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Zinédine Zidane et la France de la Baraka - Chronique de René Saens
Hommage aux Bleus de l'équipe de France (victorieux de la Coupe du Monde 1998)
et, en particulier, à leur talentueux meneur de jeu, Zinédine Zidane.

Ndlr - Bien que, depuis lors, l'eau ait coulé sous les ponts,  nous espérons que le lecteur ne sera pas surpris de constater que nous maintenons dans nos pages des chroniques faisant référence à des faits significatifs qui ont marqué de notre histoire, fut-elle footballistique. En effet, certains événements entrent plus profondément et plus durablement les esprits. L'histoire que nous relatons ici ressemble à un conte de fée des temps modernes. Sa permanence et atemporalité constituent son charme.

Rappelons les faits et leur chronologie. Janvier 2005 : une page semble devoir être tournée. L'on apprend que Zinédine Zidane se retire de la sélection officielle. Selon un secret d’actualité qui n’en est plus un, la nouvelle direction de l’équipe de France n’a - semble t'il - rien fait pour le retenir … de prendre une décision qui prend de court nombre de ses supporters. Nous y reviendrons l'espace d'un instant, en prenant cependant soin de replacer l’événement dans un contexte qui mérite mieux que les éventuelles polémiques qu'il a pu susciter.

Six mois après la publication de cette chronique, nous avons eu le plaisir (et non la surprise) d'apprendre que l'entraîneur des Bleus et Zinédine Zidane avaient repris contact. Le résultat est celui que l'on sait, à savoir le retour de celui-ci dans l'équipe de France, dans la perspective d'une qualification de son l'équipe pour la phase finale de la Coupe du Monde en Allemagne. Une chronique et une relation des faits qui se découvre ou redécouvre avec plaisir.

Plan de cette chronique :
. Un bonheur partagé ;
. La France de la « baraka » ;
. Résister à la pression ;
. La question de la succession ;
. La France : pays des poires ou pays des pommes ?

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Un bonheur partagé

Déjà, quelques mots s’imposent d’emblée : Merci Zinédine des moments de bonheur que, avec les autres joueurs de l’équipe de France, tu as su donner, en direct ou par procuration, à tes compatriotes : bonheur et fierté d’être … Français et - qui plus est - d’être partie intégrante et intégrée d’une nation combative ! Merci aussi de ta générosité ! (J’espère que le lecteur ne sera pas choqué par ce tutoiement et cette familiarité improvisée, qui s’apparente à celui d’un supporter dialoguant avec un « héros du stade » Il est évident que si, un jour, nous devions nous rencontrer en dehors de l’arène, nous ré-apprendrions à nous vouvoyer avant de faire réellement connaissance !)

En tout cas, certains auraient pu avoir l’élégance et la sagesse de te demander de passer le flambeau (la flamme de la victoire) à la jeune génération. C'eût été préférable. C'eût été un « plus » qui, nous le craignons, fera défaut..

Il y a cependant des mots que tout homme a le droit d’entendre, même si l'oeuvre ou le travail accompli a,  par ailleurs, fait l’objet d’une rétribution à la hauteur des prestations. Ce mot est invariable, il n’a pas besoin d’être conjugué. S’il a été contenu, retenu, peut-être même à peine susurré, il nous apparaît normal de le dire en lieu et place de ceux qui, le cas échéant, auraient oublié de le prononcer ! Alors, deux fois plutôt qu’une : Merci Zinédine !

Faisons un bref retour en arrière dans une France « d’avant 1998 », dans celle qui doutait, qui avait perdu confiance en elle-même, qui n’avait plus le moral ! Elle était certes connue pour son art culinaire, ses parfums et ses gauloiseries dont elle détient encore le secret. Bien que le patrimoine légué soit appréciable, il commençait aussi à dater. Il avait besoin d’une cure de rajeunissement !

Puis, il y a eu la France de 1998, celle du Mondial et de la nouvelle équipe de France. Cette France-là a pris un nouveau tournant. Il serait injuste d’avoir la mémoire courte. Ce qu’il convient de rappeler, ce ne sont pas tant les évènements (que tout le monde connaît) que leurs conséquences qui, à l’inverse, n’ont pas forcément été appréciées à leur juste valeur.

La France de la « baraka »

En effet, voilà qu’une France inattendue renoue avec la « baraka », décide de sortir de la grisaille des Nations, d’être un peu plus que le « un pour cent » que, à l’échelle de la planète, elle représente statistiquement. Le rayonnement de cette aura nouvelle n’a pas été suffisamment étudié, ses éléments positifs n’ont pas été suffisamment mis en évidence, mais ils le seront certainement un jour.

Les plus mercantiles d’entre nous ne retiendrons peut-être que les quelques points de croissance en plus, générés par l’image ragaillardie d’un pays assoupi que d’aucuns croyaient aux abois. Par un effet de levier surprenant, des « gains de part de marché » ont été conquis par les VRP, puis par les ouvriers de la Maison France qui ont soudain retrouvé une meilleure forme physique et psychique. Enfin, sur le plus long terme, quelques étoiles ont pu être redorées et quelques blasons ajoutés aux couleurs de l’exception française. Nous sommes même devenus exportateurs de savoir-faire. Cette réussite a été tellement fulgurante que les joueurs eux-mêmes se sont exportés et expatriés à leur tour (devant les yeux médusés du fisc qui, sans véritable Direction de service public et laissé « la bride sur le coup » en a profité pour redoubler d’ardeur, voire même de violence, en trahissant les plus petits poissons que nous étions)

Résister à la pression

Une autre conséquence du mondial 1998 et de la coupe d’Europe 2000 a été la découverte de sportifs intelligents et humains, capables de « faire la Une » autrement que par des frasques de vedettes capricieuses.

