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Pour vous : les clefs
d'un coaching de star* : bien plus que des voeux
pour accompagner votre réussite,
par René Saens,
* La
star, imaginez un instant que ce soit vous !
Je pense que cette seule affirmation ne suffira pas à vous
convaincre ! Pourtant en regardant la télévision
ou
en lisant votre magazine préféré, ne vous est-il
pas arrivé -
à un moment ou à un autre - de vous mettre dans la
peau de
telle ou telle de vos idoles ? En certaines circonstances, vous avez
probablement ressenti une certaine
empathie avec le personnage qui vous était
présenté. L'inverse peut, aussi, s'avérer vrai, ce qui se traduit alors par un sentiment de rejet.
Ici,
pour les besoins du raisonnement, je vous propose de relever la
barre, l'objectif étant de se retrouver en phase avec son
propre niveau
d'exigence.
I ère PARTIE : SE FRAYER UN CHEMIN VERS LA
REUSSITE - AVEC QUELS OUTILS ?
Même
s'il vous est encore difficile de l'admettre, imaginez un instant que c'est bien vous
qui... tenez entre vos mains... les clefs de votre
propre réussite.
(La star dont je parle n'est donc pas une idole marketing
créée de toutes pièces, mais bien
celle fabriquée en utilisant vos propres outils et dont, en
définitive, l'assemblage formera et construira votre
propre personnalité)
Si vous pensez ainsi...
Vous
avez, d'ores et déjà, gagné... une
certaine considération à vos propres yeux.
C'était un passage obligé.
Certes, il ne
faut pas se réjouir trop tôt. Encore faut-il que vous
acceptiez
de lire, au moins,
cet article jusqu'à son terme ! (Veuillez excuser cet
apparent
manque de modestie ; son côté provoquant n'a pour
but que
de retenir votre attention.) En tout cas, sachez que vous
êtes
d'ores et déjà destinataire de ces voeux
qui marquent le début d'une réussite
personnelle... potentielle que, en tout cas, je vous souhaite.
En m'adressant à vous, mon état d'esprit oscille
entre
bienveillance et franc
parler. Il nous faudra donc (nous chercherons ensemble) à
éviter deux écueils bien connus : d'un côté la langue
de bois, de l'autre la démagogie.
Après avoir acquis un certain niveau de relative
harmonie -
en tout cas
pouvant être considéré comme acceptable
-, je pourrais m'en satisfaire et laisser le monde aller..
là où il va (certains penseront à sa perte, ce que
je n'ai pas dit.) En outre, je pourrais très bien me satisfaire
de l'adage :
pour vivre heureux, vivons cachés. Seulement voilà, je
dois vous avouer
que
je reste
sur une insatisfaction : celle de voir, dans un pays que
j'aime et
dont
j'apprécie le potentiel ainsi que les talents des hommes et des
femmes qui y vivent et habitent,
autant de dissensions, de divisions, d'aggressivité,
d'incivisme
et, aussi, de... mal être !
Dans ces conditions, il me paraît difficile que,
vous et moi,
passions simplement notre chemin sans y regarder de plus prêt.
Certes, nous pouvons dire que ce qui arrive aux autres ne nous regarde
pas... sauf que nous risquons, indirectement ou collectivement,
d'être happés par des tourments qui, en principe, ne nous
concernaient pas, mais dont nous aurons à subir les
conséquences, voire à « payer les pots cassés » !
A n'en pas douter,
vouloir changer le monde constitue une louable intention.
Pourtant, est-ce bien la question ? Est-ce par là qu'il faut commencer ? Commencer par
se changer soi-même, ne serait-ce pas pas la voie à explorer ?
Pour faire bref, je pense qu'il faut distinguer deux choses : d'une
part, avoir l'esprit stimulé par l'ambition légitime
d'une vie meilleure (c'est une part de l'intime et du jardin
secret de chacun, personne n'a le droit d'y
pénétrer) et, d'autre part, de garder les pieds (au moins
un et, de préférence, les deux) dans la
réalité, c'est-à-dire dans le concret et force que
procure le réalisme !
Etat d'esprit doublé du sens de l'anticipation !
