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Sœur Emmanuelle, « drôle de dame » ou force de l’esprit ? Chronique de René Saens

22 oct. 2008
Ndrl - Soeur Emmanuelle nous a quitté le 20 octobre 2008. Que retenir d'elle et de son action ? René Saens lui rend hommage, ici, à sa façon.

A l'attention de celles et de ceux qui voudraient continuer à soutenir l'action engagée par Soeur Emmanuelle, voici le lien vers l'association ASMAE.

Avertissement de l'auteur - Cet article rend hommage à soeur Emmanuelle, en particulier à son extraordinaire engagement auprès de populations démunies à qui elle a voulu redonner dignité et confiance. Tout d'abord, elle a cherché à faire renaître en eux l'espoir et la possibilité d'une vie meilleure, tout en les accompagnant sur le chemin d'une liberté à laquelle ils n'auraient pu accéder sans elle.

L'auteur de cet article affirme que Soeur Emmanuelle s'est davantage comportée en éducatrice (action soutenue en faveur de l'éducation des enfants et de la reconnaissance du rôle des femmes) qu'en religieuse attachée à faire du prosélytisme.
   
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Par conséquent, il faut comprendre que l'oeuvre de Soeur Emmanuelle n'est pas placée sous le signe de la " religiosité " anachronique (au sens de comportements figés et sclérosés, empruntés à des époques révolues). A l'inverse, elle s'est trouvée en prise directe avec les réalités de son temps. Elle a eu le courage de les affronter, alors que tant d'autres avaient renoncé à engager le combat ou à s'engager dans l'action ! C'était son côté " missionnaire " (c'est-à-dire investie d'une mission) au sens noble du terme.

Son exemple demeure une formidable leçon d'efficacité (et d'humilité) pour nos sociétés contemporaires. Elle nous montre, dans et par l'exemple, que la liberté doit s'affranchir des communautarismes étroits et de toute forme de sectarisme. L'intolérance religieuse et l'intolérance tout court ne faisaient à l'évidence pas partie de son monde !

L'engagement de Soeur Emmanuelle résulte d'un choix qui lui a permis de trouver un équilibre de vie peu banal, lui permettant - dans l'action -, de mettre ses croyances au service de ses objectifs.
Sa personnalité a donné de l'éclat à ses actions.

Une précision toutefois : En soi, ce ne sont pas les objectifs de Soeur Emmanuelle qui étaient ou sont importants. Ce qui est important, c'est qu'elle a suscité et fait surgir de l'ombre ou - plus exactement - de l'abîme, les objectifs de celles et ceux qu'elle a aidés !

En outre, elle s'est engagée avec le soutien d'une communauté, dans le cadre d'une structure éprouvée. Elle n'a donc pas agi de façon isolée et, encore moins, désordonnée.

Le présent article ne vise pas à encourager une forme d'imitation qui ne serait pas dûment réfléchie et évaluée. En effet, pouvoir s'assumer soi-même est, probablement, une condition nécessaire à toute implication qui viserait à s'approcher de son exemple ou de sa forme d'engagement.

Il ne s'agit pas de vouloir imiter. Il s'agit de susciter réflexion, apprentissage et action.



Une « drôle de dame »

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Voici un principe que Sœur Emmanuelle ne semble pas avoir fait sien.

Par delà cette constatation, quelle pourrait bien être la question fondamentale posée par cette « drôle de dame » ? Nous allons nous risquer à la formuler :

«  Est-ce que l’on peut vivre heureux en s’offrant le luxe de s’occuper des autres, en particulier des plus démunis, alors que tout incline – prioritairement – à s’occuper de soi, pour mieux satisfaire ses besoins, de même que pour assurer la réalisation de ses propres objectifs et satisfaire ses désirs ? » Peut-on, alors, en attendre d'éventuelles gratifications, dispensées par qui ?

L’enfer revisité : une vie impossible sans… « les autres »

La réponse de Sœur Emmanuelle paraît surprenante, au-delà du « raisonnable » ! Mais, l’amour dont elle a fait preuve, me direz-vous, est-ce bien ce qu’il y a de plus raisonnable ?

Sa réponse est accompagnée d’une recette pragmatique, anti-morosité, de sa composition. Elle la propose (et se l’impose) au quotidien : Agir dans le concret, sans relâche, même si cette débauche d’énergie ne semble être qu’une « goutte d’eau » dans l’Océan (Agir pour le bien du plus grand nombre, cela peut paraître angélique, pourtant – dans son cas – c’est « bondieusement » efficace !) Cette disposition d’esprit a, aussi, le mérite d’éviter de perdre un temps précieux à s’apitoyer sur son propre sort.

