Annonces No 1 Annonces Ads
adgi
diffuseurs

diffusion Annonces No 1 : l'impact d'un réseau national, l'assurance d'une + large diffusion  ... voir liste des diffuseurs


accès annonceur
les annonces
par thèmes
régions
+ d'info

Guides pratiques
Auto moto
argus gratuit
Habitat
Conseils
Formulaires
Questions
Contacts

la Météo
Voyages
au Féminin
les Boutiques
T V Télé le Cable
la Presse en ligne

Sports en ligne
International
Chroniques
ConsoMag
Pratique

































 


Les Chroniques de René Saens voir aussi : Presse à la Une

la liste des chroniques  ligne éditoriale ?   RS ?



Contre l'oubli du... présent ! Chronique et analyse de René Saens

Suite à la proposition du Chef de l'Etat d'identifier chaque enfant de CM2 à un enfant Juif mort (déclarations du 13/02/2008 au Dîner du CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France)

Proposition à Mme Simone VEIL :
(Suivie d'une analyse de René Saens, relative à la place prise par la mémoire sur les problématiques du présent, ainsi que sur les  risques d'aggravation des dérives communautaires portant atteinte au consensus républicain)



Madame,


Avec tout le respect que vous nous devons,

Et sans vouloir détourner votre attention,

Si vous vouliez bien, en lieu et place,

D'une proposition formulée bien imprudemment

Faire connaître les noms et prénoms d'enfants

De contrées du Tiers Monde qui, à leur tour,

Peuvent mourir demain... faute de soins.

Sauf erreur, ils sont des millions dans ce cas.

Un respect de la Vie, une pédagogie aussi.

Que pensez-vous de cet ordre de priorité

Et des urgences d'un tel traitement ?

Contre l'oubli du... présent,

Un devoir de mémoire à titre préventif,

Une éducation et des VIES

Dues à leur Humanité, aussi.


Cordialement et respectueusement,


René Saens,
Le 19 février 2008.


Des questions toujours en suspens :

" Où sont, désormais, les priorités : dans l'exposé d'un passé révolu mais ressassé jusqu'à la nausée ou bien... dans l'action et le moment présents ? " RS


Question complémentaire : Peut-on se satisfaire des sempiternelless culpabilisations et leçons données et reçues au quotidien, alors que...

" La faim tue plus de 17 000 enfants chaque jour "

g3

Commentaires et analyse


(Pour lecteurs exigeants, conscients de leurs responsabilités, ouverts à un dialogue constructif - sans lâche complaisance - , puisqu'il s'agit d'établir un débat nécessaire afin de dissiper les malentendus auxquels une meilleure attention aurait, non seulement du, mais doit désormais être portée)

Indirectement aussi, quel manque cruel d'attention et de respect vis à vis de nos concitoyens et, en particulier, pour le corps enseignant ! A l'inverse, nous pensons que l'Education nationale assume, sur le sujet, correctement sa mission, et de façon pondérée. Laissez les historiens et les pédagogues remplir leurs tâches avec diligence. Sauf complexe de supériorité non maîtrisé, personne ne dispose d'un monopole moral ou exclusif (partagé avec les combattants de la LIBERTE qui, eux-aussi au prix de leur vie, sont venus redonner leur dignité aux opprimés) à faire prévaloir sur le travail appliqué, ni sur le niveau de conscience de nos concitoyens. Cette remarque vaut en particulier, aussi, pour le Président de la République qui n'a pas davantage à empiéter
ou à s'immiscer dans cette même conscience (Nous critiquons ici une proposition, et non pas l'homme que nous espérons sincère - mais démocratie oblige -  dans sa volonté affirmée de réformer ce vieux pays arcquebouté sur ses idéologies, structures et corporatismes longtemps figés, alors qu'il oubliait de voir à quelle vitesse le monde changeait autour de lui).

De toutes les horreurs de l'histoire,
Je n'en choisis et préfère aucune.


Toute l'instrumentalisation et manipulation à des fins idéologiques, politiques et confessionnelles (?) à laquelle nous assistons apparaît s'inscrire dans la montée en puissance des communautarismes et lobbysmes (ou lobbying au sens anglosaxon) destructeurs pour notre pays et ses principes républicains. Elles sont, non seulement hors de propos, mais inacceptables et à bannir, sauf à briser un consensus citoyen qui s'est longuement forgé dans l'épreuve.