Avant d'aller plus loin, voici un point important qu'il faut garder
à l'esprit, car nous avons trop tendance à
l'oublier. Il ne peut y avoir de réussite, quelle qu'en soit
d'ailleurs la nature, si nous laissons derrière nous des
blessures ou des traumatisme profonds et, encore moins, un champ de
ruines (Relire à ce sujet le poème de Victor Hugo :
"Après la bataille", à la fin de ce texte)
Il ne faut pas attendre, dans l'indifférence, que les
drames se nouent. A l'inverse, il vaut mieux
chercher à anticiper la résolution des tensions et
conflits bien avant qu'ils n'apparaissent ou se transforment
en situations bloquées ou compromises. out simplement,
Est-ce que cela ne fait
pas partie de notre devoir d'homme et de citoyen ?
Certes, il existe une différence entre
participation ponctuelle et engagement assumé dans la vie
associative ou sociale, voire politique. C'est à chacun d'en
décider. Cependant, pensez-vous que notre propre
réussite
puisse se dispenser de
la réussite des gens qui nous entourent ?
Le doute est-il permis ?
Au moment d'écrire ces lignes, permettez aussi au signataire d'exprimer un doute et de s'interroger à son tour :
Est-ce
que ce message vous parviendra au moment précis
où il
pourrait vous être le plus utile ? Si votre
quête est sincère, je pense que cette
probabilité existe vraiment aujourd'hui, en particulier grâce à Internet.
Autre information d'importance. en prendrez-vous connaissance
jusqu'au bout ? Au contraire, ne serez-vous pas tenté par
quelque distraction plus facilement accesible, par exemple une
émission de télévision qui mettra en
scène telle ou telle polémique du moment, laquelle
vous
apportera quasiment rien, sinon un niveau de confusion
mentale supplémentaire ?
Nous
le constatons tous les jours : il
y a ce tout ce que les gens voudraient ou aimeraient que nous fassions.
Il y a ce que voudrai nous faire
croire hommes politiques, patrons, collègues, proches,
membres
de votre famille, publicitaires, communicants en tout genre, etc. En
face de cela, que devient notre libre arbitre ? Pour les vrais
décisions, celles
qui engagent votre vie, il faut se dire que personne n'a le droit
ni ne peut les prendre à votre (notre) place.
Vous-même, êtes-vous libre de vos croyances ? Disons-le franchement : pensez-vous
que vous êtes une femme ou un homme libre ?
Aussi importante qu'elle soit, la liberté n'existe pas
à 100 %. Elle a ses limites, ses
contraintes. D'ailleurs, ne dit-on pas parfois que la liberté a un prix ?
En réalité, la limitation de notre propre liberté
ne constitue
pas
l'obstacle majeur. Ce n'est pas cela le plus important. Le plus
important,
c'est de pouvoir atteindre ou approcher un objectif
principal et des objectifs complémentaires (je n'ai pas dit
secondaires, mais
complémentaires.) Pouvoir avancer dans la réalisation de
ses objectifs dans un contexte qui le permet et qui autorise la libre
expression, non seulement de ses pensées, mais surtout de son
épanouissement.
Pour y parvenir, la liberté est donc un
élément
très important, certes, mais un élément
parmi
d'autres, qui conditionne la réussite.
En réalité, le
plus important, c'est l'itinéraire
avec, en chemin, des points de passages qui sont autant d'objectifs
intermédiaires (avec, aussi, une souplesse
éventuelle pour les atteindre, par opposition à une rigidité cassante.)
Mais
l'itinéraire n'est pas tout,
non plus. Il doit être soigneusement préparé.
Des incidents de parcours sont à envisager. Il faut y faire
face. Souvenons-nous de l''adage de Louis
Pasteur : " La chance appartient aux esprits
préparés "
Cela étant, pour ce qui vous concerne, chercherez-vous
à savoir, connaître, analyser, comprendre
pour mieux
vous définir, mieux vous situer ? D'ailleurs, en cet instant précis,
cherchez-vous à
construire un avenir qui vous ressemble ? Vous apprêtez-vous
à vivre la vie dont vous rêvez, c'est-à-dire la vie
que vous
souhaitez associer à cet
avenir ?
Pour le faire bref, entreprendrez-vous cette quête de sens qui vous
permettra d'être en phase avec vous-même et vos désirs les plus profonds ?
Aurez-vous la la
détermination et la curiosité nécessaires et salutaires, qui
vous
permettront de puiser, en vous et autour
de vous, les ressources dont vous avez besoinr ?
Celles qui
vous feront dépasser vos propres contradictions et feront
émerger
les solutions
successives à - la plupart de - vos
problèmes.
Découvrirez-vous plusieurs facettes d'une vie qui peut être
riche d'enthousiasme, de passions
et de créativité ou bien vous contenterez-vous
d'un volet restrictif où l'ennui et le découragement
pourraient vous
attendre ?