Bien entendu, gardons-nous de tomber dans l’idolâtrie et de donner dans la complaisance ! Ça et là, quelques tentations ont certainement surgi, de même que quelques travers sont apparus au grand jour. Par exemple lorsque, à la veille de la compétition en Corée du Sud en 2002, le capitaine de l’équipe de France et représentant des joueurs (il ne s’agissait pas de Zinédine) s’évertuait à négocier une augmentation de 30 % des primes auprès de la Ligue de football dans l’hypothèse d’une victoire qui … fut un échec retentissant ! A cette époque, cette belle équipe semblait avoir perdu ses repères, sa concentration et ce tout qui faisait sa force. Chacun en était arrivé à faire ce qu’il voulait, à emmener avec lui qui il voulait, quand il le voulait.

Le sport est donc aussi, par la force des choses, une bienfaisante école d’humilité. Pourtant,  comment ne pas se laisser parfois emporter dans les méandres de la course folle à la notoriété ? De quelle force de caractère doivent donc faire preuve ces ex « jeunes joueurs des terrains vagues » devenus coqueluches des stades et vedettes adulées ? Comment pourraient-ils résister à la pression des médias, à toutes les interviews, à tous les plateaux, à toutes ces émissions qui ont pour point commun de prendre sur le précieux temps nécessaire à la récupération et à la préparation. Comment rester sereins au contact des nuées d’admiratrices et d’admirateurs - journalistes et sponsors y-compris -, qui voudraient faire gagner l’équipe avant même son entrée sur le terrain ?

A tout cela, Zinédine, il semble bien que tu aies su résister ! Et, plus encore, que ton humilité et ta volonté de donner de ta personne n’en aient pas été affectées. Cela mérite bien plus qu’un grand Bravo : au risque de se répéter, un grand MERCI !

La question de la succession

Venons-en à la succession. Tout d’abord, faisons une constatation simple : les technocraties et les techno-structures (fussent-elles sportives) ne donnent en général pas dans la dentelle (comme pour la haute administration, comment pourrait-on leur demander de faire preuve de sentiments lorsqu’il n’y a pas, dans les jours qui suivent, « risque majeur » de briser le consensus social ?)

En dehors de toute polémique, la question posée demeure la suivante : « Comment bâtir ou rebâtir une équipe en mesure de relever les défis que ses aînés ont su si bien réussir ? » En outre, compte tenu d’un niveau élevé de performance et sachant que les victoires nous ont grisés, ne courons-nous pas le risque d’être inévitablement déçus ? Que fallait-il faire : couper les branches ou arracher les arbres ?

Il pourrait paraître présomptueux de répondre à de telles questions, pourtant incontournables. N’ayant pas la prétention d’avoir les compétences d’un chroniqueur sportif, je tenterai d’y  répondre en faisant appel à une comparaison, sous forme de fable.

La France : pays des poires ou pays des pommes ?

Il y avait, un jour, un paysan qui exploitait une ferme, ainsi que des vignes et des vergers qui jouxtaient ceux d’un célèbre monastère. A cette époque, les moines exploitaient encore leurs terres. Suite au décès du
« brave père » qui avait en charge le verger, le Supérieur avait, faute de vocations appropriées, confié l’avenir des pommiers à un novice. Bien qu’intelligent et diplômé, celui-ci se trouvait cependant désemparé devant les choix à effectuer.

Le jeune frère n’avait pas manqué de constater que, par le passé, le verger avait été d’excellent rapport. Cependant, il fallait se rendre à l'évidence, les rendements avaient baissé. C’était désormais certain : certains arbres avaient vieilli et leurs performances s’en trouvaient amoindries.

Prompt à relever le challenge qui lui avait été confié, et visant à obtenir des résultats à la hauteur des enjeux, le jeune moine avait l'esprit torturé de tous ceux qui demeurent dans la vaine attente d'une réponse : « Dois-je arracher tous les vieux pommiers et les remplacer par de jeunes pousses ? Dois-je le faire dès maintenant ou attendre encore un peu ? » Evidemment, dans le premier cas, le rendement allait chuter drastiquement pendant plusieurs années, mais, lorsque la nouvelle plantation serait réalisée, tous les espoirs seraient à nouveau permis : les meilleurs rendements pourraient enfin être retrouvés !

En proie à ses interrogations, et n’arrivant pas à trancher, il eut l’idée de poser la question au paysan voisin qui lui donna la réponse suivante : « Voyez-vous mon frère, à votre place, je ferais la chose suivante : je m’occuperai effectivement de replanter le verger, mais je garderai une proportion de bons vieux pommiers, parmi les meilleurs. Ils permettront de faire la transition »

Je pense que cette décision était sage et c’est ce qui fut fait. Qui pourrait en effet douter que, dans un premier temps, de jeunes pousses ne soient pas peu fières de se trouver sur le même terrain que leurs aînés les plus titrés ? Il apparaît tout aussi évident que, dans un second temps, après s’être fortifiés et avoir pris de l’assurance, ils aient tout autant aspiration à prendre la place des anciens devenus – décidément – bien moins bons qu’eux !

Qui écrira la chute de cette histoire ou, par réaction, une toute autre aventure ?

En tout cas, jamais deux sans trois : Merci Zinédine. Ce compliment va aussi à tous tes collègues !

René Saens,
7 janvier 2005
© Annoncesno1.com - le magazine, 5 janvier 2005

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