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Aléas, heurs et malheurs de la politique française.

New-York, mai 2011 - Lorsqu'une femme de chambre met en cause, à l'occasion d'une affaire de moeurs, le principal candidat pressenti à la primaire socialiste, quelle incidence l'événement peut-il avoir sur le cours de la vie politique française ?


Ndlr - L'eau ayant coulé sous les ponts, il est, certes, plus facile de répondre à cette question avec le recul. Pourtant, ainsi que nous le pressentions déjà depuis quelques années, la politique française semble ne pas être épargnée par le phénomène de la peopolisation.

Outre ses nombreuses carences, la représentation nationale apparaît insuffisamment représentative ; c'est d'ailleurs une euphémisme que de l'affirmer.
Au-delà des anecdotes, la situation présente des côtés pathétiques et nous interpelle.

Quand oserons-nous manifester un plus grand niveau d'exigence ? Aurons-nous, un jour, d'autre choix ou alternative que de reprendre en mains les affaires de notre pays ? ! A moyen et long terme, c'est l'avenir de notre pays, ainsi que nos avenirs respectifs  qui se trouvent en jeu. Mais, s'agit-il bien d'un jeu ? RS

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 suite de l'hotel sofitel Dsk doute
L'univers confortable d'une suite de l'hôtel (C) Sofitel   Doute ou conscience ? 

Le 16 mai 2011, le Tribunal de New York (Manhattan Criminal Court) s'est abstenu de dérouler le tapis rouge pour Dominique Strauss-Kahn. Celui-ci avait rendez-vous avec la rigueur de la Justice américaine.

Les faits incriminés se sont déroulés le samedi 14 mai vers midi au Sofitel de New-York. DSK, Directeur du Fonds Monétaire International, avait réservé une suite dans l’Etablissement.

La femme de chambre affirme être entrée dans la suite 2806, censée être vide, pour y faire le ménage. Après avoir traversé le corridor, et selon des circonstances qui restent à préciser, elle s’est trouvée face à face avec son violeur en puissance, un homme nu, qui, selon son témoignage, l’a agressé sexuellement.

Nous donnons ci-après accès à l’acte présenté devant la juridiction new-yorkaise. Sept chefs d’accusation sont invoqués à l’encontre de DSK. Ils se basent sur l'énoncé de faits graves. S’agissant d’une agression sexuelle assortie d’une tentative de viol, les mots sont crus.

Il est précisé que le prévenu a : (voir l’acte d’accusation de DSK en fichier pdf)

1)    Fermé la porte et empêché la plaignante de sortir ;
2)    Lui a saisi les seins sans son consentement ;
3)    A cherché à lui arracher ses bas et lui a saisi de force le vagin ;
4)    L’a forcée à deux reprises à pratiquer une fellation ;
5)    A commis les actes précédents en utilisant physiquement sa force.

Coup de tonnerre dans l’univers socialiste

Sonnant comme un coup de tonnerre dans le ciel rougeoyant de l'avant présidentielle de 2012, l’univers des socialistes français vient, pour une part, de s’effondrer.

Le choc est terrible : ces derniers ont-ils favorisé l’ascension d’un homme indigne d’exercer les plus hautes fonctions ? Leurs ambitions ou leur quête de portefeuilles ministériels les ont-ils amenés à fermer les yeux sur les frasques de l’un de leurs, pressenti pour les représenter dans la course vers le pouvoir ?

Sur la base des premières déclarations, le Parti socialiste fait bloc, au moins dans une unanimité de façade, autour de son « poulain ».

La première secrétaire, Martine Aubry, a déclarée être sous le choc, incrédule face à l’information, de même que stupéfaite par la célérité d’une Justice américaine qui ne fait pas de différence entre les justiciables (DSK est sorti  menottes au poignet du commissariat de Manhattan, une procédure cependant courante en Droit américain pour des faits de nature criminelle).