A vous de décider qu'il en soit ainsi ou... autrement ! Rassurez-vous, vous ne voyagerez pas seul(e).
Un
exercice un peu particulier : les plateaux de la balance !
Nous allons nous livrer à un exercice d'un genre un
peu particulier.
Imaginez
que
l'intégralité de votre réussite,
professionnelle et personnelle,
tienne sur les deux plateaux d'une
balance (oublions un instant - voulez-vous ? - la balance -
idéalisée - de la Justice, fut-elle sociale, qui
tend à procurer, le plus souvent, amertume et
déception)
Observez bien ces deux plateaux : d'un
côté, des
avantages substantiels vous sont proposés, de l'autre, il
vous est (et sera)
demandé d'assurer des... prestations en retour.
Précisément, est-ce que les
prestations que l'on attend de vous
sont bien celles d'une star (quasi « surhomme »), autrement
dit de la femme ou de l'homme à qui ce
succès
est destiné ? N'y a t'il pas quelque chose d'un peu
effrayant dans cette
proposition ? Pensez-vous être à la hauteur de ce
challenge ?
... A ce stade, l'interrogation qui s'est installée
laisse progressivement place à la gêne, à l'inconfort. Si le doute
transperce votre
esprit, il peut même se transformer en angoisse pour descendre au niveau de votre gorge, avant de
l'étreindre.
L'interrogation arrive par vagues, en rouleaux sur votre plage. Vous balancez entre
espoirs et doutes.
Vous vous dîtes : "
Star de ma propre vie ! Oui, dans l'absolu, je veux bien, mais serais-je en mesure
d'assumer les contraintes et le train de vie qui va avec cette promotion si
soudaine
que vous me proposez ? Une nouvelle vie, soit, mais comment
pourrait-elle bien s'offrir à
moi ? "
Toute montée
d'adrénaline est sous-tendue par quelque forme d'inquiétude,
mèlée
d'anxiété. C'est " la peur de l'échec " qu'il faut envisager et, ausi, combattre !
Résumé de cette première partie :
Prenez la
liberté de visualiser votre avenir. Pour cela, dessinez et formalisez vos objectifs. C'est le droit et
le devoir de chacun ! Prévoyez des étapes sur votre
itinéraire.
Mettez l'essentiel sur le plateau de la balance (travail, savoir-faire,
passion, dévouement, ambition et... humilité !)
PARTIE II - QUE
FAUT-IL FAIRE POUR QUE NOS VOEUX SE REALISENT ?
Problématique
traitée:
Nous savons tous combien il est important
d'émettre voeux
et encouragements (d'ailleurs, nous les renouvelons en de
très
nombreuses occasions : Nouvel
An, anniversaires, événements...),
mais savons-nous vraiment ce qu'il faudrait faire pour qu'ils aient les chances
de se réaliser ? Sinon, à quoi cela nous sert-il
d'émettre des voeux qui restent au stade des formules
de
politesse ?
Nous examinerons les tenants et les aboutissants de leur
formulation, afin de leur faire dépasser le stade des voeux
pieux.
En guise de point de départ de notre réflexion :
la recherche
de leur véritable signification. Comme point
d'arrivée : le succès d'une
réalisation potentielle. Entre les deux : des pistes
à suivre...
Comme au Nouvel An : Vœux de
santé et... de prospérité. Pour faire
court : vœux
de
réalisation de « tout ce que vous pouvez
désirer ardemment...
de bon et de meilleur ». Voilà,
pour ce qui est des «
formules consacrées »
!
Cela étant dit, devons-nous tourner aussitôt cette page pour passer à autre
chose (pour
retourner, trop souvent, à la routine du quotidien) ?
Ne nous contentons donc pas de
renouveler les voeux ou de les recevoir passivement : conservons-les à l'esprit !
1)
A
LA RECHERCHE D'UNE VERITABLE SIGNIFICATION...
Est-ce
trop ou… pas assez ?
Trop,
non sans doute. Pas assez, probablement, dans la mesure où
l’on sait
d’instinct que la formulation de vœux, aussi bien
intentionnée
soit-elle, ne suffit pas en soi à les faire entrer sur la
voie de la
réalisation souhaitée (idem pour les voeux
de rentrée,
qu'ils soient d'après
vacances ou d'après week-end)
Trop
souvent, la présentation des voeux se réduit
à une déclamation de
formules de
politesse. Ce cérémonial a, certes, pour
mérite d'entretenir un certain
niveau de relations sociales et humaines (c'est au moins
çà, me direz-vous !)