Il y a, et nous ne saurions la sous-estimer, toute cette charge émotionnelle et névrotique dont nous comprenons bien sûr les raisons et qui s'avère tellement lourde à porter. Elle entretient, hélas, un climat hystérique de repentance et de mortification permanentes ressassées journellement jusqu'à la nausée. Nous ne pouvons donc accepter cette culture de l'émotivité et les dépendances morbides et mortifères qu'elle entraîne avec elle.  

Alimenter le feu de l'angoisse,
vouloir faire croire que la situation que nous vivons est comparable à la montée du nazisme en Allemagne dans les années trente, est d'une malhonnêteté intellectuelle coupable. Elle ne résiste pas à la moindre analyse sérieuse. Alors, réfléchissons avant de crier au loup ! Si le problème est ailleurs, il faut avoir le courage de le dire et ne pas utiliser les subterfuges ou les faux-fuyants.

Cette proposition n'a pas à être adoubée par des personnalités que nous n'attendions pas à ce rendez-vous funeste (Serge KLARSFELD). Elle ne va pas davantage " dans le bon sens " (selon les déclarations superficielles et tout aussi irréfléchies, en cette occasion, de Ségolène Royal ou encore empressées de François Hollande, Premier secrétaire du Parti Socialiste, dans les heures qui ont suivi)

Le moment n'est-il pas - enfin - venu de "faire le deuil" de l'Holocauste et de le replacer parmi les éléments formant le corpus des horreurs du monde, pour en faire un instrument de connaissance et de pédagogie (qui ne peut être unique et privilégié). Il ne saurait davantage être question d'en faire un enjeu communautaire. La tragédie de l'Holocauste ou Shoah est d'une ampleur telle qu'il était prévisible que le travail de deuil perdure plus longtemps. Pourtant, il n'est pas imaginable que cette souffrance devienne une plaie purulente qui ne puisse se refermer ou être refermée. Elle a vocation à devenir une "grande cicatrice". C'est aujourd'hui une exigence... Sachant que, pour ceux qui l'ont vécu dans leur chair, elle restera probablement une plaie ouverte qu'ils continueront de porter. Elle ne disparaîtra qu'avec eux (ils l'emporteront dans leur tombe, morts-vivants ou déjà morts à la vie ?) Pour autant, ne doivent-ils n'être que des vieillards qui ne se souviennent que... du passé, au point d'en oublier la prégnance du présent, ainsi que toutes les urgences et priorités qui, aujourd'hui même, s'imposent à l'homme contemporain ?

Nous devons également nous poser d'autres questions.

Plus d'un demi de siècle après son déroulement, l'Holocauste (Shoah en hébreu, ce qui signifie aussi anéantissement, cataclysme ; Shoah, terme appliqué aux seuls Juifs d'Europe), ce génocide, perpétué non seulement contre les Juifs, n'est-il pas en train d'évoluer sur la voie - ne disons pas d'un - mais de plusieurs nouveaux cultes identitaires, avec dérives sectaires à la clef ? Ce genre de " nouvelle(s) Internationale(s) " ne nous laisse présager rien de bon. Le refus de reconnaître aussi la souffrance des autres, en se centrant presque exclusivement sur la sienne propre, a pu, hélas, contenir ou alimenter une part des germes destructeurs d'exactions et crimes odieux (nous pensons bien sûr au drame d'Ilan Halimi) Nous savons également que le conflit israélo-palestinien a été la source d'une violence importée par effet d'identification (tiens là-encore), notamment chez les plus jeunes de nos concitoyens français d'origine arabe ou de confession musulmane (la montée du pseudo-antisémitisme français dont on parle tant pour l'instrumentaliser (?) à des fins politiques et culpabiliser encore et encore, coïncide en fait à la seconde Intifada palestinienne et à ses conséquences). Un sentiment d'incompréhension a également vu le jour chez d'autres de nos concitoyens, comme résultante d'une certaine forme de négationnisme des drames de l'esclavage ou de la colonisation, autrement dit à ce refus, aussi, de reconnaître la nature de ce passé pourtant révolu (douleurs perçues comme subalternes ou secondaires par rapport à l'omniprésent Holocauste qui submergeait tous les écrans et tous les médias)

Pourtant, essayons de trouver une note d'espoir d'après orage. Ce " Dîner du CRIF"
(13/02/2008) et son caractère tragique auront sans nul doute des conséquences peut-être même... salutaires ! Serait-ce le fait d'une intervention divine ou présidentielle ? En tout cas, nous pouvons dire qu'il y aura un avant et un après. Car se posent à cette occasion des questions d'une gravité extrême pour nos Institutions et leurs dérives en cours et potentielles.