En revanche, à ce stade, pas un mot de compassion n’a été exprimé pour la « victime présumée », elle-aussi  probablement en état de choc. D’autres « lieutenants » de DSK, tels Pierre Moscovici et Manuel Valls ont exprimé leur vif désarroi évitant, eux-aussi, de faire état de la partie offensée. Pour l'instant, l’humanisme demeure à sens unique, l’émotion l’emportant sur une analyse qui,
du moins on l'espère, viendra plus tard. Il n'en reste pas moins que cette attitude fera peser longtemps une lourde hypothèque, probablement rédhibitoire, sur l'aptitude de leur camp à prétendre diriger, un jour, les affaires de ce pays au plus haut niveau.

A l’inverse, une seule femme engagée politiquement a fait preuve de pondération dans son appréciation. Il s’agit de Clémentine AUTAIN. Plus sensible que d’autres aux comportements machistes en vigueur dans les partis politiques français, elle a eu le courage de révéler avoir été victime d’un viol il y a quelques années. Un autre témoignage, nettement en retrait, celui d'Aurélie Filipetti entrouve le voile de l'omerta qui régnait au parti socialiste.

Si les faits sont confirmés, la réalité apparaîtra dans toute sa crudité : le côté strass et paillettes de Dominique Strauss-Kahn sera vu sous un éclairage moins « séduisant » ou séducteur, selon l’euphémisme consacré. Il deviendra celui par qui le scandale est arrivé. Son nom sera associé à une sinistre histoire de mœurs qui aurait, peut-être, pu être évitée si la
« pathologie » du sujet avait été abordée et traitée sans complaisance. En ce sens, ses « amis » lui ont probablement rendu un très mauvais service.

Le coup est rude pour les moralistes et donneurs de leçons. Il y a quelques semaines encore, nombre d’entre eux s’affichaient autour du directeur du FMI, comme des éphémères dans l’attente d’une envolée vers les feux de la rampe.

Au vu des événements, le scénario attendu pour la présidentielle française ne peut donc plus se dérouler comme annoncé. D’une certaine façon, c’est dommage pour la nature d'un débat de fond qui n'avait pas encore commencé et dont les citoyens ne sauraient être privés.

Il n’est plus question comme cela a pu, par le passé, être le cas en France, de « noyer le poisson » dans les méandres des procédures judiciaires, assorties à l’occasion de pressions sur les enquêteurs, de dessaisissements et de transfert de siège ou de juges pour confier l’affaire à une juridiction plus conciliante à l’égard des puissants.

L’affaire de la MNEF où DSK avait, en son temps, été mis en cause est là pour en porter témoignage à sa façon. En la circonstance, la Justice française a tristement établi que, désormais, les « faux en écriture » ne seront plus passibles d’une sanction pénale. De fait, si DSK avait été élu Président, tout Français aurait pu se référer de cette jurisprudence régressive, voire décadente. Autrement dit, les citoyens français se seraient eux-mêmes déshonorés s’ils n’avaient pu se souvenir à temps de ce jugement aux conséquences lourdes en termes de régression de la morale publique (comprendre ici
« morale » au sens d'équité et d'élément fondateur de la confiance).

Faiblesse des arguments de la « classe politique »

Tant que la Justice ne s’est pas prononcée, tout accusé est « présumé innocent ». Le principe s’applique de la même façon à Dominique Strauss-Kahn.

Pourtant, aujourd’hui, cette simple assertion ne suffit pas à lever d’un trait de plume les graves accusations qui pèsent sur lui. A l’évidence, pour la famille et les proches de Dominique Strauss-Kahn, l’épreuve est devant eux. Elle ne peut d’ailleurs être souhaitée à personne.

Cela étant, il est difficile de ne pas relever quelques incohérences et erreurs d’interprétation de la classe politique française qui, hélas (nous disons bien, hélas, risque de prêter le flanc à un discrédit supplémentaire), ne semble pas en mesure de relever le niveau de la repésentation populaire et ses aspirations.

En particulier, il est un point sur lequel nous ne pouvons que nous élever ici : dire et laisser croire, comme nous l’avons entendu à plusieurs reprises, que cette affaire « porte atteinte à l’image de la France ». En effet, sous cette formulation, l’argument n’est pas recevable. La réalité doit être précisée : l’affaire DSK « porte atteinte à l’image d'une classe politique française » déjà trop souvent compromise, mais, en aucune façon, ne doit atteindre l’image de la France !

NE PAS EN RESTER A L’ECUME DES VAGUES

Dominique Strauss-Kahn :  côté face, le mythe, côté pile, sa réalité !

