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Traite négrière ou aide au développement ? - Chronique de René Saens

Jusqu’à ce jour d’octobre 2007, nous n’avions pas envisagé d’intégrer - sous la pression directe d'une actualité qui tend à privilégier le spectaculaire -, le traitement de l’action humanitaire et l’aide au développement (sauf exception, voir « Plus forte sera la vague du renouveau »)

Pourtant, consciente d'enjeux qui ne peuvent laisser indifférents,
notre rédaction n'a pas manqué, depuis plusieurs années déjà, d'y consacrer diverses présentations et analyses (voir en particulier « La solidarité, pourquoi ? … » « Comment ? »)

Cependant, nous avons toujours pensé qu’une telle démarche ou plus précisément engagement - s'il devait être durable - devait être le fruit d'une réflexion pondérée. D'une certaine façon, nous devions garder nos distances vis-à-vis de formes d’exposition ou pratiques risquant de créer problème ou, disons-le crûment - de susciter plus de difficultés que d'apporter de réelles solutions.

Un enfer pavé, à l'origine, de probables bonnes intentions

Cette malheureuse affaire, celle des enfants africains soustraits à leur pays et à leurs familles par l’association l’Arche de Zoé vient de remettre au premier rang de l’actualité les circonstances dans lesquelles oeuvrent les organisations humanitaires ou ONG (Organistations Non Gouvernementales)

A l’origine, une probable bonne intention qui consistait à « sauver » ou, pour le moins, à soulager le sort des enfants orphelins du Darfour. En effet, dans un contexte de guerre, qui peut rester insensible aux malheurs et aux souffrances de millions de personnes et en particulier aux conditions de subsistance précaires des enfants de cette région ? Pourtant, ce conflit du Darfour, longtemps oublié, a fini par attirer l’attention de telle sorte que les populations dans le besoin bénéficient désormais d’une relative et substantielle aide internationale. Ainsi, peut-on estimer aujourd’hui à plus de dix mille personnes (employés et bénévoles des ONG) le nombre de ceux qui oeuvrent pour alléger le fardeau de cette région troublée (A cela s’ajoute aussi les contingents de militaires dévolus dans un premier temps par l’Union Africaine, appelés à être relayés par des forces d’intervention internationales)

Bien que l’on ne puisse affirmer que des populations déplacées, ayant par ailleurs perdu le peu qu'elles possédaient, puissent vivre de façon viable dans des camps, la région semblait enregistrer ces derniers temps une relative amélioration sinon accalmie. C'est dans ce contexte que des « mouches du coche » ou « aventuriers perdus » de l’humanitaire ont décidé d’entreprendre une opération à forte implication médiatique.

Une reconversion manquée

Avant de se montrer (éminemment) critiques dans le cas d'espèce, il convient par ailleurs de rendre un hommage appuyé aux différentes initiatives et/ou actions empreintes de générosité qui, sauf exception, demeurent insuffisamment nombreuses ou persistantes.

A l’origine, l’Association l’Arche de Zoé est née d’une bonne et louable intention. Son objectif visait à porter secours aux populations puis, dans un second temps, à œuvrer à la reconstruction de zones dévastées, suite au tsunami de 2004, celui-là même qui, comme nous le gardons tous en mémoire, a ravagé les côtes du Sud-est asiatique.

A cette occasion, le Monde entier s’est aperçu - non sans surprise -, que des structures légères, animées par des hommes de bonne volonté, pouvaient se montrer très réactives et efficaces, en tout cas bien plus efficientes à court terme que des mastodontes de l’humanitaire (lesquels, plus d’un an après l’événement, n’avaient pas encore redistribués les trois-quarts des sommes perçues !)

Une précision importante toutefois : nul ne peut s’improviser sauveteur. En revanche, une association issue de la « mouvance » pompiers et forces de sécurité civile peut incontestablement avoir une légitimité dans un contexte de catastrophe naturelle.

Cela étant, peut-on brutalement changer de registre ? Peut-on, du jour au lendemain, passer du statut de pompier-sauveteur volontaire à celui de cadre de l’humanitaire international ? Probablement pas, sinon à accumuler les bévues si l’on n’a pris soin au préalable d’acquérir connaissance et formation appropriée.

L’association l’Arche de Zoé a probablement été confrontée à cette « reconversion » Son expérience était très précise et circonstanciée : une connaissance et un savoir faire acquis dans le domaine de l’aide aux sinistrés dans un contexte de catastrophe naturelle. L’association pouvait-elle, sans transition, se réorienter vers l’Humanitaire avec un grand H, portant avec lui son cortège d’implications sociales, ethniques et politiques ?

Probable problème de financement, aussi ? Comment trouver l’argent nécessaire afin de continuer à « faire vivre » une structure existante ? Comment susciter à  nouveau  l'émotion tout en se lançant dans une quête de fonds pour ré-alimenter le budget d'une association qui avait été créée dans un but bien précis ?