Les politiques de tous bords (gauche et droite confondues, mais devons-nous faire le distingo sur de tels sujets comme sur tant d'autres d'ailleurs ?), qui se bousculent en grand nombre à ces manifestations, semblent, en la circonstance, avoir été pris "la main dans le pot de confiture" (je déplore la trivialité de cette expression choc) des tentations néo-communautaristes à la Française que, pour notre part, nous estimons utile de rejeter avec la plus grande fermeté (ou alors, changeons tout et tout de suite, y-compris de devise nationale)

Est-ce bien la place du Président de la République et du gouvernement au grand complet d'être présents à une telle manifestation où les enjeux confessionnels (et politiques) ainsi que les pressions sont manifestes ? A quand et devant qui, la prochaine génuflexion de complaisance ou d'allégeance : devant l'Assemblée des Evêques de France, devant le Conseil français du culte musulman ou devant toute autre instance confessionnelle, respectable et à défendre, certes (aux dernières nouvelles, les Organisations citées n'en demandaient pas tant). En tout cas, pour l'intérêt de la République, ce que nous pouvons souhaiter à tous les Conseils dits représentatifs, quels qu'ils soient, c'est d'être de moins en moins représentatifs des expressions des extrêmes et des extrémismes qu'ils abritent en leur sein (A l'inverse, on se souvient aussi du camouflet reçu en son temps par Jean-Pierre Raffarin, venu déjà ce jour-là aussi avec son gouvernement au complet, pour recevoir une non moins magistrale leçon de politique étrangère)

La prochaine fois, il apparaît de la plus grande importance, pour Nous citoyens, d'être plus rigoureux et plus professionnels dans... l'élection du Président de la République ! Nous devrons rappeler, bien entendu avant élection, ce que doivent être les engagements de la République à l'égard des cultes, des mouvements religieux ou ceux d'inspiration confessionnelle et communautaire, aussi respectables soient-ils. En effet, est-il besoin de rappeler que dans toute manifestation à laquelle il est fait référence, l'invité d'honneur devra être le Ministre de l'Intérieur, par ailleurs Ministre des cultes (ce qui n'interdit pas, bien entendu, la présence du Premier ministre lors d'un anniversaire décadaire par exemple, de même que l'on veillera à appliquer le même traitement à tous), sans oublier la présence du Secrétaire d'Etat aux anciens combattants. La Représentation nationale, ainsi que la politique de la France n'ont pas à être court-circuitées dans des "grands-messes" co-présidées par ceux qui n'ont pas à y officier.

En tout cas, l'heure des remises en cause (républicaines) semble avoir sonné.

Serions-nous en train de sortir de l'ornière dans laquelle nous avait enlisé le désastreux attelage Chirac-Jospin : ni réflexion (en tout pas sur les sujets qui fâchent) et, surtout encore moins, décision... remise aux calendes grecques ! Autrement dit, la triste réalité d'une combinaison d'hypocrisie, de manque de courage et de mensonge qui ne mène à rien, sinon à infantiliser et sous-estimer le peuple. Une façon aussi de perpétuer, pour un temps, la condescendance d'un élitisme français décadent.

Revenons, après cette parenthèse, à notre sujet. Tout citoyen ayant par ailleurs été profondément touché, dans sa chair et dans son esprit, par l'ignominie* de la proposition formulée, ne peut rester dans le statut quo d'une simple neutralité passive. Elle ouvrirait probablement la voie à on ne sait quelle autre demande supplémentaire tout aussi extravagante, selon un phénomène de surenchère bien connu (* proposition qui a, aussi, le mérite d'exister puisqu'elle permet l'ouverture d'un débat constructif, longtemps repoussé, qui suscite, à cette occasion, des prises de position en faveur de choix clairs).