L’étoile DSK s’est brusquement ternie. La star se révèle telle qu’elle était : une construction médiatique, une peopolisation montée en épingle par des communicants qui, le plus souvent, favorisent la narration du superficiel au détriment de l’analyse fondée sur des critères objectifs et dûment professionnels.

A ce stade, il est difficile d’en rester à une simple narration des faits. Ce serait faire la part trop belle à l’écume des vagues.

En réalité, il existe des éléments bien plus graves et significatifs passés sous silence à ce jour. Nous ne nous attarderons pas ici sur les frasques connues de DSK, bien qu'une certaine intelligentsia ait maintenu sur elles la loi de l’omerta.

Dominique Strauss-Khan était présenté comme un personnage clé, discutant d’égal à égal avec les chefs d’Etat. La complaisance médiatique préférait en rendre compte ainsi. Toutefois, cette présentation traduit-elle la réalité des faits ?

La réalité diffère quelque peu de la présentation officielle. Dans sa fonction de Président du FMI, Dominique Strauss-Khan n'a rien inventé qui n’existât déjà. C'est ainsi. C'est la stricte réalité. Les prêts accordés aux pays en difficulté sont la résultante de pratiques presque déjà cinquantenaires. Les crédits accordés par les pays prêteurs résultent de techniques qui trouvent leur origine dans les DTS (Droits de Tirages Spéciaux), inventés en 1969. Ils recouvrent des procédures de prêt entre Etats et banques centrales. Ces dernières années, le procédé s’est transformé en un gigantesque système de « cavalerie monétaire » manié de façon bien imprudente. Tout un chacun aurait pourtant intérêt à chercher à mieux comprendre leur fonctionnement, pour une bonne et simple raison : un jour ou l’autre, ils auront (nous aurons) à en payer le prix !

La plupart des gens l’ignorent, mais le FMI était mieux géré et, en tout cas, de façon plus efficace, lorsqu’il était placé sous la responsabilité de techniciens qui se contentaient de faire leur travail et rien d’autre. Rappelons que, avant Strauss-Kahn, deux Français ont occupé le poste : Jacques de Larosière (deux mandats) de 1978 à 1987, ainsi que  Michel Camdessus (reconduit sur trois mandats) de 1987 à 2000. Ces deux hommes, inconnus du grand public, ont rempli leur mission avec sérieux, efficacité et application. Ils n’ont jamais fait la une des journaux people ni de médias en quête d’informations commercialisables !

Nous pourrions résumer ainsi la face et le drame cachés de Dominique Strauss-Kahn : un « grand bourgeois » à qui ses amis voulaient, probablement contre son gré, faire revêtir un habit trop rigide, celui d’un socialisme quelque peu jaloux de la prospérité d’autrui, quelque chose qui ressemble à du 
« peine à jouir », à un double langage qui ne réussit pas à enthousiasmer son public.

A l’inverse, la trajectoire de Dominique Strauss-Khan a été montée en épingle pour être présentée à un public laissé trop volontiers dans l’ignorance de faits économiques pourtant à la portée du plus grand nombre. Un public qui, hélas aussi, ne fait probablement pas suffisamment d’efforts pour s’intéresser aux questions stratégiques d’importance qui conditionnent pourtant son avenir.

DSK quitte la sphère des hommes politiques qui, sous couvert de sauvetage des pays en difficulté, mettent en réalité en place une spoliation à grande échelle des populations des pays en proie à des difficultés économiques. Les épargnants européens en seront également les futures victimes. Il faut dire aussi que le parti socialiste comme d'autres, ne dispose pas aujourd’hui d’analystes lucides en mesure de suivre ces phénomènes.

En outre, réussir à faire croire que Dominique Strauss-Kahn était socialiste, relevait de la gageure. A ce titre, sa disparition de la scène politique rend service au parti socialiste. Si la manœuvre avait pu fonctionner jusqu’à son terme, nous aurions, très probablement, été confrontés à la plus grande mysthification (imposture) de la politique française contemporaine.

Revenons, pour les expliciter, sur les montages mis en place par le FMI, en accord avec les gouvernements nationaux. Voici notre point de vue : les affaires du monde sont de plus en plus ouvertement gérées au profit de la finance internationale.