A t’on le droit de « mentir » a propos de l’humanitaire ?

C’est dans ce contexte que les prémisses des dérapages constatés ont probablement germées dans l'esprit de leurs auteurs.

Premier dérapage : jouer de façon excessive sur la corde sensible en s’adressant à des couples en mal d’adoption, c’est à dire à des gens prêts à entendre tout argument quitte à oublier les considérations de bon sens qui amèneront à s'affranchir des critères d’adoption et, pire encore, à ignorer superbement la législation du pays d’origine des enfants.

Second dérapage : bien qu’ayant constaté l’impasse de l’adoption, persister néanmoins en laissant entrevoir une hypothétique possibilité d’accueil provisoire, genre colonie de vacances ou familles d’accueil. Avec des implications notables à la clef : sous estimer gravement les conséquences psychologiques et les frustrations pouvant en résulter.

Troisième dérapage : maquiller l’opération en lui donnant les caractéristiques d’une « évacuation sanitaire » ce qui les a conduit à bander les membres des enfants afin de faire accréditer indûment cette thèse.

Quatrième dérapage : ne pas être en mesure de maîtriser une opération de A jusqu’à Z, c’est à dire en confiant le « recrutement des orphelins » à des intermédiaires peu fiables, recevant espèces sonnantes et trébuchantes à cette fin (Pour information, le Tchad est un pays où le salaire moyen mensuel est de l’ordre de 40 € ; dès lors il est facile d'imaginer les risques de dérives potentielles pouvant engendrer une manne inattendue)

Enfin, cinquième dérapage, et non des moindres : s’asseoir littéralement sur les lois en vigueur dans un pays tiers (et pleinement souverain)

Autrement dit, un mélange étonnant et détonnant d’amateurisme, de légèreté, d’inconscience et d’irresponsabilité.

A la question « A t’on le droit de mentir a propos de l’Humanitaire ?
» Notre réponse est sans ambiguïté. C'est « Cinq fois NON », d’autant plus que le discrédit risque désormais d’atteindre les organisations sérieuses qui, avec dévouement et abnégation, agissent au quotidien sur le terrain.

Agir OUI, mais comment ?

D’une certaine façon et a contrario, il peut ressortir de ce malheur quelque chose de positif. D’abord de la pédagogie, même si, pour leur part, les membres de l’association incriminée risquent, et ce à juste titre, de le payer très cher (en étant jugés sur place par une justice tchadienne souveraine ; le colonialisme de grand papa qui aurait permis un jugement de ces citoyens français en France est désormais révolu, et c’est d'ailleurs bien ainsi, même si le gouvernement de notre pays doit évidemment veiller au respect des droits de ses ressortissants)

Nous l’avons vu, certains illuminations peuvent mener à de cruelles désillusions. Cela étant, les besoins recensés sur place sont bien réels. Alors que faire ? Notre suggestion est la suivante : s’engager résolument en faveur du co-développement et du développement durable.

Nous en donnons ici une seule illustration : avec deux mille euros et même bien davantage accordés par les généreux donateurs et candidats à l’adoption en France, combien d’enfants auraient pu être aidés sur place. Combien auraient eu la possibilité de suivre des cours, de participer à un enseignement ? Pour chaque don aussi conséquent, des dizaines et plus probablement des centaines d’enfants. Ce message-là doit donc, aussi, être adressés aux « gogos charitables » (désolé pour le qualificatif) qui refusent de regarder la réalité en face.

Pour le reste, nous engageons le lecteur à se référer aux autres rubriques de ce site où nous avons abordé et relayé les questions ayant trait à la solidarité.

En tout cas, ce que nous voulons dire, c’est également ceci : « En toute circonstance, il est impérieux et primordial de respecter la dignité des populations aidées »

Enfin, outre les légèretés et dérapages qui viennent d’être rappelés, cette affaire laisse un goût amer. Ce sentiment est aggravé par le fait que les membres de l’association incriminée, bien loin de reconnaître à ce jour leurs erreurs semblent vouloir en reporter la responsabilité sur des tiers. Décidément, tout ce gâchis est doublement regrettable.

Dernière observation : même si se rendre utile est éminemment louable et doit être encouragé, il faut aussi savoir humilité garder. S'il est un domaine où vouloir jouer à tout prix les héros n'est probablement pas de mise, c'est bien celui-ci.

Pour autant, l’espoir demeure intact chez ceux qui, souhaitant rester au fait des réalités rencontrées sur le terrain, veulent continuer à agir avec efficacité, même sous couvert d’anonymat. Puissent-ils être plus nombreux et bien plus responsables encore !

René Saens,
Le 2 novembre 2007

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