Ainsi,

Faire porter à un enfant ou à des enfants,
L'esprit d'un enfant Juif mort
Ou de tout autre enfant mort
Serait un crime et une forfaiture,
Contraire au sens même de la Vie.

Une telle incursion dans les esprits
Revêt un caractère odieux et morbide.

A cette double tentative de "violation" d'esprit et de conscience
Nous ne pouvons donc opposer qu'un NON franc, FERME et MASSIF !



Si cette sinistre proposition refaisait surface, nul doute que nos compatriotes devraient, à regret, en tirer toutes les conclusions. Dans les faits, leur devoir se traduira par le boycott et la désobéissance civile. En la circonstance, il s'agira d'un devoir civique et d'un devoir moral. Cette position est fondamentale pour toute femme et pour tout homme ayant, précisément, une haute conscience du fait que la Vie et l'Esprit, son essence même, sont les biens les plus précieux et les plus inviolables (pour que, en aucun cas, il n'y soit dérogé).

Une autre proposition, "version light", mais tout aussi irréfléchie a vu le jour. Puisque la proposition était insupportable et odieuse pour un enfant seul, pourquoi ne pas la faire supporter par une classe entière. Là encore, quelle stupidité ! Comme si une proposition totalement inacceptable pour un enfant pourrait être reportée sur un groupe tout entier, ce qui reviendrait à dire que la charge de "cette nouvelle croix" serait mieux répartie si elle était supportée par un groupe d'enfants. Quelle dérive et indigence (ou déshérence) de la pensée ! Une proposition est bonne ou ne l'est pas et, en l'occurrence, la démonstration a été faite.

La ligne blanche ayant donc été franchie, il ne sera pas question que ce détournement d'identification soit érigé en credo digne d'une nouvelle secte de l'Apocalypse. Ce concept d'éducation négative en opposition frontale avec le caractère solennel de la vie (concept d'éducation négatif "révisionniste" s'il en est, qui n'existait pas encore sous cette forme et cette violence), autrement dit cette odieuse violation d'un esprit vivant, apparaît totalitaire dans son approche, ses méthodes et sa nature. Il ne peut donc être que rejetée. La sagesse élémentaire voudrait d'ailleurs qu'elle soit retirée de suite.

Pour redevenir positif, le débat doit rejoindre, à un moment ou à un autre, la raison.

Autres interrogations.

Ce type de demande ou de proposition nous fait entrer, toutes portes ouvertes, dans la démesure et l'hystérie. Elle revient aussi à faire peser sur la communauté nationale un nième péché originel qui lui est pourtant étranger, mais qui servirait, une nouvelle fois à l'asservir sous le feu croisé de la sempiternelle culpabilisation-rédemption millénaire (comme si toutes les précédentes ne suffisaient pas). Elle viserait aussi, de façon beaucoup plus pernicieuse, à installer un droit de vassalité de la communauté nationale vis à vis de l'une de ses composantes qui, bien que fortement minoritaire, se verrait arroger, à l'inverse, un droit d'allégeance pour fait de nazisme ! Est-il besoin de rappeler que le criminel à l'origine de cet évènement, le dictateur Adolphe Hitler, se situe tellement à l'opposé de l'esprit des Lumières, lequel est l'un des fondements même dans lequel s'inscrit la Nation française (Dieu soit loué, il n'est même pas né sur le sol français, ce qui, bien entendu, n'est qu'une boutade cependant significative de cette illustration)

Si la communauté juive a des problèmes d'identité (à supposer que Moïse, Josias et les prophètes ne suffisent plus, ce qui apparaîtrait bien étrange et surprenant), il semble dangereux pour elle-même, de se doter d'une strate identitaire supplémentaire à partir de la Shoah, ce qui l'installerait, de façon définitive, dans le statut de victime perpétuelle et désignée. Si cet élément a été utilisé pour initier les fondements et cimenter l'Etat d'Israël, ce qui peut se comprendre, il ne saurait pourtant être question de réclamer l'adjonction d'un nouvel élément identitaire de nature confessionnelle à la Nation française, alors que celle-ci a, à l'inverse, tout fait pour installer en son sein le principe de laïcité allant de pair avec la séparation de l'Eglise et de l'Etat (nous devrions d'ailleurs parler aujourd'hui de la séparation des Religions et de l'Etat)