Pourtant,
en cette occasion, tout ce que nous affirmons désirer pour
autrui, est-ce
que - inconsciemment ou non -, nous ne le désirons
pas pour
nous-mêmes
(en
retour) ?
Poursuivons le raisonnement. «
Tout ce
qui peut être
désiré », Soit ! Mais, ne serait-il pas
plus utile de savoir comment
enclencher la mise en oeuvre, autrement dit déclencher la
réussite
et le bonheur souhaités ?
Bref, nous allons partir
de ce que nous savons et pouvons constater : les voeux marquent,
à intervalles réguliers, nos
rapports avec les autres : famille, proches, amis, relations.
Pour
certains, ces temps
forts sont perçus comme des rites quasi-obligés
(à l'excès, nul
n'est tenu)
L'étape suivante,
celle que nous allons aborder maintenant, consiste
à aller
au-delà des «
bonnes » intentions et résolutions, pour leur
donner foi,
force, conviction et détermination.
Renouveler
les vœux, c'est bien...
à
condition de développer de
nouvelles attitudes !
Renouveler
les
vœux, d’année en année, c'est
bien, mais, comme nous le savons
maintenant, cela ne suffit pas. Ces
bonnes intentions pourraient même être la cause de
frustrations si
l'on ne prenait soin de renouveler, également,
pensées
et aspirations profondes.
En conséquence,
quelles peuvent bien être les caractéristiques de
ce nouvel état
d'esprit que nous appelons de nos voeux ?
Il
consiste à remettre en cause et à remodeler notre
échelle de valeurs et
notre façon d'interagir (au lieu d'inter-réagir).
Préférer
un
présent (à redéfinir) aux frustrations
du passé, c'est déjà marquer un
premier point.
Le
second consiste à préparer un
avenir qui mérite notre
plus
grande attention et intérêt (sous-entendu
aussi - probablement -, moins de
lamentations)
C'est une évidence trop souvent oubliée :
l'avenir prend
surtout ses
racines
dans notre présent, de deux façons : à
la fois (hélas) dans les non-choix qui s'accumulent et
dans les choix (ceux-là heureux) que nous
effectuons maintenant !
Cela
suppose, dans le même temps, d'avoir le
courage de faire
passer au second plan un «
passé
trop présent »
qui,
lui, veut continuer
à
prendre une
place toujours plus grande, indue ou
disproportionnée
dans notre vie (sauf, pour le sujet qui en subit trop
l'emprise,
d'avoir déjà accepté l'idée
d'être vieux avant l'âge)
A
l'inverse, pour parvenir
à maîtriser l'avenir, mieux vaut adopter une
attitude ouverte (ce
qui ne signifie nullement que l'on doive se résigner
à tout accepter)
Un
optimisme sans excès doit pouvoir nous y aider. C'est en
tout cas
un ingrédient indispensable.
Il faut aussi
savoir se
gratifier d'un luxe que peu de personnes en
réalité s'offrent
: faire un peu de vide (ou, plus
exactement, de place) dans son esprit, c'est-à-dire dans sa
vie. Pour y mettre
quoi ? C'est ce que nous allons voir.
2)
DES
VOEUX EN QUETE DE REALISATION
(Comme dans la publicité,
l'offre est soumise à conditions !)
Comment
retrouver sérénité,
liberté de pensée et initiative ?
En
fait, l'objectif poursuivi est double. Il consiste, d'une part
à
se
dégager, voire à s'affranchir des contingences et
difficultés passées
et/ou présentes (il faudra quand même les
affronter),
d'autre part, à s'engager sur la voie de la
réalisation
d'objectifs qui apporteront le mieux être tant attendu et espéré.
Pour
cela, il va falloir «
faire de la place » pour permmettre au succès
(disons, tout d'abord, à votre nouvelle vie) de
faire une timide apparition ou entrée, avant
de prendre ses quartiers... d'été. En
effet, si j'ai bien compris,
c'est
bien le succès que vous avez décidé
d'inviter chez vous, à votre table !
Reconnaissons-le,
«
faire du rangement » ou libérer
de la place dans son esprit n'est pas chose aisée. Cela
suppose de
ne pas se laisser déborder par les difficultés
récurrentes rencontrées en chemin,
souvent perçues comme quasi insurmontables.
Dans
un premier temps, il
se s'agit pas tant de chercher à oublier un passé
qui a pu nous fruster
ou nous décevoir, voire nous blesser. La question est d'un
tout autre ordre. Elle n'en demeure pas moins
fondamentale.