De ce point de vue, il existe chez cette femme une similitude d’esprit avec le Fondateur d’Emmaüs. Un jour que l’un de ses futurs disciples l’interpellait en lui faisant part de son désarroi (évoquant même la possibilité du suicide), l’Abbé Pierre répondit : « Viens d’abord m’aider, tu verras ensuite ! » Convaincu, il est resté.

L’engagement de Sœur Emmanuelle est, chacun en convient, hors du commun.

Sur quelles bases, déterminantes, un tel engagement a t’il pu se construire ? Hormis d’inévitables moments de doute, son « ressort » intérieur lui a permis de déployer une énergie phénoménale. Une force, venue de l’intérieur, sublimée par quelque chose de plus fort et de plus grand, sa foi. Sa foi en Dieu, probablement, mais pas seulement : sa foi en la vie, sa foi en l'homme.

Digression sous forme d’interrogation métaphysique

Tout d’abord, voici une brève parenthèse, présentée sous forme d’ « introspection médiatique »

Pourquoi les médias et le tout nouvel Internet ne traitent-ils pas, plus souvent, de sujets existentiels ? A l’inverse, les sujets développés apparaissent, plus volontiers, trouver leur inspiration dans l’ « insoutenable légèreté de l’être » (Ndrl - Allusion au roman de l'écrivain tchèque Milan Kundera)

Autrement dit, en surface ou à nos côtés, prospère cette frivolité qui peut nous conduire tout droit, soit au tombeau des illusions, soit vers celui des regrets.

Orgueil et vanité, nos soleils éphémères, figurent, tels de faux dieux éternels, au Panthéon de nos références existentielles. Ils semblent vouloir orienter nos sentiments et toute notre « existence »

Quel contraste saisissant par rapport au sujet traité ici !

Une beauté intérieure « canon » !

On ne peut évoquer Sœur Emmanuelle sans parler de son humour, développé à la limite d’une « insolence
» qui ne manque pas d’attirer la sympathie. Pourtant, si nous y regardons de plus près, nous constatons que son humour ne portait jamais dérision. Sa révolte (car il y a bien révolte au plus profond d’elle-même) était contenue par son sourire et sa bienveillance.

Sœur Emmanuelle nous offrait un visage ingrat, presque taillé à la serpe. Une « gueule » devenue médiatique. Une bouche fine posée sur un visage définitivement réfractaire aux injections de silicone et autres botox.

Et pourtant, au final, une beauté intérieure « canon » ! Une « gueule » de nouvelle Eve » comme on ne l’avait plus vue depuis longtemps, faite pour croquer et satisfaire l’amour de son prochain (de ses proches).

Elle pouvait vous pétrifier ou vous subjuguer par sa force, son caractère. Elle prenait, aussi, plaisir à parler, mais passait encore plus de temps à agir. Elle écoutait et comprenait. Elle (en) imposait quand c’était nécessaire, mais, la plupart du temps, suggérait. Elle travaillait sur sa terre (l’éducation) presque à mains nues, l’Esprit toujours à vif.

Richesse versus pauvreté ?

Vis à vis de la pauvreté, son approche a été particulièrement claire et pertinente, le plus souvent en opposition avec les résignations millénaires de son Eglise. Pour elle, la pauvreté est bien un fléau caractérisé, qu’il faut combattre sans relâche, sans concession. Sa conception s’oppose donc, frontalement, à celle d’une « pauvreté-mortification », faussement susceptible de contribuer au salut des âmes (l’enfer ici bas, pour un hypothétique paradis, plus tard… trop tard sans doute !)

A l’inverse, Sœur Emmanuelle ne condamnait pas la richesse, du moins celle qui engendre le progrès véritable. Ce qu’elle condamnait, c’est le fossé (grandissant) entre riches et pauvres.

Dans son combat téméraire et  impitoyable contre la pauvreté, elle a su brandir l’étendard de sa richesse de cœur, pour rallier à sa cause disciples et donateurs.

Soeur Emmanuelle et les " préservatifs du Pape "

Mieux que son Eglise, qui n'a jamais su le faire de façon convaincante, Soeur Emmanuelle était en mesure de parler de contraception. D'ailleurs, dans une interview, elle a, un jour, reconnu qu'elle se promenait avec des " préservatifs plein les poches ".