Enfin, puisqu'il a été beaucoup question d'émotivité dans ce débat, alors, oui, je veux bien être de ceux qui abordent de front cette question. Est-ce que nos compatriotes de confession juive ne nous posent pas toute simplement cette question de confiance : " Si des menaces pesaient sur nous, sur notre existence même, comme nous l'avons connu par le passé, est-ce que vous seriez (de nouveau) à nos côtés pour nous défendre ? Est-ce que vous auriez ce courage ? " La réponse doit être Oui, sans ambiguïté. De la même façon, si vous voulez que ce soit bien le cas, ne nous faîtes pas l'injure de poser comme préalable une question de défiance à la communauté nationale. Accordez-lui la bonne foi dans la fidélité à cet engagement. Cela étant, restons vigilants, c'est vrai. Et surtout, sachons passer à autre chose. Il en est plus que temps, tellement ce que nous avons à réaliser (ensemble de préférence, chaque fois que possible) nécessite déjà toute notre attention et nos énergies au quotidien.

En toile de fond, l'Iran et le conflit au Moyen-Orient

Il y a aussi le subliminal, le non-dit, qui est très certainement l'un des facteurs les plus importants, car il détermine tout un jeu diplomatique en sous-mains. Cela consisterait (ainsi que les membres de la communauté juive parmi les plus agissants et les plus radicaux le préconisent) à envisager l'ajustement systématique éventuel de la France sur la politique de l'Etat israélien. Notre pays deviendrait en quelque sorte, au Moyen-Orient, un satellite politique d'Israël. Ce qui, bien entendu, constituerait une régression et, aussi, une ingérence insupportable dans la politique étrangère française (qui, de fait, perdrait, avec l'Union Européenne, le rôle d'arbitre potentiel qu'elle pourrait être amenée à jouer, un jour, dans une conférence de paix) Il faut en effet savoir que, jusqu'à présent, Israël lui préfère très nettement l'arbitrage potentiel, et jusque-là acquis sans aucune réserve, des Etats-Unis (Un très mauvais service d'ailleurs, rendu à Israël. Où est le temps où un James Baker pouvait taper du poing sur la table, ou encore un Bill Clinton faire asseoir les ennemis irréductibles autour d'une table ? Une fin désastreuse pour la présidence Bush, sur ce sujet comme sur tant d'autres) Pour Israël, le rôle de l'Europe semble, le plus souvent, relégué à assurer le financement des dépenses de fonctionnement courantes de l'Administration palestinienne, ainsi que les frais de reconstruction (après bombardements et dommages frappant lourdement les populations civiles).

Bien sûr, et
nul ne pourrait le sous-estimer, les menaces sur la paix "régionale" au Moyen-Orient jettent de l'huile sur le feu des tensions mondiales, avec des répercussions dans, pratiquement, tous les pays. Elles constituent l'un des foyers parmi les plus importants, sinon le plus important. Sur ce point précis, il faut, là-aussi, être clair : la communauté internationale doit faire preuve de la plus grande fermeté. Il n'est pas question d'accepter la moindre prolifération nucléaire dans cette région (Israël est déjà en possession de la fameuse bombe et de ses ogives, grâce d'ailleurs à un transfert de technologie français intervenu dans les années soixante ; tout celà n'est que secret de Polichinelle) Pour éviter d'accroître encore les tensions, la potentielle "bombe iranienne" doit, cependant, être empêchée par tous les moyens. A l'inverse, l'Iran, cette civilisation millénaire ne saurait être humiliée par un refus d'accéder, si elle le souhaite et si elle en apporte les garanties, au nucléaire civil sous réserve d'engagements fermes et d'un contrôle strict de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie atomique). Toutefois, la personnalité du Président iranien et ses déclarations agressives nous amènent actuellement à faire état des plus extrêmes réserves. En effet, la situation n'engage pas à accorder crédit ou confiance à ce pays sur la destination de son potentiel d'enrichissement d'uranium de premier niveau. Il pourrait, au terme de quelques années et dans le cadre du franchissement d'un nouveau seuil technologique, être détourné à des fins militaires (probablement quelques années encore à attendre, aussi, avant de voir une meilleure amorce de démocratie).