Comment fonctionnent ces montages ? Contrairement à ce que beaucoup pensent, ces mécanismes sont relativement simples à comprendre.

Suite aux spéculations développées à un niveau sans précédent au cours de la décade écoulée, les banques américaines ont anticipé la création de valeur (production de biens et services). Autrement dit, en s’appuyant sur une légalité construite sur mesure pour elles, elles ont cherché à s’accaparer, par la spéculation, l’argent et des bénéfices futurs de l’activité des acteurs économiques. Néanmoins, la machine a déraillé à la suite d’un retournement de conjoncture. La faillite de Lehman Brothers en 2008 a déclenché l’effondrement des principaux montages financiers qui ne reposaient que sur du sable (sur des spéculations hasardeuses).

Suite aux défaillances enregistrées dans le recouvrement des créances par les banques (dont les créances hypothéquaires sur l'immobilier américain), les spéculateurs ont enregistré des pertes abyssales. Pour sauver les banques et les hedge funds, les Banques centrales et les Etats ont été contraints de leur venir en aide.

Sur le plan formel, sauver en conséquence le système bancaire s'avérait être une bonne intention. A priori, rien à dire donc, sauf que le sauvetage des responsables de ce vaste gâchis économique (qui a entraîné les licenciements que l’on sait) s'est fait en passant sous silence une épineuse question de morale publique. Cela revenait à dédouaner de leurs responsabilités les spéculateurs qui, en toute logique, étaient censés devoir assumer leurs erreurs et fautes. Pour ces derniers, c'est tout bénéfice : dans leur quasi intégralité, les profits reviennent dans leur escarcelle, tandis que les pertes seront pour les contribuables (idem pour les bonus distribués aux traders).

C'est ainsi que les pressions des financiers ont conduit les Banques centrales ainsi que les Etats à « reprendre à leur compte » les créances des spéculateurs. Par un simple jeu d’écriture, ils se trouvent ainsi lavés des dégâts qu’ils avaient occasionnés. Il s’agit d’un tour de passe-passe auquel Dominique Strauss-Khan a, avec d’autres, largement participé à couvrir. Il y a apporté la caution - au moins implicite - du FMI. Nous allons désormais avoir à faire face à une réalité extrêment cruelle : ce sera désormais aux citoyens des Etats d’assumer personnellement et collectivement la charge de la dette créée par la spéculation des financiers !

DSK : un homme violent ?

La réponse apparaît, hélas, positive ! Nous allons préciser cette appréciation.

Il ne s’agit pas de s’étendre ici sur les frasques de DSK, ainsi que sur l’omerta et l’hypocrisie qui ont prévalu dans la presse et certaines élites françaises au sujet des comportements « border line » du présumé innocent » ou du « présumé coupable »

DSK un homme violent ? En tout cas, oui, si l’on considère son passage au Ministère de l’Economie sous le gouvernement Jospin de 1997 à 1999. Durant ce court laps de temps, il a déchaîné, avec une violence inégalée jusqu’alors, le zèle et la hargne des Services fiscaux. Il s’en est suivi une véritable chasse aux sorcières, responsable de la fermeture de plusieurs milliers d’entreprises et de la perte de centaines de milliers d’emplois.

Via les Services fiscaux, DSK s’en est pris également aux Associations qui ont été victimes de procédures d’inquisition et de redressements sauvages et irresponsables, pour ne pas dire « imbéciles ». De nombreux élus, y-compris socialistes s’en sont émus auprès de Lionel Jospin lui-même.

Dans le même temps, Dominique Strauss-Kahn se réservait le traitement des dossiers des personnalités privilégiées, les exonérant dans certains cas de tout paiement de l’impôt (les faits sont là ; il suffit de reprendre les chroniques de l’époque) 

Jugement et compassions

Il ne nous appartient pas, ici, de juger des hommes. Ce rôle est dévolu à la Justice. En ce qui nous concerne, nos appréciations ne peuvent porter que sur l’observation et l’analyse des faits.

Pourtant, nous ne pouvons oublier la ou les victimes successives.