C'est pourquoi, je vais vous parler
ici d'une sorte de vertu,
non pas morale, mais d'une action (un engagement devrai-je dire) aux
bienfaits salutaires. Cela
consiste à pardonner et à SE pardonner
toute rancoeur ou
insatisfaction passée (le pardon, voilà
un mot bien étrange, plutôt inusité de
nos jours !)
Pardonner ce qui peut être pardonné et
même, si possible, ce
qui
peut être exécré !
Pardonner
ne signifie pas être naïf. S'offrir ce pardon qui
libère, c’est – aussi
–
savoir tirer les
leçons du passé. C’est,
assurément, savoir se protéger à
l’avenir (ce n’est donc pas se comporter en
lâche, ni davantage faire
preuve de complaisance envers
la bêtise, la cruauté ou la
méchanceté) C’est, surtout, se donner
de
nouvelles
chances de nouer des relations fructueuses, sur des bases plus saines.
C'est savoir également reconnaître ses propres
erreurs
éventuelles, lesquelles ont pu résulter d'un
défaut de maîtrise ou de
prise en compte de dangers ou de risques
préalablement sous-évalués.
Attention
cependant !
Pardonner, c'est savoir, aussi, rester vigilant afin que ce
pardon
(qui libère) ne soit pas interprêté
comme... une faiblesse, mais bien
comme une véritable force,... une
volonté sereine dans un
nouvel
état d'esprit !
Pardonner
torts ou préjudices, c'est - sous réserve
de recevoir
excuses et dédommagement si les dommages sont bien
réels -, s'engager à
nouveau sur
le chemin d'une nouvelle forme de liberté.
Loin
de tout excès de sollicitude, Percevoir
l'horizon du pardon, c'est diriger son regard vers de nouvelles
situations où le respect (réciproque) de soi et
des
autres
retrouvera place et droit de cité. La nouvelle « Loi du pardon »
s'oppose donc à l'ancestrale " Loi du
Talion " (Oeil
pour oeil, dent pour dent),
devenue au fil des siècles - et en même
temps que le Droit
progressait - anachronique (NB - Pourtant, sous une forme nouvelle dans
nos sociétés contemporaines, le
choc haineux des idéologies est
toujours à l'oeuvre.
Ainsi, le concept marxiste de "
lutte des classes ", développé non sans raisons
en réponse à l'essor du
capitalisme sauvage, a servi de support aux confrontations
directes. Après avoir été
allumé, le feu s'est auto-alimenté, avant
d'être savamment entretenu, puis
idéalisé, par les plus sectaires des idéologues de tous
bords.
Ces confrontations ancestrales - ravivées par les
difficultés
économiques - font encore partie du paysage ou, en tout cas,
font
toujours partie du corpus des racines de la discorde. Elles agissent en
toile de fond, autrement dit, elles servent de trame à tous
les refus.
Dans la réalité de tous les jours, ainsi que dans
l'inconscient
collectif de notre pays, elles constituent autant d'entraves aux voies du dialogue et du compromis. Elles sapent
l'élan constructif dont nous avons le plus grand besoin)
La « Loi du pardon »
requiert, tout autant,
l'expression inconditionnelle de la vérité et de
la Justice. Pourtant,
elle vaut intrinsèquement bien davantage. Elle
considère un tout
bien plus complexe : elle exige de comprendre, tout en appelant au
respect érigé en
principe de Vie. En cela, son principe et sa
finalité sont infiniment plus nobles : elle rompt
le
cercle vicieux de la haine et de la violence.
La « Loi du pardon »
n'implique donc pas
une reddition sans condition. Elle
ne requiert pas davantage de baisser la garde. Au contraire, elle
demande même une grande vigilance, voire une mise sous
surveillance de
votre adversaire d'hier, sur une période qu'il vous
conviendra de
décider. La loi du pardon ne se contente donc pas de
paroles, mais
d'actes mis en cohérence avec les (nouveaux) propos tenus et les
engagements souscrits.
Avant de vous y engager, vous devrez donc vous assurer que les
conditions de son application sont
réunies. Concernant
la marche à suivre, voici une
règle simple à énoncer, mais
néanmoins exigente à mettre en oeuvre. Si vous
vous en sentez la force
(certains le peuvent, alors pourquoi pas vous ?), je vous
suggère de
commencer à l'appliquer : Sans
montrer d'agressivité, il
vous faudra être ferme sur vos principes. Ils
deviendront
vôtres si vous parvenez à les énoncer
en pensées, les développer en attitudes
et les parachever en actions.