Nous l'avons déjà évoqué, une attention particulière est à accorder à la résolution du conflit israélo-palestinien. Cependant, les perspectives d'un accord de paix au Moyen Orient se trouvent une nouvelle fois dans l'impasse. La mise en place de telles conditions supposerait, de part et autre, un leadership fort et un consensus des populations pour parvenir à une solution négociée. Ce qui n'est toujours pas le cas, puisque nous constatons une dégradation notable de la situation depuis la guerre contre le Liban ou, plus exactement, le Hezbollah en 2006
(au prétexte de la détention de deux soldats, alors que le conflit est évidemment basé sur des griefs bien plus fondamentaux, dont les roquettes tirées sur Israël et l'emprise de ce parti islamiste, l'ennemi communautaire et héréditaire) qui s'est soldée par un échec retentissant et des dommages considérables sur le Pays du Cèdre, avec utilisation par Israël de bombes à fragmentation et de bombes thermobariques à effet de souffle (l'aide à la reconstruction est, là-encore, en partie assurée par l'Union Européenne) On note aussi, cette fois, une recrudescence très nette des tensions qui ne cessent de s'exercer sur et à l'intérieur de la bande de Gaza. L'escalade des haines réciproques se poursuit donc inexorablement. Elle nous engagera probablement davantage lorsque les belligérants seront parvenus à la conclusion qu'il faudra, coûte que coûte, passer par la solution négociée. En tout cas, la régression actuelle est désespérante pour tous ceux qui se sont investis sérieusement dans l'ébauche d'une solution, puisqu'elle nous fait reculer plus de dix ans en arrière, avec un handicap encore plus lourd à remonter ! Enfin, un élément complémentaire est en train d'apparaître. En effet, il n'est plus exclus que l'on s'achemine vers la constitution de deux entités palestiniennes, l'une en Palestine proprement dite, l'autre à Gaza (avec une intégration possible ou des liens qui se resserreraient à terme avec l'Egypte)

RS

Ndrl - une autre pierre d'achoppement n'a pas été évoquée ici. Pour en parler, nous renvoyons le lecteur à un texte plus poétique : "Jérusalem, les livres de pierre" (se reporter à la liste des chroniques)

Ad. du 27/02/08 : des personnalités ont été réunies par le Ministre M. Xavier Darcos, afin de revoir cette désastreuse proposition présidentielle. Il s'agirait, officiellement, de faire machine arrière. Toutefois, la vigilance reste de mise. 

Une question cruciale d'éthique et de démocratie se trouve en effet posée, puisque la composition de cette commission comprend, dans sa quasi-totalité, des membres d'une seule communauté qui s'arrogerait ainsi le droit et l'autorité de décider en lieu et place de l'ensemble des citoyens français (comment une instance communautaire minoritaire, représentant 1 % de la population, aussi respectable soit-elle, peut-elle s'arroger un tel droit ? Là encore, il s'agit d'une véritable provocation ou de quelque chose qui sera perçu comme tel). Il est donc à craindre que nous soyons, une nouvelle fois, en présence de l'illustration des dérives d'un communautarisme français arrogant qui vient saper les fondements même de nos principes républicains, pourtant les plus précieux, car à l'origine du consensus social et politique. Une mise en garde, aussi, à des apprentis-sorciers qui ne mesurent pas bien les conséquences de leurs actes, alliées à un excès de propagande qui est en train de se retourner contre eux !




Voir aussi les chroniques Solidarité :

0Pourquoi ?  0 Comment ?  0 Les challenges de l'humanitaire  0 Solidarité  0 Actions



..................................................................................................................

Pour nous faire part du type d'information que vous souhaiteriez retrouver dans cette rubrique :

.................................................................................................................


AnnoncesNo1 la régie d'annonces des principaux portails Presse et sites Internet
a négocié pour vous les conditions les + avantageuses sur les meilleurs supports
une + grande visibilité de votre annonce,  immédiatement disponible sur les sites*

* M6 free le Point le quotidien auto
Autojournal, webcarcenter, la Poste

Auto-occasion, turbo.fr, tiscali ...
diffuseurs Nouvel Obs annonces de particuliers
AnnoncesNo1 moto-occasion  tiscali
Mixad (+ 600) auto-evasion 3d-immo
___________________________________________________________
© Conception : Tecinfor Communication 2004-2013







gtvt





Part.: Petites annonces auto-moto bateau immobilier annonces argus auto motards moto voyages tourisme maxannonces edrs .
   hit annoncesno1