Que ceux qui craignent le reniement de son serment de chasteté se rassurent : elle distribuait ces préservatifs aux femmes qu'elle rencontrait et qui étaient confrontées aux énormes difficultés d'élever les enfants qu'elles avaient déjà.

En effet, mieux que les religions prises dans leur ensemble, elle avait bien compris que des grossesses répétées et la surnatalité se posaient en réels obstacles, d'une part, à la sortie de la misère et, d'autre part, à l'accession à la liberté des femmes.

Dans ses mémoires, elle reconnaît en avoir parlé au pape de l'époque. Celui-ci ne lui a pas répondu. A défaut d'interdiction, elle a conclu qu'il y avait autorisation tacite ou implicite, sinon tolérance, du moins, c'est ainsi qu'elle a interprêté le silence papal.

Emmanuelle*, un prénom chargé de sens

* (prénom signifiant, en hébreux, « Dieu est avec vous »)

S. Emmanuelle s’est forgé un destin hors du commun. Elle a été happée par le souffle de l’esprit. Elle y est entrée sans violence pour y ajouter ses tornades d’humanité.

Ce qui reste aujourd’hui d’elle, c’est son œuvre, simple et belle. Une œuvre qui appartient aux artistes du quotidien, à celles et ceux qui ont suffisamment de talent pour transformer de monstrueuses montagnes de décharges en jardins où prospèrent les arbres et s’épanouissent les fleurs !

Un esprit toujours vivant

Ce que l’on conservera de sœur Emmanuelle, c’est un esprit opposé à toute forme de renoncement, sauf quand, au bout du chemin, son Créateur et « libérateur » lui dit : « Maintenant, c’est fini, le rideau est tombé. Je te rappelle à moi avant même que tu aies eu le temps de saluer ton public. C’est comme çà, mais l’histoire n’est pas finie pour autant. Pour toi, et pour ceux qui garderont au fond d'eux-mêmes une part de ton esprit, l’histoire est sans fin, elle continue »

Elle a vécu sa « plus belle histoire d’amour » avec son Dieu, sa source d’inspiration (Ces deux-là ne doivent pas s’ennuyer aujourd’hui !)

Que devons-nous retenir de son œuvre ? Elle a su redonner leur dignité à des femmes et à des hommes qui l’avaient perdue ou... pas encore acquise. Elle a redonné confiance et fierté aux « Chiffonniers du Caire » Ella a ému et touché bien au-delà d’un cercle qui, aujourd’hui, ne demande qu’à s’agrandir.

Pour autant, nous ne chercherons pas à l’imiter en tout. En effet, à l’impossible, nul n’est tenu. Retenons déjà son message d’espoir.

Agissons pour construire un monde plus (respectueux de l’) humain, un monde que nous ne voudrions pas laisser aller... au pire, que nous ne souhaitons pas laisser « plus invivable » en le quittant, que nous l’avons trouvé le jour de notre naissance ! (Ce jour-là, nous n'en étions pas responsables, aujourd'hui, Si).

Dans l’obscurité ou la nuit, Sœur Emmanuelle apparaît comme un phare. Elle éclaire la voie. Elle balaie de son faisceau lumineux et met à jour (pour ne pas dire à nu) les indifférences pour mieux révéler les différences. Elle participe à créer la confiance et la conscience. Elle agit comme un ferment dans la pâte.

Son action est légitime autant que légitimée, consciente et empreinte de pragmatisme. Elle récuse tout forme d'angélisme ou de niaiserie coupable qui risquerait de nous conduire dans l'enfer des bonnes intentions. Pour preuve cette référence à Pascal qu'elle ne manquait pas de s'appliquer farouchement à elle-même : 
« Qui veut faire l'ange, fait la bête ! » Une maxime qu'il faut savoir comprendre et pas davantage prendre à contresens en cherchant, plus grave encore (pour le faux plaisir de l'instant), à en inverser les pôles.

NB - A l'attention de celles et de ceux qui voudraient continuer à soutenir l'action engagée par Soeur Emmanuelle, voici le lien vers l'association ASMAE.

René Rouzioux-Saens *,
Le 22 octobre 2008
(Ajout du 23/11/2010 pourtant sur l' " Avertissement de l'auteur ",
ainsi que le paragraphe relatif à la contraception)

* A compter du jour de publication de cet article, l'auteur a décidé de signer de son nom patronymique (nom de famille), suivi de son pseudonyme d'auteur choisi lors de la parution du recueil de textes : « Parfums, saveurs et couleurs de vie »

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