Pour cela, mieux vaudra que vous ne soyez ni sectaire, ni
idéologue, ni
communautariste, mais, à l'inverse, réceptif et
ouvert d'esprit,
tout en n'oubliant pas d'être ferme sur... ce que vous ne
voulez pas !
Voici un complément pour ceux que la vie a laissé
handicapés, écorchés ou
blessés :
Vous
qui, pour mieux retrouver votre
sérénité, aurez - un jour - à
pardonner, N'oubliez
pas que celui ou celle à qui vous accorderez votre pardon
(qui ne
signifie pas l'oubli) devra, en la solitude de son for
intérieur, faire un
cheminement souvent tout aussi difficile s'il aspire à
retrouver
une dignité que vous avez supposée
définitivement perdue
: Se pardonner à... soi-même pour regagner le
sentiment
d'appartenir à la
même humanité !
Voilà
! Maintenant, c'est fait (ou presque !) Le
soulagement doit être perceptible !
Pourquoi
une telle « débauche » de bons
sentiments et
intentions ?
Eh
bien, tout simplement – et si
vous me le permettez –, parce que je vous invite à
entreprendre
cette démarche (ou,
pour le moins, à essayer de), ceci dans votre propre
intérêt. Après
tout, je pense que vous ne risquez
rien ou pas grand chose à vous y engager,
y-compris si vous découvrez
l’existence de ces vœux bien après
la date fatidique du 31 janvier.
C'est
vrai, et je ne saurais vous le dissimuler, cela revient à
relever
sérieusement votre niveau d'exigences, tout en parvenant
à mieux
définir ce que vous attendez de la vie. A l'inverse, si vous
avez demandez peu à la vie, pensez-vous qu'elle puisse vous délivrer beaucoup ?
A tout moment, il
vous suffira alors de vous remettre « en pensée »
- à la bonne
date.
Ce sera votre façon bien à vous de «
remettre les pendules à l'heure. »
Cette remise à zéro des compteurs est,
bien entendu,
symbolique.
Ne vous méprenez
pas : dans le sens évoqué ici, il s'agit d'une
« remise en
question » salutaire, d'un préalable à
toute réorientation, d'un engagement vers une nouvelle
direction plus propice et plus favorable, envisagée
dans la
perspective de votre propre progression ou «
épanouissement »
3)
VERS UNE ARRIVEE (PRESQUE) TRIOMPHALE !
Nous
venons de voir comment il était possible de s'y prendre pour
relativiser, sinon occulter, les souffrances, frustrations et
échecs
accumulés. En quelque sorte, comment
« les passer au Karcher » de
la raison (voici, enfin, une bonne utilisation du mot Karcher !), pour
faire quasi place nette pour du renouveau dans votre vie.
Dans un second
temps, il s'agira encore et toujours d'une «
histoire d'eau » (L'eau purifie, c'est vrai dans toutes les religions.) Le genre en sera cependant
différent.
Pour
alimenter votre nouvelle «
beauté
intérieure», autrement dit cette force qui est en vous, il
s'agira plutôt de suivre
une sorte de cure intellectuelle : un peu à la
façon où, dans la
publicité, l'eau des volcans, d'Auvergne ou
d'ailleurs, renouvelle
vos cellules (le
lait de chamelle, c'est bien aussi, mais en plus onéreux (seule Cléopâtre pouvait se le permettre !)
Je
veux parler du ressourcement de votre esprit.
En
effet, vous allez devoir vous plonger dans l'eau claire et limpide de
l'optimisme lucide... sans y couler ! Suivre le cours de ce torrent
de liberté et de confiance dans lequel vous avez
décidé de
plonger (oui, je sais, au départ, l'eau est froide.) Maintenant que vous avez franchi les premiers
obstacles,
vous devez
nagez vers des eaux plus sereines (« Je ne sais
pas bien nager
! » diront certains, c'est alors que l'écho vous répondra : «
Apprenez ! ») Relevez la
tête... Crachez l'eau que vous
avez dégluti ou ingurgité de travers... Renouvelez l'opération... même si je ne suis pas là
pour vous taper dans
le dos ! Reprenez votre soufle. Respirez. Vous
l'avez échappé belle, n'est-ce pas ? Vous-seul(e) savez
d'où vous revenez. Vous êtes en vie, c'est l'essentiel, vous auriez pu y rester !
