L'illusion pour après,

Deux longs cortèges,

L'un parade,

L'autre manifeste !



L'antidote à la déception  !

Ni à gauche, ni à droite, ni au centre...

L'avenir est, tout simplement, devant !



Il faut être conscient que la potentielle force

Des citoyens autorise la prise d'un réel pouvoir

Qui doit être refusé aux politiciens sectaires.

La véritable force politique est citoyenne.



Toutefois :

Etre citoyen, c'est bien.

Avoir un travail et un logement,

C'est encore mieux pour le devenir davantage.



Collectivisme et libéralisme sont deux idéaux antagonistes.

Le premier décourage motivation et esprit d'initiative,

Le second entretient l'illusion de pouvoir s'y épanouir.



L'histoire est un long chemin vers la libre expression,

Puis, de la libre expression vers la libre détermination.



La raison d'être de l'économie est d'assurer

La production des biens et services. 

C'est par l'apprentissage d'un métier,

Qu'elle peut permettre à chacun

D'y trouver ou retrouver une place.



L'argent ne s'apprécie ou ne se qualifie

Par rapport à ceux qui le possèdent déjà.

Il prend sa valeur et se respecte de par

Notre façon de le gagner et selon

L'utilisation que nous en faisons.



La fonction première de l'argent

Est de faciliter les rapports d'échange

Qui sont la contrepartie d'un travail.

La seconde est d'être utilisé comme

Moyen d'épargne (ou thésaurisation).

La troisième est - hélas - spéculative.



Dans un processus spéculatif, l'argent est la motivation

Sans être pour autant l'essence du processus.

Ce sont les subterfuges financiers

Qui créent la spoliation.



L'argent, c'est...

Non seulement du pouvoir d'achat,

C'est, plus encore, du pouvoir accumulé.




La somme des quatre vingt pour cent des

Pauvretés réunies n'arrive pas à égaler le dixième

De l'addition des vingt pour cent des plus grandes fortunes.



La culture est savoir

Et mise en oeuvre de savoirs.



La culture, richesse de l'esprit, est candidate officielle

A ses multiples formes d'expression.



La culture, propriété et prospérité de l'esprit,

Est, aussi, pouvoir de (re)création.



Il faudrait éteindre feux et projecteurs

Pour permettre à la crême de la pensée

D'apparaître sur le bouillon de la culture.



La pensée est le ferment de l'esprit,

Son cerveau, sa moëlle de l'os.



Une société du savoir n'est pas une fin en soi.

Il faut en (re)découvrir les motivations profondes,

Celles qui donnent un sens aux individualités et au collectif.



Alchimie moderne ou comment gagner des millions ?

Imaginez que la tête de J-P. Foucault

Soit une grande marmite plantée d'une

Cuillère à confiture, qu'il vous faudrait tourner

Pour transformer le plomb en or.



Pour un homme qui aspire à la libre conscience,

A supposer que la connaissance soit déjà de ce monde,

La question n'est pas :

Que dit la Télé ?
Que dit la Bible ?
Que dit le Coran ?
Ou que dit l'Evangile ? Mais,

Que disent les lois de la République ?

... Notre Evangile, notre Bible à tous.

(Monaco est une quasi-exception qui confirme la règle)



Auto-interrogation :

Que m'inspire mon propre jugement ?




Equité et égoîsme

Sont des jumeaux particuliers.

Bien qu'ils sortent de la même matrice,

Ils se comportent comme des frères ennemis.




La Justice doit d'abord être,

La compassion viendra ensuite.



Plus mes responsabilités dans les Institutions

Sont élevées, plus je dois croire en la Justice,

Et pourtant...



La Justice désespère...

Plaignants et coupables réunis !



La Justice est génératrice d'insatisfaction :

Dans le box, les incompréhensions de l'accusé

Côtoient les frustrations de la partie civile !



Voici un moyen simple de ne plus être déçu par la Justice :

Ne lui accorder a priori qu'une confiance limitée. 

Ne lui accorder " crédit " que modérément,

Car le capital crédit consenti risque de ne pas vous être rendu.



Le plus contraignant pour un justiciable, 

C'est, en certaines circonstances,

D'être jugé par plus coupable que soi :

Justice, juges et justiciers confondus.



La meilleure des décisions de Justice,

C'est l'accord que, en amont,

Vous aurez l'intelligence de conclure.



La liberté et son expression

- Poétique y-compris -

Sont révolutionnaires.



Savoir distinguer ce qui peut être

De ce qui doit ou devra être,

Sans doute bien plus tard.



Ce qu'il faut craindre, ce n'est pas

Le manque de loi, mais bien davantage

L'application partielle des lois existantes,

Ou, à l'inverse, leur multiplicité encouragée par la

Surenchère des débordements et dévoyements idéologiques.



L'idéologie n'est pas contraire à l'esprit des lois,

Mais à leur bonne compréhension et application.



Si ceux qui font la loi devaient la subir

Ou la faire appliquer, ils la feraient simple,

Intelligente, intelligible et même... pertinente.



L'esprit de réforme devrait souffler

Bien avant l'apparition des crises, quand

Les marges de manoeuvre sont encore existantes.