Dans l’affaire la plus récente, la principale victime demeure la présumée femme offensée qui, désormais, a toutes les chances de vivre un enfer. Elle doit recevoir notre sympathie et notre soutien. C’est une question de décence, de morale publique et d’honnêteté intellectuelle.

Il ne fait aucun doute que Dominique Strauss-Kahn peut s’offrir les services d’avocats à deux mille dollars l’heure. Ceux-ci n’auront de cesse de rechercher dans le passé de la victime en vue de la discréditer, elle et son témoignage. Il n'est pas acceptable qu’elle puisse être salie et méprisée une possible seconde fois.

La femme visée par la procédure a tout à craindre de ces avocats en apparence bien policés, qui peuvent devenir, sur commande, des « mercenaires payés au mensonge ou à l’alibi du plus offrant ».

Il ne faut pas être grand clerc pour prévoir les roueries qui pourraient être mise en place par une ligne de défense qui pensera être en mesure de s’affranchir de tout scrupule. Ses défenseurs pourront soutenir qu’il ne s’est rien passé : la femme sera considérée comme une menteuse, une mythomane, une « pauvre fille » (une femme de chambre, noire, immigrée, sortie de la misère de son Afrique natale).

Dans un second temps, si les faits ne peuvent plus être contestés, la femme entrera dans le groupe des nymphomanes consentantes. En trente secondes chrono, elle sera tombée sous le charme ravageur d’un sexagénaire sortant de sa salle de bain (agressif comme un ours en rut et « bandant comme un étalon » !)

Enfin, si l’agression sexuelle ne peut plus être battue en brêche, ils se raviseront. Ils plaideront coupable pour obtenir une transaction avec la plaignante. En se récusant, de mensonges piteux en régression, DSK ira t-il jusqu’à accepter l’infamie qui ne lui laissera aucune porte de sortie honorable aux yeux de ses amis et de ses concitoyens ?

Peut-on faire un rapprochement avec d’autres affaires ? En particulier, la droite de Nicolas Sarkozy mérite t’elle davantage de ménagement ou de considération ? Nous ne le pensons pas. L’on se souvient, en effet, de l’indécence de la nomination de Frédérique Mitterrand, précédemment « touriste du sexe » en Thaïlande, au poste de Ministre de la culture. Un point partout, pourrait-on dire, et la partie recommence. Eh bien, non ! Ne sommes-nous pas en présence d’images éminemment négatives offertes aux citoyens, relayées par une classe politique qui, pour une large part, a perdu la confiance des Français ?

Loin de nous l'idée de vouloir jouer ici aux procureurs, moralisateurs ou autres donneurs de leçons.

Toute faiblesse peut avoir une cause profonde ou se cumuler avec un élément de nature personnelle : solitude, manque d’affection, misère sexuelle ou intellectuelle, insatisfaction ou frustrations diverses.

Alors, pour nous faire pardonner des propos que certains jugeront trop sévères (tout ne peut cependant être dit), nous pourrions y ajouter un peu de légèreté en montrant la voie du pardon, " façon Enrico Macias " (Ndrl : il ne s'agit pas d'une citation attribuée au chanteur, mais d'une méthaphore ou figure de comparaison) :

" S’il n’y avait que cela, mon frère, pour t’empêcher d’entrer en résonance avec ton désir et ton droit au bonheur, nous te pardonnerions volontiers ce qui t’est reproché. En particulier, les griefs les plus acerbes à ton égard pourraient tomber. La plus infamante des accusations serait levé si tu pouvais reconnaître que tu es resté prisonnier d’un état second dont, malgré tes efforts, tu n’as pas réussi à t’extraire ! Mais, au moins, aie la dignité de demander officiellement pardon de ton comportement. Il offense et blesse quelqu’un qui, en humanité, te ressemble. Ne crains pas de perdre les faux amis qui s'intéressaient surtout à un pouvoir potentiel que, d’ailleurs, tu ne détenais pas. En changeant de regard sur ta propre vie et sur le monde, tu peux gagner des amitiés bien plus fidèles, sincères et durables ".