J'aimerais
maintenant que
vous puissiez visualiser vos succès présents et futurs, ainsi que les
étapes de votre
progressionvers
ce que vous méritez de mieux. Certes, cela ne suffira
pas. Il vous faudra poursuivre, avec opiniatreté, - mais sans
crispation, ni
rigidité - ,
la mise en condition de votre
esprit. Pour cela, voici un conseil simple : agisssez chaque jour
dans un sens plus positif. Il existe des
moments propices pour le faire ; certaines heures vous seront plus
favorables, au besoin, ménagez-vous ces instants qui
n'appartienne qu'à vous seul.
Après
vous être accroché au chemin de la
réussite, vous pourrez
ensuite y
progresser d'un
pas plus alerte (soyez-en fier, mais gardez-vous, cependant,
de
tout excès d'orgueil.) Au
début, ce sera difficile : vous aurez l'impression que
toutes les
embûches ont été
délibérément posées au
travers de votre chemin. Le
pire est d'avoir
l'impression que l'on
ne
vous attend pas et, peut-être même, de ressentir le sentiment diffus que l'on ne vous y
désire
pas.
A
l'inverse, trouvez les moyens de vous y
faire apprécier, sans qu'il vous soit nécessaire d'avoir recours
à l'hypocrisie et aux
faux semblants. Croyez-moi, la sincérité et
l'honnêteté suffisent ou devraient suffire. Sachez en
tout cas que les rencontres sont importantes. De leur
qualité
dépend un avenir qui vous attend et qui... se mérite aussi ! Dans vos
relations, sachez que la confiance et la
fiabilité comptent pour beaucoup. Rendez-vous plus
disponible, rendez vous utile sans vous imposer, ne chercher pas trop à faire
prévaloir votre
point de vue.
Ce chemin, certains le feront
en petite foulée, d'autres à plus vive allure,
question de tempérament, de motivation, de concentration et... d'humanité !
Au
fait, cette voie, quelle
est-elle?
C'est, pour une bonne part, celle où vous conduit votre
métier (sans oublier vos engagemenents familiaux et
associatifs.)
Ayez
foi en
votre métier, sinon... changez-en (pas brutalement, pas sur un
coup
de
tête, mais de façon
réfléchie) ! Je n'ignore
pas qu'il y a, aussi, le
chômage et les faits que nous pouvons subir par
défaut.
Quoiqu'il en
soit, sortez de votre isolement, nouez de nouveaux contacts,
engagez-vous dans des rapports
constructifs en... les choisissant mieux ! Certaines ruptures, en
particulier avec de mauvaises habitudes vous seront peut-être,
voire probablement, nécessaires. Elles peuvent s'avérer
douloureuses. Ce sera le prix à payer pour réorienter
votre itinéraire. En tout cas, souvenez-vous-en : un changement
d'itinéraire ne peut se faire de façon satisfaisante sans
avoir été préparé. Cela suppose que vous
ayiez, au préalable, changé votre état d'esprit,
c'est-à-dire votre façon de voir les choses, plus
précisément d'entrevoir des solutions.
Soyez aussi conscient(e) d'une chose : la
réussite à laquelle vous aspirez ne peut et ne
pourra se faire - je parle ici de réussite durable - au
détriment des
autres. Partons du principe ou vous n'êtes pas - ou plus
- un spéculateur trop âpre au gain qui n'aurait pour
objectif que de spolier le
travail de la
Collectivité.
En résumé, votre réussite devra donc se faire
avec d'autres (des partenaires pour reprendre un mot peut-être un
peu trop galvaudé), des gens qui vous
ressemblent ou complètent vos propres manques... Encore
faut-il que vous
preniez appui
sur des éléments tangibles, que vous vous nourissiez
de réflexions saines et que vous fréquentiez des gens
considérés comme fiables et
crédibles.
Comme tout bon joueur au sein d'une équipe sportive, il vous
faudra donc, le plus
souvent possible, jouer collectif pour gagner. Ce qui signifie que vous
devrez apporter votre contribution en offrant de vrais services,
de vraies solutions... c'est-à-dire en apportant
une réelle
valeur ajoutée. Ceci suppose que vous portiez une
véritable attention à votre entourage !
Meilleurs
voeux, donc,
d'espoir et de tolérance... de fermeté aussi sur
les
principes que vous estimez essentiels. Voeux de
réalisme,
d'objectivité et de sincérité. Il n'est pas
nécessaire que l'on lise en vous comme dans un livre ouvert,
mais que y voit honnêté, intégrité et
volonté paisible et déterminée.