Cependant, corporatisme et démagogie l'en empêchent,

Faisant, plus tard, payer le prix fort à la société toute entière.



Même si les raisons en sont connues,

L'affrontement direct ou "lutte de classes"

(Récusant le compromis social) s'est avéré être

L'une des grandes causes de blocage, synonyme

De combats fratricides, stériles et contreproductifs.



La pédagogie est une activité à temps plein,

Bien que son contrat soit à durée indéterminée.

C'est la seule activité qui ne connaît pas la crise.



Méthode Coué :

La Presse va bien !

Elle va même très bien.

Elle court... après ses lecteurs !



En l'absence des catastrophes et périls,

- Passés, présents, supposés ou réels -

Que resterait-il de l'information à traiter ?



Si les médias en parlent, cela signifie que...

C'est peut être vrai à cinquante pour cent.

(Davantage s'il s'agit de tangible et de technique)



La compréhension de l'information n'est possible

Sans la découverte de sa face cachée.

Que cherche t'on à faire croire ?



Si la polémique (stérile) n'existait pas,

Il ne serait pas utile de l'inventer,

Nombreux sont ceux qui s'en chargent déjà.



Essayez, vous verrez ! Vous vous ferez peut-être

Un ami de quelqu'un que vous aurez renoncé

A convaincre ou à convertir à vos idées !



Il est difficile d'admettre qu'un ami ou un proche

Se soit, à nos yeux, gravement trompé.

Combien de secondes chances devons-nous (lui) accorder ?



Vouloir une victoire qui laisse tout le monde - sauf soi -

Sur le carreau est suicidaire et stupide.

Déjà, dix autres auront pris place pour contrer votre hégémonie.



Les pédagogues sincères se doivent de remuer

Ciel, terre, mer et océans et tous les endroits

Où pataugent les spécialistes de la confusion.



Ajout du 14/02/2008 (suite à un discours du Président de la République) :

Aujourd'hui, l'avenir ne peut s'écrire sous le sombre éclairage

Des mémoires morbides, apocalyptiques et génocidaires,

(dont celle de l'Holocauste ou Shoah)

Elevées au rang de cultes sectaires et/ou identitaires.

Il ne se construira pas davantage sur les décombres

D'une tentative de détournement de la mémoire de l'Histoire.


Nous sommes déjà en retard d'une (plusieurs) guerre(s),

Puisqu'il nous faudra assumer aussi, dès demain,

La mémoire des oubliés de l'Histoire présente,

Celle d'enfants qui crèvent de faim

Et de populations entières en sursis.

N'y-a-t'il pas beaucoup d'indécence dans

L'ordre de traitement des priorités et urgences ?



L'Histoire nous doit la vérité.

Nous devons la vérité à l'Histoire.




Le mensonge n'a d'utilité que s'il rend,

Provisoirement, la vie plus douce !



Si vous reprochez à quelqu'un d’avoir changé (éventuellement de camp),

Demandez-vous qu'elles en sont, en partie, les raisons :

Grâce à vous ou à cause de vous ?



Les Français n'aiment pas ceux qui échouent. Pourtant

Ils apprécient encore moins ceux qui réussissent !

Les médias s'en font souvent l'écho :

Le malheur est préféré au bonheur.

... La France s'aime t'elle ?



Acte de contrition ou d'humilité

De l'homme public enfermé dans

La bulle de son univers artificiel :

 
" Auparavant, j'étais un
" c... " sans stratégie ni imagination.

Pourquoi ai-je changé ? En fait, je me suis rendu compte

Que les " c... " médiatiques ne l'étaient pas autant que je le pensais.

Aussi, ai-je décidé de ne plus laisser s'envoler les dividendes de la renommée "



Le sens du dialogue .

Sachons raison garder :

Il ne faut parler aux imbéciles

Que dans leurs rares moments de lucidité.

... Reste à savoir quand ?



La bêtise n'a a priori pas de raison d'être,

Sinon de donner l'occasion de prospérer

A de nouvelles formes d'intelligence.



Sortez de l’ombre pour entrer dans une lumière…

Plus forte que celles des projecteurs.

 

Tous les humanistes ne sont pas de gauche et

Tous les types chiants* ne sont pas, pour autant, à droite.

(*) enquiquineurs, emmerdeurs,
 
      Mais revenons à la poésie !



Si mon cœur bat encore à gauche,...

Je le dois au fait d’y avoir rencontré de jolies femmes.



Que votre pensée soit de gauche est une chose.

Cependant, si votre portefeuille l'est aussi, dîtes-vous bien que 

Ce n'est probablement pas le placement le plus avantageux pour votre argent.



Pause et moment de respiration.

Pour l'artiste et le poète,

La femme est le message exposé

Ou subliminal de la poésie.

Comme en politique, on peut

Y perdre ou y gagner son âme.



Autres moeurs :

Le dialogue citoyen ne doit

Exclure ni oublier personne.



La polémique stérile procède du sectarisme.

Elle l'entretient et sclérose la pensée !





René Saens,
10 février 2008. -
Réactualisations : octobre 2009 et mai 2011

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