Pour sa part, Dominique Strauss-Kahn s’est-il comporté en irresponsable ou bien a t’il été victime de sa pathologie (une « addiction » qu’il convient de soigner) ? La vérité se trouve peut-être entre les deux (Désolé pour les amateurs de romans policiers, mais, à ce stade, il est difficile de retenir la théorie du complot ou celle de la femme de chambre vicieuse et perverse)

S’il nous fallait choisir entre plusieurs compassions, la première irait à la femme de ménage dont le principal tort ou mérite est d’avoir accompli son travail pour gagner sa vie (nettoyer et préparer des chambres au prix d’un salaire mensuel inférieur au montant payé par le client d'une suite en une seule nuit, une situation par ailleurs surprenante pour un homme disposant d’un pied à terre à Manhattan).

La seconde de nos compassions va son épouse, Anne Sinclair, à sa famille et aux proches de DSK dont nous pouvons comprendre la souffrance et le désarroi.

La troisième va, enfin, à l’accusé lui-même. Ses amis ont voulu lui faire endosser un costume qui n’était probablement pas taillé à sa personnalité. Ils en portent eux-aussi une part de responsabilité indirecte.

Peut-on sérieusement envisager qu’un « grand bourgeois jouisseur » puisse facilement entrer dans le costume nettement plus serré d’un socialisme français dont les références sont par ailleurs passéistes ?

Pour sa part, le parti de DSK, le parti socialiste, semble engoncé dans un style à la fois étriqué et théatral. Il fait penser à du « peine à accomplir ». D'ailleurs, son fonds de commerce, basé essentiellement sur les difficultés rencontrées par les Français, ne pouvait être de nature à stimuler l’enthousiasme d'un DSK, banquier et financier de son état, ni d'ailleurs de quiconque aspirant à une réelle prospérité.

Qui pourrait sérieusement penser que Dominique Strauss-Kahn ait pu, de gaîté de cœur, accepter de promouvoir un modèle économique visant certes à réduire les inégalités, tout en courant aussi le risque élevé de niveler par le bas les revenus des Français ? Rien n'exclut qu'il n'ait pas préféré une forme de
« suicide politique » éminemment tragique, plutôt que de subir une aventure contraire à ses aspirations les plus profondes.

Quelle sera la position du parti socialiste ?

Il ne faudra que quelques jours, quelques semaines tout au plus, au parti socialiste pour faire le deuil du mythe Strauss-Kahn. En revanche, se refaire une santé sera plus difficile.

Le réalisme va cependant revenir à grand pas à l’approche des échéances électorales. C’est ainsi que la compétition va reprendre, en mettant en évidence les ambitions des uns et des autres. Restera cependant un « vide programmatique » persistant.

Quelles conséquences à en tirer pour nous Français ?

Cet épisode supplémentaire atteint encore plus la crédibilité d'une classe politique française défaillante.

Cela doit nous servir d'électrochoc.


Pourrions-nous en tirer deux conclusions principales ?

- Réagir pour reprendre en mains notre destin, sans attendre les recommandations d'improbables hommes providentiels ;

- Renouveler notre classe politique, en manque d'imagination, de solutions et de références.

Comment croire en la prétendue gouvernance d'élites peu fiables et partisannes qui dévoient le débat démocratique ? Elles font corps autour de leurs privilèges en se renvoyant l'ascenseur. Ellles s'auto-protègent. Par le déni de parole et de solutions proposées aux citoyens, elles acculent les plus fragiles au désespoir.

En réalité, ce ne sont pas les hommes en eux-mêmes qu'il faut récuser, ce sont les méthodes qu'il faut rejeter. Il faut pouvoir s'appuyer sur des compétences qui, en elles-mêmes, ne suffisent pas. La morale (l'équité) en politique ne peut être bafouée. Elle requiert des femmes et des hommes intègres et dévoués au service de la Nation.

Nous pensons que, désormais, les Français ne devraient plus accepter d’être trahis. Notre souhait : que les conséquences en soient tirées, qu'une véritable prise de conscience intervienne. C'est le travail de chacun, regroupé dans une action commune, qui nous permettra de reprendre en mains notre destin. C'est une affaire de volonté. C'est une affaire de conviction.

Voilà bien des enjeux, essentiels, qui vont se trouver au cœur de notre prochain débat national et qui persisteront tout au long du prochain quinquennat.

R. Rouzioux-Saens,
Le 16 mai 2011.
 
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