En fin de
compte, il s'agit d'obtenir plus d'efficacité et de satisfaction dans ce
que
vous allez
entreprendre. Fini donc pour vous, du moins je l'espère, la résignation et le fatalisme contenus dans
les expressions souvent entendues, du genre
« qui vivra
verra ! » ou «
on verra bien ! » ou encore «
on verra bien ! » (bien ou, souvent mal, hélas.) Souvenez-vous de ce que Louis Pasteur disait : « l'avenir appartient aux esprits préparés »
Un sentiment de sérénité, voire de
plénitude, vous gagnera
peut-être après avoir emprunté ces
voies dont il
n'est pas facile, à
première vue, de percevoir l'existence, ni de croire qu'elles
sont faites pour vous. Difficile aussi d'en apprécier le
bien-fondé et d'en mesurer la portée. Pourtant, si vous
agissez comme cela vient d'être dit, vous aurez beaucoup
progressé. Vous serez - je
l'espère - en bonne voie dans votre quête de sens. C'est
un bon début car vous irez à
l'essentiel.
Avec
en prime, la
conscience profonde de ce que
vous pouvez et devez ajouter à la vie...
à votre vie, ce qui signifie aussi à
celle
de votre entourage ! Soyez celui ou celle qui ajoute, ne soyez pas celui ou celle qui retranche.
CONCLUSION
Qu'avez-vous
mis sur les plateaux de votre balance ?
Souvenez-vous
! Au début de cette présentation, nous nous
sommes posés, ensemble, la
question de savoir ce que nous ajouterions, vous et moi, sur
les plateaux de notre balance (de la réussite),... la vôtre, la
nôtre.
Ajouter
quoi, c'est bien là la question ?
C'est à vous de décider en fonction de vos aspirations et de vos talents.
Ils sont de deux
sortes : ceux dont vous disposez
déjà depuis votre berceau (parce la nature et des gens bien
intentionnés - dont vos parents - les y
ont placés) et,
plus
importants encore, les talents ceux que vous cultivez.
Il y a les talents que vous cultivez d'ores et
déjà et ceux que, demain, vous cultiverez, avec encore
plus
d'assiduité.
Certains sont
monnayables, d'autres pas, du moins pas de la façon dont vous pourriez le croire.
Avant d'en arriver là,
il vous aura fallu comprendre votre environnement (ancien et
nouveau), fixer vos objectifs et, même, dire
Non à ce que vous ne voulez pas.
Il vous faut trouver vos buts
à atteindre
(sachez d'ores et déjà que l'essentiel est dans le cheminement, car la victoire - souvent illusoire - n'est qu'une
étape, un sentiment qui ne vaut que dans l'éphémère.)
Comme nous l'avons vu, vous devez pouvoir vous
(re)trouver vous-même, tout en développant un
esprit d'équipe. Il
vous (nous) faut agir, car sans action et sans
l'once de
générosité et de charisme qui vont avec, les rêves restent en l'état
de rêves
(N'oubliez pas que l'action est le ferment de la concrétisation des
rêves)
Au préablable, pour mieux déclencher
ces ressorts qui sont en vous, n'oubliez pas de pardonner et
de
vous pardonner échecs ou frustrations antérieures
(sous réserve
des conditions que nous avons posées.) Toutes ces pierres,
blanches ou
grises, balisent désormais votre chemin vers la réussite.
Avec, au bout du chemin, la
richesse, pourquoi pas ? Oui,
sans doute, à la condition d'acquérir
à terme - comme la Bible le prétend pour Salomon - une
certaine forme
de... sagesse.
René
Rouzioux-Saens,
Le
5 janvier 2009,
Actualisé et complété le 21/10/2009.
Voeux renouvelés en 2010 , 2011...
« Bon vent » pour la suite !.
PS :
Dans le texte précédent, une référence
à été faite à notre « bon vieux
père Hugo », ainsi à la forme de pardon lucide
auquel il nous invite, tout en n'oubliant pas, bien entendu, de rester
prudent et sur ses gardes. Voici le texte de son poème :
Après la bataille
Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié.
Et qui disait: " A boire! à boire par pitié ! "
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: " Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. "
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: "Caramba ! "
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
" Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père.
Victor HUGO (1802-1885)
Le troisième
volet de cette analyse est intitulé :
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Voir
aussi les chroniques Solidarité
:
Pourquoi
? Comment
? Les
challenges de l'humanitaire Solidarité Actions
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rubrique :
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